Le chef étoilé Aurélien Largeau a dû quitter ses fonctions au sein de l'Hôtel du Palais, à Biarritz, après des informations faisant état d'un bizutage auquel il aurait assisté au sein de l'établissement.
Des accusations que le cuisinier a "formellement" démenties jeudi, évoquant "des faits mensongers et diffamatoires".
Interrogé par TF1/LCI, le jeune commis au centre de l'affaire réfute lui aussi toute humiliation à son encontre et affirme avoir lui-même "orchestré" cette "plaisanterie".

Il sort du silence après avoir quitté précipitamment les cuisines du prestigieux Hôtel du Palais, à Biarritz. Le chef étoilé Aurélien Largeau, recruté en 2020 par l'hôtel cinq étoiles, a rendu son tablier dans un contexte particulier. Ce détenteur d'une étoile au guide Michelin aurait assisté, le 2 décembre dernier, à un "bizutage humiliant" d'un commis de cuisine, selon les informations Sud-Ouest confirmées à TF1/LCI. Démis de ses fonctions, Aurélien Largeau a réagi jeudi aux accusations auprès de France Bleu Pays Basque

"Je tiens à démentir formellement les allégations portées à mon encontre, par plusieurs médias", a-t-il souligné, ajoutant "que les faits rapportés ne reflètent en rien la réalité". Selon Sud-Ouest, le commis aurait été attaché nu à une chaise, une pomme dans la bouche et une carotte dans les fesses, un élément qui n'a pas été confirmé à ce stade des investigations. Contacté par TF1/LCI, le jeune homme réfute lui aussi tout bizutage. "C'était une plaisanterie orchestrée par moi-même pendant ma soirée de départ", nous assure-t-il.

"Jamais je ne m'associerai à de tels comportements"

Ciblant l'enquête de Sud-Ouest, le chef étoilé a évoqué "une atteinte à [son] honneur, rapportant des faits mensongers et diffamatoires au sujet d’un prétendu 'bizutage humiliant d’un commis de cuisine'". Aurélien Largeau a poursuivi en assurant "condamner évidemment toute forme de maltraitance, bizutage ou humiliation au sein des brigades et plus largement". "Jamais je ne m'associerai à de tels comportements", a-t-il garanti.

Le cuisinier de 31 ans s'est par ailleurs dit "dévasté par les atteintes portées à mon image et mon honneur, allègrement relayées par des médias peu soucieux de la véracité des informations qu’ils diffusent". Désormais, il compte préparer sa défense avec ses avocats afin de "faire cesser la diffamation dont [il est] victime".

Le parquet de Bayonne, qui n'a été saisi d'aucune plainte à ce stade, a ouvert à son initiative une enquête préliminaire des chefs d'agression sexuelle et de violences, a indiqué à l'AFP le procureur Jérôme Bourrier.


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