Claude Guéant fixé le 7 février sur sa demande de remise en liberté

La rédaction de LCI
Publié le 19 janvier 2022 à 16h25
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Source : JT 20h Semaine

JUSTICE - La décision sur la demande de remise en liberté de Claude Guéant a été mise en délibéré au 7 février, a indiqué mercredi le parquet de Paris. L'ancien ministre, 77 ans, a été incarcéré le 13 décembre dans l'affaire des primes en liquide du ministère de l'Intérieur.

Claude Guéant va devoir encore patienter. L'ancien ministre de l'Intérieur, qui a fait une demande de remise en liberté, sera fixé le 7 février prochain, a appris LCI d'une source proche du dossier. Il a été incarcéré le 13 décembre à la prison de la Santé, la justice ayant estimé qu'il ne réglait pas dans les temps les sommes qu'il a été condamné à payer dans l'affaire des primes en liquide du ministère de l'Intérieur.

Dans cette affaire, l'ancien bras droit de Nicolas Sarkozy avait été condamné le 23 janvier 2017 en appel à deux ans d'emprisonnement dont un an avec sursis probatoire et 75.000 euros d'amende.

Claude Guéant a "totalement payé" sa dette "depuis un mois"

Il purgeait cette peine - devenue définitive deux ans plus tard après le rejet de son pourvoi en cassation - sous le régime de la liberté conditionnelle. Début novembre cependant, la cour d'appel de Paris avait révoqué une partie de son sursis (3 mois) et de sa liberté conditionnelle (6 mois), estimant que Claude Guéant ne réalisait pas les versements nécessaires pour payer l'amende et les dommages et intérêts qu'il s'était vu infliger. C'est en exécution de ces décisions que Claude Guéant a été placé sous écrou, pour neuf mois, avait précisé à l'AFP Me Bouchez El-Ghozi, son avocat.

L'ex-bras droit de Nicolas Sarkozy a "totalement payé" sa dette "depuis un mois" via des prêts consentis par ses proches et sa "situation de santé (ne) peut que se dégrader, au regard de la triple pathologie" dont il souffre, a fait ce mercredi valoir son conseil Me Philippe Bouchez El Ghozi.

Avant de l'envoyer en prison, ce passé judiciaire a entraîné une réouverture, rarissime, des débats, plus de trois semaines après la fin du procès dit des sondages de l'Élysée. Ce jour-là, le parquet national financier (PNF) a en outre alourdi ses réquisitions contre lui. Claude Guéant ne "respecte pas les décisions de justice" et a un comportement "indigne" de sa carrière de grand commis de l'État, a tancé le 3 décembre le procureur, demandant non plus six mois, mais un an d'emprisonnement ferme, ainsi que 10.000 euros d'amende, pour favoritisme et détournement de fonds publics par négligence.


La rédaction de LCI

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