INFO METRONEWS - Le montant du préjudice du spectaculaire braquage chez Chopard est estimé à plusieurs millions d'euros. Une semaine après le vol à main armée qui a visé le joaillier de luxe à quelques pas du ministère de la Justice, metronews fait le point sur l'enquête.

Un butin qui se chiffre à plusieurs millions d'euros. Selon nos informations, le montant du préjudice du braquage à la grenade à la bijouterie Chopard, le 1er mars, est estimé entre 4 et 6 millions d'euros. Ce qui en ferait l'un des plus importants vols à main armée à Paris depuis 2010. Les deux malfaiteurs qui ont exhibé une arme de poing et une grenade sont repartis avec près de trente pièces, principalement des montres, des pierres et des parures. Un des colliers dérobés est estimé à lui seul à 600.000 euros. Une source judiciaire, contactée par metronews, avance un chiffre de 4 millions d'euros à la revente. Une source policière de 6 millions d'euros. Sollicitée par metronews, la PJ parisienne n'a pas souhaité apporter de "précisions sur une enquête en cours".

Les deux hommes qui ont fait irruption dans le magasin, Place Vendôme, ont-ils agi seuls? Une semaine après le braquage, les enquêteurs de la brigade de répression du banditisme (BRB) s'interrogent sur la présence d'une femme à l'extérieur de l'établissement pendant le casse. Son rôle ? Elle aurait fait le guet pour prévenir les deux braqueurs d’une éventuelle arrivée de la police. "On pense qu'elle est venue une semaine avant pour faire des repérages", précise à metronews une source proche de l'enquête.

En 2009, un braquage à 6,6 millions d'euros

L’enseigne, située à deux pas du ministère de la justice, a été braquée mardi dernier en pleine journée, au beau milieu de Paris. Un premier homme, bien habillé, est entré dans la bijouterie avant de menacer le personnel avec une arme de poing et de faire entrer son complice. Ce dernier a alors brandi une grenade avant d’empocher le contenu d’une des vitrines de la bijouterie de luxe. Les deux individus, à visage découvert, sont repartis à pied.

En 2009, la même bijouterie avait été braquée par un individu solitaire, vêtu d'un costume et d'un chapeau de borsalino. Avec une arme de poing, il avait menacé les employés avant de repartir avec douze bijoux de la vitrine. Pour un montant total évalué à 6,6 millions d'euros.

Manque de véhicules "police secours" dans l'hyper-centre de Paris

Selon des policiers, ce braquage, en plein état d'urgence, aurait pu être évité. Ou a minima, une patrouille de police présente dans le quartier aurait pu dissuader les braqueurs. "Mais la patrouille de police qui était implantée a été supprimée le 16 février", regrette Laurent Arnaudas, délégué départemental du syndicat Unsa-Police. Soit 15 jours avant le braquage chez Chopard. Le policier pointe par ailleurs le manque d'effectifs et "l'absence récurrente de véhicules police secours" dans le 1er district. Dans l'hyper-centre de Paris (1er, 2e, 3e et 4e arrondissements), les policiers sont principalement affectés à la surveillance de bâtiments jugés sensibles, dans le cadre de l'état d'urgence.

Ce qui fragiliserait la protection des commerces de proximité. La semaine dernière, quatre pharmacies ont d'ailleurs été la cible de vols à main armée dans ces arrondissements du centre parisien. Selon nos informations, les policiers soupçonnent un seul et même individu d'être l'auteur de ces braquages. L'homme a été aperçu à plusieurs reprises au volant d'un scooter dans les quartiers visés, quelques minutes avant les faits.

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William MOLINIE

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