Cannes : l'homme qui a menacé un commerçant avec un couteau hospitalisé de force

Publié le 20 octobre 2023 à 13h01

Source : Sujet TF1 Info

Mercredi soir à Cannes, un employé d’un centre de contrôle technique a appelé la police, indiquant avoir été menacé avec un couteau par un individu criant "Allah Akbar".
Un suspect, porteur d'un couteau, a été interpellé dans la foulée.
Après quelques heures de garde à vue, ce dernier a été hospitalisé de force ce jeudi.

"À Cannes, les courageux policiers de la BAC viennent d’interpeller un homme très dangereux, porteur d’un couteau, qui avait voulu s’en prendre à un individu. Merci à eux : ils ont évité le pire" : c'est par ce message posté sur le réseau social X que le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin avait alerté mercredi la population sur cette affaire, survenue cinq jours après l'attaque au couteau d'Arras.

Ce jour-là, à 19h50, un employé d’un centre de contrôle technique avait composé le 17 pour signaler qu'il venait d'être menacé par un homme muni d'un couteau criant "Allah Akbar". Interpellé et placé en garde à vue pour "apologie du terrorisme et de violences avec arme sans incapacité totale de travail", le suspect a nié les faits face aux enquêteurs. 

"Un examen psychiatrique a été diligenté et a conclu à une altération de son discernement", a fait savoir le parquet de Grasse jeudi soir. L'individu a fait l'objet d'une "hospitalisation immédiate sans consentement", précise-t-il dans un communiqué. "L’enquête judiciaire se poursuit actuellement pour permettre notamment l’exploitation des caméras de vidéosurveillance du lieu des faits."

"Un emballement médiatique et politique assez grotesque"

Dès jeudi, en réponse aux propos de Gérald Darmanin, le maire (LR) de Cannes, David Lisnard, a dénoncé un "emballement médiatique et politique assez grotesque avec de nombreuses interprétations sensationnelles" autour de cette affaire. 

Alors qu'une source policière avait indiqué dans un premier temps que les faits s'étaient déroulés "devant" une synagogue, l'édile a apporté davantage de précisions dans la soirée. "Le site est à 20 m de la gare, 50 m du lycée, 100 m du commissariat, 200 m de la synagogue", a-t-il souligné, estimant que "le lien avec la synagogue [était] à ce stade une extrapolation".

"Après plusieurs vérifications grâce notamment aux images du CPU (vidéo protection) municipal (...), je peux vous indiquer que nous voyons une altercation (...) sans échange de coups", a ajouté David Lisnard. "Le mis en cause serait en situation irrégulière, aurait un tapis de prière et d’après le plaignant crié Allahu akbar en brandissant un couteau. Ces éléments seront précisés, confirmés ou infirmés par l’autorité judiciaire."


Aurélie SARROT

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