L'attaque meurtrière à la préfecture de police de Paris

Manifestation interdite en soutien à Mickaël Harpon : la garde à vue de l'organisateur a été levée

La rédaction de LCI
Publié le 10 octobre 2019 à 17h15
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Source : TF1 Info

TERRORISME - Hadama Traoré, "candidat des banlieues" aux dernières élections européennes, souhaitait organiser un rassemblement de soutien à Mickaël Harpon ce jeudi 10 octobre devant son domicile de Gonesse (Val-d'Oise). Face à l'indignation, le rassemblement a été interdit. L'intéressé a été placé en garde à vue mercredi avant qu'elle ne soit levée ce jeudi.

"La manifestation prévue à Gonesse en soutien à l'assassin de la préfecture de police est une infamie et une insulte à la mémoire de nos policiers. Je me suis entretenu avec le préfet du Val-d'Oise : le rassemblement va être interdit." Dans un tweet publié ce mercredi aux alentours de 9h30, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner est venu clore la polémique. Depuis l'annonce d'un rassemblement de soutien à Mickaël Harpon ce jeudi 10 octobre, la classe politique réclamait unanimement son interdiction par la préfecture du Val-d'Oise. 

En effet, une semaine après l'attentat de la préfecture de police de Paris qui a fait quatre morts, une manifestation de soutien au tueur devait se dérouler devant son domicile de Gonesse (Val-d'Oise). C'est Hadama Traoré, "candidat des banlieues" lors des dernières élections européennes, qui en avait eu l'idée. D'après Le Figaro, qui a repéré ce rassemblement et a pu interroger son organisateur, ce dernier souhaitait "communiquer différemment sur Mickaël" qui "n'est pas un terroriste".

Mercredi soir il a été placé en garde à vue pour menaces et actes d'intimidation sur une personne exerçant une fonction publique ou d'utilité collective, menaces de crime contre les personnes et outrage. Selon nos informations, sa garde à vue a été levée dans le but de poursuivre l'enquête et notamment de permettre l'exploitation des données numériques.

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"Toutes les communautés persécutées, on va faire la guerre ensemble, aux politiques et aux médias. Et on commence ce jeudi", avait-il déclaré dans une vidéo publiée sur Facebook. S'il condamnait ce qu'avait fait le policier, il ajoutait : "La personne qui ose dire que Mickaël Harpon était un terroriste animé par des revendications religieuses, je lui traite sa mère et je lui crache à la gueule."

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"Il était discriminé parce qu'il était sourd"

"Il était discriminé parce qu'il était sourd. Ce contexte explique pourquoi il a craqué. Tous les faits que (les médias) donnent pour justifier son côté extrémiste auraient pu concerner les dix millions de Français de confession musulmane", avait déclaré Hadama Traoré auprès du Figaro

De nombreuses voix s'étaient élevées pour dénoncer cette manifestation. Le maire PS de Gonesse, Jean-Pierre Blazy, avait qualifié d"indigne pour la communauté musulmane de Gonesse et les victimes" ce rassemblement organisé par "un complotiste chevronné". Plusieurs parlementaires s'étaient également indignés, de tous bords politiques. 

Dans l'article du Figaro, Hadama Traoré avait assuré qu'il ne tiendrait pas compte de la décision de la préfecture de police. "Qu'ils nous l'autorisent ou pas, on y va !"

Le ministre de l'Intérieur a également "demandé à ce que les propos odieux tenus par son organisateur soient dénoncés au procureur de la République, sur le fondement de l’article 40 du code de procédure pénale".


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