Attentats de Bruxelles : le procès s'est ouvert en présence de Salah Abdeslam

Publié le 30 novembre 2022 à 12h36
Cette vidéo n'est plus disponible

Source : JT 20h WE

Le procès des attentats commis en mars 2016 à Bruxelles s'est ouvert ce mercredi dans la capitale belge.
Neuf accusés comparaissent, dont Salah Abdeslam.
Un dixième homme, Oussama Atar, est jugé par défaut car présumé mort en Syrie.

"Abdeslam Salah, 33 ans, électromécanicien". Le procès des attentats de 2016 à Bruxelles s'est ouvert ce mercredi 30 novembre dans la capitale belge, en présence du djihadiste français déjà condamné à la perpétuité incompressible en France pour les attaques du 13 novembre 2015. Salah Abdeslam, barbe fournie et gros pull foncé, s'est contenté de décliner son identité à la demande de la présidente de la cour d'assises, lorsque l'audience s'est ouverte, un peu avant 10h ce matin.

Ils sont neuf accusés à ce procès, dont sept dans le box et deux qui comparaissant libres. Un dixième homme, Oussama Atar, est jugé par défaut car présumé mort en Syrie.  Un seul accusé, le Suédois d'origine syrienne Osama Krayem, a refusé de se lever lors de l'appel et de prononcer le moindre mot à l'adresse de la cour.

Des jurés et pas une cour d'assises spéciale

Cette première journée est consacrée à l'appel des citoyens qui formeront le jury. Car à l'inverse de la France, où les accusés sont soumis à une cour d'assises spéciale (uniquement composée de magistrats), les crimes "terroristes" sont encore jugés en Belgique par 12 citoyens tirés au sort pour assister trois magistrats professionnels. Exceptionnellement, 36 sièges seront réservés à ce jury pour l'intégralité des débats : il y aura 12 jurés titulaires et 24 suppléants susceptibles de pallier d'éventuelles absences.

La désignation de 36 jurés est inédite en Belgique. L'objectif est de respecter absolument ce nombre de 12 citoyens pour assister les trois magistrats au moment de délibérer sur le verdict. Sous peine de devoir invalider toute la procédure.
L'équipement initialement prévu, un box compartimenté en cellules individuelles vitrées, avait suscité un tollé du côté de la défense. Il a dû être démonté et remplacé, ce qui a entraîné un retard de près deux mois.

Par précaution, face au risque d'un nombre élevé de dispenses (déjà 339 avant le procès), environ 600 citoyens ont été convoqués mercredi pour le tirage au sort, selon la cour d'appel. Après la formation du jury, prévue sur une seule journée, les débats doivent débuter lundi prochain.

Lire aussi

Les attentats-suicides de Bruxelles, perpétrés par la cellule djihadiste déjà à l'origine des attaques du 13 novembre 2015 à Paris (130 morts), avaient fait 32 morts et des centaines de blessés le 22 mars 2016 à l'aéroport et dans le métro de Bruxelles. Ce sont les pires attaques subies par la Belgique en temps de paix, et six ans et demi après, le procès s'annonce comme le plus grand jamais organisé devant une cour d'assises belge.

Revendiqués par le groupe djihadiste État islamique (EI), ces attentats ont été perpétrés quatre jours après l'arrestation - le 18 mars à Molenbeek, une commune de la région de Bruxelles-Capitale - de Salah Abdeslam, seul membre encore en vie des commandos parisiens de novembre 2015. Les enquêteurs ont rapidement conclu qu'un seul et même groupe était derrière ces actes.

Au total, 6 des 10 accusés ont déjà été condamnés, la plupart très lourdement, dans le procès-fleuve, achevé en juin à Paris, portant sur le 13 novembre 2015.


La rédaction de TF1info

Tout
TF1 Info