Attentat déjoué en France : un parc d'attraction et le 36, quai des Orfèvres parmi les "cibles potentielles"

Publié le 24 novembre 2016 à 19h00
Attentat déjoué en France : un parc d'attraction et le 36, quai des Orfèvres parmi les "cibles potentielles"

Source : NICOLAS MESSYASZ/SIPA

TERRORISME - Selon nos informations, l'exploitation du matériel informatique saisi chez les Strasbourgeois arrêtés ce week-end dans le cadre d'une enquête antiterroriste a été fructueuse. Les policiers ont relevé des recherches Internet sur ce qu'ils considèrent être des "cibles potentielles". Parmi elles, un parc d'attraction situé en région parisienne et le 36, quai des Orfèvres.

On en sait plus sur les "cibles potentielles" que visait le commando interpellé le week-end dernier à Strasbourg et Marseille. Les premiers éléments de l'enquête, récupérés grâce au matériel informatique et aux téléphones des suspects, ont parlé. Ainsi, un parc d'attraction situé en région parisienne, le 36 quai des Orfèvres, basé en plein coeur de Paris, et le siège de la DGSI à Levallois-Perret, figurent parmi les lieux sur lesquels les sept individus ont effectué des recherches sur Internet. 

Selon nos informations, au "36", le dispositif de sécurité a d'ailleurs été réhaussé en conséquence. Les cinq individus interpellés devraient quant-à-eux être déférés ce vendredi devant le parquet anti-terroriste, avant d’être mis en examen et très certainement incarcérés. Une conférence de presse de François Molins -Procureur de la République de Paris - devrait également se tenir en fin de matinée.

Des suspects aux versions divergeantes

Si les cinq suspects se montrent diserts en garde à vue, les versions de chacun divergent. Seul l'un d'entre eux, H.M, 37 ans  a pour l'heure reconnu que ce commando était en train de préparer un projet d'attaque, a indiqué à LCI une source proche de l'enquête, confirmant une information d'iTELE. Interpellé à Strasbourg, ce dernier jure qu’il ne comptait pas passer à l’action. H.M étant le seul à évoquer les cibles DGSI, le  "36"» et les Champs-Elysées.

D'après nos informations, H.M a évoqué le nom de son commanditaire, un certain "Abu Ali", avec lequel il échangeait uniquement sur le réseau téléphonique Skype. Avec ses complices, il devait prendre un train le 29 novembre pour récupérer un stock d’armes caché dans le Val-d’Oise. Sur la clef USB de son complice - Y.B. , 37 ans et interpellé lui aussi à Strasbourg - les enquêteurs ont retrouvé les coordonnées GPS et tout le cheminement pour se rendre jusqu’à la cache d’armes. C’est semble t-il sur le téléphone portable et l’ordinateur portable de Y.B. qu’ont été faites toutes les recherches sur Google concernant d'éventuelles cibles potentielles (bar du XXème, Disneyland, lieux de culte…).

Des armes saisies

Arrêtés dans la nuit de samedi à dimanche à Strasbourg, les quatre individus âgés de 35 à 37 ans sont toujours en garde à vue. Celle-ci peut durer jusqu'à jeudi puis être renouvellée deux fois 24 heures. Tout comme celle d'un cinquième suspect arrêté à Marseille. Deux armes de poing, un pistolet automatique, un pistolet mitrailleur ainsi que de la propagande djihadiste ont été trouvés lors des perquisitions.

ANIMATEUR SCOLAIRE PROJET ATTENTAT STRASBOURGSource : Sujet JT LCI
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La rédaction de TF1info

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