Cinq individus proches d'un groupe néo-nazi soupçonnés de planifier un attentat

La rédaction de LCI
Publié le 23 septembre 2021 à 21h53, mis à jour le 24 septembre 2021 à 23h43
Cinq individus proches d'un groupe néo-nazi soupçonnés de planifier un attentat

ATTENTAT - Cinq individus soupçonnés de préparer un attentat contre de multiples cibles, notamment des centres de vaccination, ont été arrêtées par la DGSI et placés en garde à vue. Elles ont ensuite été mises en examen vendredi.

Cinq hommes âgés de 23 à 58 ans ont été placés en garde à vue depuis mardi 21 septembre par les enquêteurs de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), selon les informations du journal Le Parisien confirmées par l'Agence France-Presse. Une commission rogatoire a été décidée par un juge antiterroriste chargé du dossier "Honneur & Nation", ouvert en février à l'encontre de ce groupe d'extrême-droite éponyme qui prétend lutter pour "la sauvegarde du patrimoine et des traditions face à la mondialisation et le capitalisme".  

Cette fois-ci, plusieurs membres du groupe auraient prévu une série d'actions violentes à l'explosif contre diverses cibles. Ils auraient notamment effectué des recherches sur le ministre de la Santé, Olivier Véran, plusieurs centres de vaccination ou encore une loge maçonnique en Moselle. 

Les cinq personnes ont finalement été mis en examen vendredi 24 septembre pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle", a-t-on appris de source judiciaire. Quatre ont été placés en détention provisoire, le cinquième qui a sollicité un débat différé, a été incarcéré provisoirement en attente de ce débat devant le juge des libertés et de la détention qui aura lieu le 30 septembre, a précisé la même source.

Des interpellations simultanées

Les interpellations ont eu lieu en mai dernier à la suite d'échanges entre les différents individus, notamment des recherches sur d'éventuels explosifs et des repérages. Ils ont été arrêtés de manière simultanée dans les départements des Hauts-de-Seine, de la Nièvre et en Charente-Maritime ainsi que dans deux prisons, où deux suspects étaient déjà détenus pour d'autres faits. 

En l'occurrence, toujours selon Le Parisien, ces deux derniers individus étaient derrière les barreaux depuis mai pour avoir participé à l’enlèvement, dans les Vosges, de la petite Mia, une fillette de 9 ans. Lors des perquisitions, à l'époque, un exemplaire de Mein Kampf et un t-shirt à l’effigie d’Adolf Hitler avaient été découverts.

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Parmi les trois autres suspects figure le fondateur de 29 ans du groupe "Honneur & Nation", Sébastien Dudognon, ancien secrétaire départemental en Corrèze du Front national de la jeunesse (FNJ). Ce dernier a d'ores et déjà été condamné en 2018 à trois mois de prison avec sursis après avoir publié sur Facebook une photo d’une femme blonde violée par un migrant. Les gardes à vue des cinq suspects doivent s'achever vendredi.

Ce n'est pas la première enquête liée à l'ultradroite ouverte en France. Depuis 2017, six enquêtes liées à des projets d'attentats liés à cette nébuleuse ont été ouvertes par le parquet antiterroriste. Pas plus tard que début avril, l'institution demandait un procès pour neuf membres d'un groupe surnommé "OAS", démantelé en 2017, qui soupçonné de vouloir s'en prendre à des musulmans ou à des personnalités telles que Christophe Castaner et Jean-Luc Mélenchon. Le procès en correctionnelle de six d'entre eux a débuté mardi.


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