Samedi 18 mai, au matin, le joaillier Harry Winston situé sur la prestigieuse avenue Montaigne a été la cible d'une bande de braqueurs.
Trois ou quatre malfaiteurs, lourdement armés, ont fait main basse sur de nombreux bijoux avant de prendre la fuite.
Le préjudice, qui dépasse "plusieurs millions d'euros" selon le procureur, est en cours d'évaluation.

Une attaque de quelques minutes et une fortune dans la nature. Samedi, vers 11h40, au moins 3 personnes ont forcé à l'aide d'un deux-roues l’entrée du joaillier Harry Winston situé au 29 avenue Montaigne, à deux pas des Champs-Élysées, dans le très chic 8ᵉ arrondissement. 

Une fois à l'intérieur de la boutique où se trouvaient un client et plusieurs employés, ils ont dérobé les bijoux de plusieurs vitrines, pendant que l’un d’eux faisait le guet muni d’une arme longue, comme cela a été filmé par des voisins de la boutique. "Contrairement à ce qui a été évoqué, il n’est à ce stade pas établi qu’un coup de feu ait été tiré", précise le parquet de Paris ce dimanche aux médias alors qu'un tir "de dissuasion" avait été évoqué samedi par une source policière. Selon les éléments du parquet, "les malfaiteurs sont ensuite repartis en pointant leur arme en direction des effectifs de police qui ont dû mettre un terme à leur poursuite".

Le nombre de bijoux volés n'a pas été dévoilé, mais vingt-quatre heures après les faits, "le préjudice, en cours d’évaluation, est de plusieurs millions d’euros", révèle le parquet. 

Les malfaiteurs toujours recherchés

Les braqueurs, qui ont pris la fuite à bord de leurs deux-roues, étaient toujours recherchés ce dimanche. 

Dès samedi, le parquet de Paris avait ouvert une enquête pour "vol à main armée en bande organisée", "détention d’arme", "violences en réunion", "association de malfaiteurs".  Les investigations ont été confiées à la BRB (Brigade de Répression du Banditisme, de la police judiciaire parisienne). 

De nombreuses constatations et relevés ont été réalisés sur les lieux des faits depuis le braquage. De très nombreuses vidéos, tournées avec des caméras de vidéosurveillance ou par des témoins, portables à la main, sont en cours d'exploitation. 


Aurélie SARROT

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