Cybercriminalité : un Français recherché par le FBI arrêté au Maroc

S.M avec AFP
Publié le 29 juillet 2022 à 17h16

Source : JT 20h WE

Le jeune homme de 21 ans est soupçonné d'appartenir à un groupe de hackers s'en prenant aux entreprises, notamment américaines.
Incarcéré depuis le 2 juin au Maroc, son avocat réclame qu'il soit jugé en France.
Il encourt 116 ans de prison aux États-Unis.

Son arrestation résulte de la coopération du service de la sûreté nationale marocaine et du FBI, selon les médias locaux. Un Français de 21 ans, recherché par les États-Unis pour son implication présumée dans une affaire de cybercriminalité contre des entreprises américaines notamment, a été arrêté et incarcéré au Maroc, a indiqué ce vendredi à l'AFP la police marocaine, confirmant une information de L'Obs

Sébastien Raoult, un étudiant en informatique vosgien, est incarcéré depuis le 2 juin à la prison de Tiflet 2, près de Rabat, après avoir été interpellé le 31 mai à l'aéroport de Rabat-Salé. Il faisait alors l'objet d'une notice rouge émise par Interpol à la demande de la justice américaine, dans le cadre d'une affaire de cyberpiraterie, a ajouté la source policière, sans autre précision.

Il risque 116 ans de prison aux États-Unis

"Il n'a séjourné qu'en France et au Maroc. Si piraterie il y a eu, c'est depuis la France. Le juge naturel est le juge français", a souligné auprès de l'AFP son avocat, Maître Philippe Ohayon, qui demande à ce que son client soit extradé vers la France et non aux États-Unis. Il a adressé des courriers en ce sens au président de la République française Emmanuel Macron, au ministre de la Justice français Éric Dupond-Moretti et au parquet d'Épinal dans les Vosges, où est domicilié son client. 

Selon L'Obs, le FBI soupçonne Sébastien Raoult d'appartenir à un groupe de hackers - les "ShinyHunters", une référence à l'univers des Pokémon - accusés d'être "des cybercriminels prolifiques" par les autorités américaines. Ces dernières réclament l'extradition de Sébastien Raoult pour des faits de "complot en vue de commettre une fraude et abus électronique", "fraude électronique" et "vol d'identité grave", toujours selon L'Obs. Parmi les sociétés que ce groupe aurait visées figure notamment Microsoft. Le suspect risquerait une peine de 116 ans de prison aux États-Unis pour les faits qui lui sont imputés.


S.M avec AFP

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