Comment les autorités vont sécuriser l'Euro 2016

WILLIAM MOLINIÉ
Publié le 27 janvier 2016 à 16h03
Comment les autorités vont sécuriser l'Euro 2016

SECURITE - Des policiers dans les stades, des fans zones sécurisées, la possibilité de contrôles aux frontières, des CRS des plages en renfort... Le ministère de l’Intérieur a envoyé ses instructions pour que les préfets organisent dès maintenant la sécurité de l’Euro 2016 dans un contexte de menace terroriste. Metronews fait le point.


 Des policiers dans les stades
En tout, la France organisera 51 rencontres. Selon les villes, les stades accueilleront entre 3 et 7 matches. La sécurisation à l’intérieur des stades "est à la charge de l’organisateur", indique dans cette note le ministre de l’Intérieur. Toutefois, des forces de l’ordre pourront entrer dans les enceintes sportives "pour assurer des missions de suivi judiciaire et de sécurisation".

 Maintien des "fans zones"
Malgré la menace terroriste, les "fans zones" ne sont pas remises en cause, assure-t-on dans l’entourage du ministre. Ces espaces de supporters, d’où seront retransmis les rencontres sur écran, pourront accueillir entre 20.000 et 100.000 personnes selon les villes qui prendront en charge la sécurité à l’intérieur de ces zones. Les autorités conseillent d’ailleurs aux supporters de privilégier les fans zones. "On incite les gens à aller dans les fans zones en leur disant : 'mieux vaut aller dans une fan zone sécurisée que dans un regroupement fait de façon légère et qui pourrait mettre en péril la sécurité des personnes présentes'", a expliqué Thierry Braillard, secrétaire d’Etat aux sports, sur RMC .
 
 Contrôles aux frontières
Comme pour la COP21, Beauvau n’exclut pas de rétablir le contrôle aux frontières "afin de permettre les contrôles de supporters à risque en fonction des affiches, sans omettre l’état de la menace terroriste à cette période, au regard de l’enjeu". La France devra toutefois solliciter l’accord de la Commission européenne.
 
 Les CRS des plages mis à contribution
Un télégramme de l’Intérieur, en date du 18 janvier dernier, prévoit que les nageurs-sauveteurs CRS ne prennent leur service sur les plages qu’après le 20 juillet, à la fin de l’Euro. "Nous avons besoin d’eux pour contribuer à la sécurisation et au maintien de l’ordre", assure-t-on place Beauvau. Ce qui ne satisfait pas Philippe Capon, secrétaire général d’Unsa-Police. "En 2015, ils ont sauvé plus de 2700 vies et porté secours à près de 1900 personnes. En outre, ils luttent contre la délinquance estivale du littoral. L’Euro ne doit pas mettre en danger les vacanciers", conteste-t-il. Dans l’entourage du ministre, on assure qu’ils rejoindront dès la fin de l’événement leurs affectations sur les plages: "entre-temps, les municipalités doivent elles-mêmes débloquer des fonds pour assurer ces missions."

WILLIAM MOLINIÉ

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