Couple disparu dans les Deux-Sèvres : le jeune homme, Kevin, avait près de 10.000 euros sur lui

A. Lo. avec AFP | Reportage TF1 Ignacio Bornacin, Jean-Philippe Héquette et Antoine Bourgeois
Publié le 5 janvier 2023 à 19h19, mis à jour le 5 janvier 2023 à 22h03

Source : JT 20h Semaine

Une battue était organisée ce mercredi 5 janvier pour tenter de retrouver le couple disparu dans les Deux-Sèvres fin novembre.
Celle-ci s'est révélée infructueuse.
Peu après, la belle-mère du jeune homme a déclaré qu'il avait "pratiquement 10.000 euros sur lui" le soir de sa disparition.

Ils étaient près d'une centaine dans les bois autour de Prahecq,  commune de la campagne niortaise, dans les Deux-Sèvres, à la recherche du moindre indice pour retrouver la trace de Leslie Hoorelbeke et son petit ami Kevin Trompat, disparus depuis le 25 novembre dernier. Plusieurs kilomètres de terrain ont été fouillés par des volontaires de la région, sans résultat.

Dans la foulée de la battue, la belle-mère du jeune homme de 22 ans, Karine Prat a raconté qu'elle lui avait donné près de 10.000 euros en liquide le soir de sa disparition.

Une somme d'argent pour acheter une voiture

Le 25 novembre, Karine Prat était effectivement passée voir son beau-fils à Prahecq, où le couple avait prévu de passer la nuit dans une maison prêtée par un ami, pour "lui amener des affaires dont il avait besoin, une somme d'argent aussi pour acheter une voiture", bien que le jeune homme n'ait pas le permis de conduire. Selon ses déclarations, "il avait pratiquement 10.000 euros sur lui" alors.

Ce soir-là, elle aurait également "jeté un œil pour les papiers" avant l'achat du véhicule, pour lequel le jeune homme avait "un rendez-vous à Bordeaux" prochainement, d'après elle. Dans la soirée, un jeune homme serait venu voir Kevin Trompat vers 21h00 à Prahecq. "On a pris un verre ensemble puis je les ai laissés" vers 22h30, a-t-elle ajouté. Le couple a ensuite passé la soirée chez un ami quadragénaire jusqu'à 02h30 du matin, avant de disparaître.

Tom, qui a prêté la maison de Prahecq au couple, désormais sous scellés, était également présent lors de la battue. Il est entendu par les enquêteurs. "Je leur ai dit qu'ils pouvaient garder la maison sous scellés, c'est pas dérangeant, s'ils doivent faire leur travail, trouver quelque chose, ils le trouveront", déclare-t-il dans le reportage du 20H de TF1 en tête de cet article. Il ne comprend toujours pas comment ses amis ont pu se volatiliser. 

"Ils avaient toujours les clés de chez moi, ils vivaient chez moi. Moi, je n'étais plus chez moi depuis un mois et demi, je vivais en camion aménagé", raconte-t-il, ajoutant : "Plus de nouvelles par les réseaux, plus de nouvelles de personne. Donc au bout d'un moment, on a commencé à s'inquiéter, on a parlé aux familles."

Une enquête ouverte

Le téléphone de Leslie, 20 ans, a borné à trois heures du matin, près de Niort, la nuit de la disparition. Son utilitaire a par la suite été retrouvé à Prahecq tandis que le van aménagé de son petit ami a été, lui, trouvé près d'une cabane de pêche à Coulon, dans les Deux-Sèvres. Un appel à témoins a été diffusé sur les réseaux sociaux et une information judiciaire a été ouverte. Début décembre, des affaires appartenant au couple, dont le brevet de sécurité routière du jeune homme, ont été retrouvées dans un container de recyclage à Puyravault, en Charente-Maritime, à 80 kilomètres de l'endroit où ils ont été vus pour la dernière fois.

La piste de la "mauvaise rencontre"

Les proches des disparus, interrogés lors de la battue, penchent pour "une mauvaise rencontre". "On ne voit pas ce qui a pu se passer. Ils n'avaient pas d'ennemis. C'est des jeunes sans problème", a assuré Karine Prat. Un temps vendeur de fruits et légumes à Niort, Kevin cherchait à monter une entreprise de vente d'articles de pêche, "sa grande passion". 

L'un de ses amis, Théo Boinot, présent lors de la battue, jugeait "pas possible" qu'il soit parti "du jour au lendemain, sans prendre ses deux chiens, sans prendre son camion, enfin sans laisser de nouvelles à personne". Auto-entrepreneuse en peinture dans le bâtiment, Leslie avait par ailleurs des chantiers en cours. Ses parents ne croient plus non plus à la disparition volontaire de leur fille. 

"Cette thèse-là, elle tient plus en fait. Elle nous aurait donné des nouvelles", assure Émilie Cardré, la belle-mère de Leslie. "Moralement, physiquement, on ne dort pas beaucoup, on ne mange pas beaucoup...", raconte quant à lui Patrick Hoorelbeke, le père de la jeune fille. Tandis que l'enquête se poursuit, le couple garde l'espoir de connaître un jour la vérité sur la disparition de leur fille.


A. Lo. avec AFP | Reportage TF1 Ignacio Bornacin, Jean-Philippe Héquette et Antoine Bourgeois

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