Charlie Hebdo : enquête ouverte après un piratage informatique

S.M avec AFP
Publié le 6 janvier 2023 à 7h24

Source : TF1 Info

Près de huit ans après les attentats de 2015 et alors que le journal est au cœur d'une polémique diplomatique avec l'Iran, Charlie Hebdo a subi un piratage informatique.
La boutique en ligne du journal ainsi que la page d’accueil ont été piratées.
Des données personnelles "seraient en vente", selon les premiers éléments de l'enquête.

À ce stade, "aucune revendication significative" n'a eu lieu. Une enquête a été ouverte, jeudi 5 janvier, suite à une plainte de l'hebdomadaire Charlie Hebdo concernant un piratage dont son site a fait l'objet, a appris l'AFP auprès du parquet de Paris, confirmant une information d'Europe 1. 

"Une enquête a été ouverte ce jour des chefs d'accès frauduleux à un système de traitement automatisé de données" mais aussi maintien frauduleux, introduction de données, modification frauduleuse de données, extraction frauduleuse de données et entrave au fonctionnement d'un tel système, a précisé le ministère public. Ce piratage intervient huit ans presque jour pour jour après les attentats qui ont décimé la rédaction de Charlie Hebdo et alors que le journal se retrouve au cœur d'une polémique diplomatique après la publication, mercredi, de caricatures sur le régime iranien jugées insultantes par Téhéran. 

Des données personnelles de "plusieurs milliers d'abonnés" en vente ?

De même source, les investigations ont été confiées aux policiers du renseignement intérieur (DGSI) et de l'Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l'information et de la communication. Selon une source proche du dossier, il y a eu une "attaque du site internet commercial et une défiguration de la page d'accueil", mais sans "aucune revendication significative" à ce stade. "L'enquête démarre", a-t-on ajouté.

"Des données seraient en vente, cela doit être vérifié", a aussi indiqué cette source, alors qu'Europe 1 évoque notamment des informations personnelles concernant "plusieurs milliers d'abonnés". Jeudi après-midi, le site internet de l'hebdomadaire satirique était accessible, mais pas sa boutique.


S.M avec AFP

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