Attentat de Magnanville : Mohamed Lamine Aberouz condamné à la réclusion criminelle à perpétuité

Publié le 11 octobre 2023 à 18h38, mis à jour le 12 octobre 2023 à 1h10

Source : JT 20h Semaine

La cour d'assises spéciale de Paris a condamné ce mercredi Mohamed Lamine Aberouz à la réclusion criminelle à perpétuité assortie de 22 ans de sûreté.
Ce dernier était jugé depuis le 25 septembre pour complicité dans l'assassinat de Jean-Baptiste Salvaing et Jessica Schneider, policiers tués à leur domicile de Magnanville (Yvelines) le 13 juin 2016.
Son ami Larossi Abballa, auteur des faits, avait indiqué avoir agi au nom de l'État islamique avant d'être neutralisé.

Après deux semaines et demie d'audience et plus de huit heures de délibéré, la cour d'assises spéciale de Paris a rendu ce mercredi son verdict à l'encontre de Mohamed Lamine Aberouz, 30 ans. Jugé pour complicité d'assassinat sur personne dépositaire de l'autorité publique, complicité de séquestration de mineur et association de malfaiteurs terroriste criminelle, l'accusé a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité assortie de 22 ans de sûreté.

La cour d'assises spéciale de Paris a suivi à la lettre les réquisitions du ministère public. L'avocat général avait réclamé la peine maximale à l'encontre de l'accusé, proche du terroriste Larossi Aballa, qui n'a eu de cesse durant le procès de proclamer son innocence.

Dans la soirée du 13 juin 2016, Larossi Aballa avait assassiné au nom de l'État islamique Jessica Schneider, 36 ans, fonctionnaire de police au commissariat de Mantes-la-Jolie (Yvelines), et son compagnon, Jean-Baptiste Salvaing, 42 ans, commandant au commissariat des Mureaux, à leur domicile de Magnanville (Yvelines), en présence de leur enfant âgé à l'époque de trois ans.

L'accusé n'a cessé de clamer son innocence

"J'ai répondu à toutes les questions posées. J'ai accompli un travail considérable pour éclairer les zones d'ombre du dossier", avait déclaré mercredi matin Mohamed Lamine Aberouz depuis le box des accusés avant que la cour ne se retire pour délibérer. Réaffirmant son "innocence", il a ajouté à l'adresse de la cour que "ce n'est pas en condamnant un innocent que le crime sera réparé".

Aux familles des victimes, il a adressé "tout ce qui (lui) reste de compassion" après "des années d'isolement et de broyage" durant sa détention préventive depuis six ans. 


Aurélie SARROT

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