Blois : frappée par son ex-conjoint deux heures après avoir alerté la police, une jeune femme dans le coma

Publié le 20 décembre 2022 à 11h18, mis à jour le 21 décembre 2022 à 9h13

Source : JT 20h Semaine

Une jeune femme âgée de 24 ans est entre la vie et la mort depuis le 13 décembre après avoir été tabassée par son ancien compagnon.
Deux heures avant ces violences, elle était pourtant allée au commissariat pour donner l'alerte.
Les fonctionnaires l'avaient alors invitée à revenir... le lendemain.

Si les forces de l'ordre l'avaient écoutée, le pire ne serait peut-être pas arrivé. L'IGPN a été saisie après la violente agression d'une jeune femme par son ancien compagnon à Blois, mardi 13 décembre. La victime se trouve depuis dans le coma. Deux heures avant les faits, elle s'était pourtant rendue au commissariat de Blois mais avait été invitée à revenir plus tard. Puis vers 19h, la jeune femme avait été retrouvée inconsciente dans le hall d'un immeuble par les policiers, prévenus par des témoins.

Dans un communiqué, le préfet du Loir-et-Cher, François Pesneau, précise avoir saisi l'IGPN "afin de connaître précisément les conditions dans lesquelles la victime avait été, peu de temps avant les faits, accueillie au commissariat de Blois et invitée à se représenter le lendemain". "Le jour des faits, vers 17h, elle s’était présentée à l'accueil du commissariat de police de Blois et (...) avait été invitée à se représenter le lendemain", a confirmé aux médias la procureure de la République de Blois, Charlotte Beluet. 

Une relation débutée en août dernier

L'examen médicolégal pratiqué sur la victime a relevé "un traumatisme cranio-facial grave avec des lésions hémorragiques cérébrales majeures". "Une incapacité totale de travail de 120 jours, sous réserve de l'évolution neurologique incertaine, était fixée", précise le parquet.  Le pronostic vital était engagé dès mercredi et son pronostic neurologique a été qualifié de "sombre" dans un communiqué du parquet. 

Selon les auditions de l'entourage, la relation entre la victime et son ancien compagnon avait débuté en août avant que la jeune femme ne décide d'y mettre fin début décembre, "ayant fait part (...) de violence, de menace et de harcèlement, faits pour lesquels elle avait préparé un dossier afin de déposer plainte". "Elle avait notamment changé de téléphone (...) pour mettre fin aux agissements de son ancien compagnon et elle avait récemment subi un avortement", a précisé la magistrate.

L'homme en question, âgé de 27 ans et "connu de la justice (...) pour des faits de violences", a été interpellé jeudi à 6h30 du matin à Plaisir (Yvelines) sur mandat de recherche du parquet de Blois et immédiatement placé en garde à vue. 

Lors de ses auditions, il a indiqué qu'il voulait avoir des explications, notamment sur la rupture, la perte de l'enfant et la publication d'une photo sur les réseaux sociaux. Il a reconnu avoir 'violemment' tiré en arrière son ancienne compagne vers le hall d'entrée, la faisant tomber au sol, puis lui avoir donné plusieurs coups de pied 'd’écrasement' dans la tête. Il a notamment déclaré qu’à la suite de la rupture et l’avortement décidés par celle-ci, il était 'dans l’esprit, tu m’as fait du mal je te fais du mal' et que 'foutu pour foutu', il avait 'vrillé'. Il a contesté avoir eu l'intention de tuer son ancienne compagne.

Le jeune homme a été placé en détention provisoire dans le cadre d’une information judiciaire ouverte pour tentative de meurtre. 


La rédaction de TF1info

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