ENQUÊTE - Le Belge Yassine Atar, poursuivi pour sa participation à la préparation des attentats qui ont ensanglanté Paris à l'automne 2015, a été remis à la France et mis en examen, mardi 5 juin.

Le Belge Yassine Atar, remis à la France par la Belgique, mardi 5 juin, a été mis en examen et écroué pour sa participation à la préparation des attentats djihadistes du 13 novembre 2015, a annoncé le parquet de Paris à l'AFP, ce mardi. Arrêté en mars 2016 en Belgique, Yassine Atar, 31 ans a été mis en examen pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle", et pour des "complicités" de séquestration, d'assassinats et de tentatives d'assassinats terroristes en bande organisée.

Il est également poursuivi pour la fabrication d'explosifs et la détention et le transport d'armes, a ajouté le parquet. Yassin Atar est soupçonné d'avoir eu entre les mains la clé d'une planque de la cellule djihadiste dans la commune bruxelloise de Schaerbeek. Un endroit stratégique, puisque c'est là qu'avaient été fabriquées les ceintures explosives utilisées à Paris, mais aussi à cet endroit, entre autres, que s'était réfugié Salah Abdeslam, seul survivant du commando qui a perpétré les attentats.

L'enquête a établi la grande proximité de Yassine Atar, qui clame son innocence, avec Ibrahim El Bakraoui ainsi qu'avec Mohamed Bakkali. Arrêté fin novembre 2015 à Bruxelles, ce dernier est mis en examen et écroué en France depuis fin janvier, pour sa responsabilité dans les attentats du 13-Novembre et dans l'attaque avortée du Thalys de 2015, attribués à la même cellule djihadiste.

Yassine Atar, qui a été inculpé en juin 2017 dans le volet belge de l'enquête pour "assassinats terroristes" et "participation aux 

activités d'un groupe terroriste en qualité de dirigeant". Son frère, Oussama Atar, est connu des services de police et de renseignements comme un vétéran du djihad, soupçonné d'avoir piloté les attaques deu 13 novembre depuis la Syrie, sans jamais être interpellé.


La rédaction de TF1info avec AFP

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