Attaque à la Seyne-sur-Mer : "Je lui ai tenu les poignets pour récupérer ce fameux cutter"

La rédaction de LCI
Publié le 17 juin 2018 à 22h02
Attaque à la Seyne-sur-Mer : "Je lui ai tenu les poignets pour récupérer ce fameux cutter"

Source : BERTRAND LANGLOIS / AFP

FAIT DIVERS - Un témoin de l'attaque qui s'est déroulée ce dimanche matin dans un supermarché de la Seyne-sur-Mer a raconté à plusieurs médias le déroulement des faits.

Deux blessés. C'est le bilan ce dimanche soir à la Seyne-sur-Mer, après l'attaque au couteau qui s'est déroulée dans un supermarché en fin de matinée. Une scène à laquelle a assisté Sébastien, un témoin qui a relaté les événements à plusieurs médias.

Cet électricien de Saint-Mandrier passait en caisse au moment de l'attaque. C'est à ce moment-là qu'il a "vu un monsieur tomber au sol et une caissière se faire agresser". Le jeune homme et deux employés de Leclerc ont maîtrisé la jeune femme : "Je suis intervenu, je ne voulais pas que ça continue (...) je lui ai tenu les poignets pour récupérer ce fameux cutter", a-t-il témoigné.

La Seyne-sur-Mer : une femme blesse deux personnes au cutterSource : Sujet JT LCI
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"Elle ne savait pas ce qui lui arrivait"

L'auteure des coups de cutter, à la voix "très douce" selon Sébastien, "était paniquée, elle avait peur, elle ne savait pas ce qui lui arrivait (...) elle avait plus de force, plus rien..." "Pourquoi t'as fait ça?, je lui ai demandé. Elle a pas répondu", a raconté l'électricien. L'homme blessé "se tenait la cuisse, il était en sang et il a dit +elle a crié Allah akbar et elle m'a fait ça!, elle a pas nié, elle baissait la tête", a-t-il poursuivi.

Maîtrisée immédiatement après les faits, la jeune femme de 24 ans était encore entendue en garde à vue dimanche soir. L'auteure des coups de cutter, aux "troubles psychiatriques avérés", était inconnue des services de police pour radicalisation.  "Chez elle on n'a trouvé qu'un vieux Coran et un drapeau algérien, et l'ordinateur a été saisi", a informé le procureur de la République, Bernard Marchal. La perquisition de son studio d'un quartier résidentiel de Saint-Mandrier, à quelques kilomètres seulement du Leclerc, était bouclée dimanche soir. Le procureur a tenu à préciser que "contrairement à ce qui a été dit au début, elle ne portait pas de voile, mais une tunique noire sur un pantalon noir, et des lunettes noires". 


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