Bois d'Arcy : la prison rend son arme factice au braqueur, il récidive aussitôt

La rédaction de LCI
Publié le 23 avril 2018 à 11h54
Bois d'Arcy : la prison rend son arme factice au braqueur, il récidive aussitôt

Source : AFP

FAIT DIVERS - Selon Le Point, l'administration pénitentiaire de Bois d'Arcy a restitué un pistolet factice à un braqueur à sa sortie de détention. Qui a récidivé dans la foulée.

C’est une histoire rocambolesque que relatent nos confrères du Point ce lundi. Tout débute le 28 mars dernier lorsqu’un homme de 45 ans, très défavorablement connu des services de police pour une vingtaine de braquages, est arrêté à Marseille (Bouches-du-Rhône). Alexandre C. fait en effet l’objet d’un mandat de recherche pour de nouveaux vols à main armée à Versailles (Yvelines). Au cours de sa garde à vue, l’homme va livrer un récit surprenant de ses faits d'arme : des braquages avec une arme de poing factice qui lui aurait été restituée à sa sortie de prison de Bois d’Arcy...  

Ainsi, relate celui qui est décrit comme un toxicomane, alors qu’il est placé sous le régime de semi-liberté, il braque une pharmacie de Versailles avec une arme factice le 6 mai 2017 juste avant de regagner la maison d'arrêt de Versailles où il finit de purger sa peine. Et dépose tout bonnement son arme et son butin dans... le casier individuel de la prison. Un casier réservé aux détenus soumis au régime de semi-liberté et ne faisant l'objet d'aucun contrôle de l'administration pénitentiaire, explique le Point. 

Il récidive aussitôt

Un régime auquel il sera mis fin à partir du 23 mai 2017, l'homme se faisant pincer pour un vol à l’étalage à Guyancourt. Il est alors incarcéré à la maison d’arrêt de Bois d’Arcy. Le 17 février dernier, il recouvre la liberté et son matériel de braquage. Le journal explique en effet que la prison lui restitue le pistolet factice au moment de sa sortie... Trois jours après, le multirécidiviste sévit à nouveau dans une enseigne Picard puis une pharmacie de Versailles. 

Si les enquêteurs de la sûreté départementale des Yvelines ont d’abord cru que l’homme était un affabulateur, ils ont dû se rendre à l'évidence : après vérifications, l'homme disait vrai. Il sera jugé le 19 mai prochain par le tribunal de grande instance de Versailles. 


La rédaction de LCI

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