Coup de théâtre au procès de l'ex-gendarme accusé d’avoir battu à mort sa compagne

Flore Galaud
Publié le 12 mai 2016 à 15h28
 Coup de théâtre au procès de l'ex-gendarme accusé d’avoir battu à mort sa compagne

JUSTICE – Depuis la découverte du corps sans vie de Laure Touati, le 28 mai 2012, son compagnon Jean-Luc Marcon criait son innocence, malgré les preuves accablantes à son encontre. A l’ouverture de son procès ce jeudi 12 mai, l’ancien gendarme a reconnu le crime.

Face aux jurés des assises de Montpellier, il n’aura pas mis longtemps à craquer, lui qui pourtant martelait son innocence depuis le jour du crime, survenu quatre ans plus tôt. Ce jeudi 12 mai, Jean-Luc Marcon, 55 ans, a craqué à l’ouverture de son procès, poursuivi pour homicide volontaire et violences répétées à l’encontre de sa compagne, Laure Touati. A la stupeur générale, l’homme, au moment de prendre la parole, a déclaré, comme le rapporte Midi Libre : "Je plaide coupable. Je ne me rappelle pas de tout, mais je lui ai porté des coups. Il n’y avait pas de tiers, ce ne peut être que moi".

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Sa "raison de vivre"

Depuis la découverte du corps de Laure, couvert d’ecchymoses, le 28 mai 2012 au matin, Jean-Luc Marcon est toujours apparu, aux yeux des enquêteurs, comme le principal suspect, lui qui, depuis le début de leur histoire en 2008, la frappait régulièrement. Comme le racontait metronews dans un précédent article, en quatre ans de relation, Laure Touati a déposé pas moins de sept plaintes à l’encontre de son compagnon. Mais à chaque fois, elle finissait par les retirer, expliquant aux enquêteurs qu’elle "l’aimait", et qu’il était "sa raison de vivre". A part un rappel à la loi, donc, toutes les plaintes à l’encontre de Jean-Luc Marcon ont été classées sans suite.

Pour la mort de Laure Touati, l'ancien gendarme, qui sera fixé sur son sort samedi, risque la réclusion criminelle à perpétuité. 


Flore Galaud

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