"Change ton discours sur Crépol ou je fais un attentat" : la maire de Romans-sur-Isère de nouveau menacée

par M.T avec AFP
Publié le 8 décembre 2023 à 18h40

Source : TF1 Info

Un mail anonyme a été adressé ce vendredi 8 décembre à Marie-Hélène Thoraval, qui a porté plainte.
La maire de Romans-sur-Isère avait déjà reçu des menaces de mort.
C'est dans sa commune qu'était scolarisé le jeune Thomas, tué à Crépol (Drome), dans la nuit de samedi 18 à dimanche 19 novembre.

De nouvelles menaces. Ce vendredi 8 décembre, la maire de Romans-sur-Isère (Drôme), Marie-Hélène Thoraval, a reçu un nouveau message. "Change ton discours sur Crépol ou je fais un attentat dans la mairie", peut-on lire dans un mail reçu dans la matinée, que plusieurs médias ont pu consulter. Une menace prise très au sérieux par les forces de l’ordre, qui ont confirmé la menace. "Je garde mon sang-froid et ça ne renforce que ma détermination à dire une vérité qui de toute évidence dérange", a réagi Marie-Hélène Thoraval auprès du Dauphiné Libéré.

Un homme déjà condamné pour "outrages"

Le tribunal de Valence a condamné, mercredi 6 décembre, un individu à huit mois de prison ferme pour "outrages par paroles ou menaces" à l'encontre de la maire de Romans-sur-Isère. Marie-Hélène Thoraval avait reçu des messages d'intimidation après ses prises de paroles liées à la mort du jeune Thomas, dans la nuit du samedi 18 à dimanche 19 novembre, tué au couteau lors d'une bagarre en marge d'un bal de village. Sept jours plus tôt, la maire de Romans-sur-Isère, où était scolarisé le jeune Thomas, avait déposé plainte après avoir reçu des menaces par téléphone et sur les réseaux sociaux.

Plus précisément, elle affirmait avoir reçu des menaces en "deux temps", avec, d'abord, deux appels anonymes à la mairie et des messages. L'homme, "titulaire d'une allocation adulte handicapé" et déjà condamné à de multiples reprises, avait notamment demandé : "Madame la maire a-t-elle une kalash chez elle ? Vous l'avez entendue à la radio c'est une facho. Est-ce qu'elle a des gardes du corps arabes ?". C'est ainsi pour ces faits que l'homme, originaire du Pas-de-Calais, comparaissait devant le tribunal.

Dans un second temps, l'élue avait indiqué avoir reçu des menaces sur son compte Instagram, avec "une menace de mort m'annonçant que j'allais être décapitée et qu'on jonglerait avec mon crâne", avait-elle ajouté. À ce sujet, le parquet a indiqué que si d'abord "l'enquête portait aussi sur les éléments de menace de mort sur Instagram, les délais de réponse de ce média social aux réquisitions judiciaires ne permettaient pas" d'incriminer l'individu dans les temps de la garde à vue. Une enquête disjointe est en cours pour ces menaces. 


M.T avec AFP

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