Deux enfants de 6 et 11 ans ont été légèrement blessés ce jeudi lors d'une agression au couteau à proximité de leur école à Souffelweyersheim (Bas-Rhin).
Les jeunes victimes ont été prises en charge par les secours en urgence relative.
Un suspect a été interpellé.

Selon nos informations, le motif terroriste est pour l'heure écarté. Deux enfants de 6 et 11 ans ont été légèrement blessés lors d'une agression au couteau à proximité de leur école à Souffelweyersheim (Bas-Rhin), près de Strasbourg, ce jeudi 18 avril. Les faits se sont produits en début d'après-midi : selon la gendarmerie, l'enfant de 11 ans a été blessé au couteau devant l'école, et l'autre a été poignardé dans un square à proximité. 

Présentant des "blessures superficielles", les enfants ont été hospitalisés en urgence pédiatrique. Toutefois, une adolescente de 14 ans, élève du collège des sept Ardents de Souffelweyersheim, a dû être hospitalisée dans un état grave, après avoir fait un arrêt cardiaque lors du confinement de l'ensemble des élèves, peut-on lire dans le communiqué du procureur de Strasbourg. 

L'assaillant, lui, a été interpellé peu après 14H15 dans le square. Selon la gendarmerie, l'homme né en 1994 n’est "pas connu des services", et ses motivations "ne semblent pas en lien avec une radicalisation". Sans antécédents judiciaires au casier, le mis en cause présente des fragilités psychiatriques d'après les premiers éléments recueillis, précise le procureur. 

On nous a dit de nous mettre sous la table et d'attendre
Aude (9 ans), élève de CE2

Les enfants ont été confinés un temps dans l'école, tandis que plusieurs véhicules des pompiers et des forces de l'ordre ont pris position devant l'établissement. "J'étais au fond de la cour, on nous a dit de rentrer en classe le plus rapidement possible, de nous mettre sous la table et d'attendre qu'il soit arrêté et qu'on ait le feu vert pour ressortir", a raconté Aude, 9 ans, élève de CE2. 

L'enquête ouverte des chefs de "tentatives d'homicides volontaires sur mineurs de 15 ans" a été confiée à la Brigade des recherches de la Gendarmerie de Strasbourg. Les motivations du principal suspect demeurent inconnues à ce stade, "celui-ci mettant en avant son état de santé mentale", détaille le procureur. 


Marie TERANNE

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