Cyberharcèlement contre Magali Berdah : 12 personnes jugées en 2023

Publié le 20 octobre 2022 à 18h14
JT Perso

Source : Sujet TF1 Info

Treize personnes ont été interpellées et placées en garde à vue mercredi pour des soupçons de "cyberharcèlement" visant Magali Berdah.
Douze d'entre elles seront jugées en 2023 à Paris.
Ciblée sur les réseaux sociaux, notamment par le rappeur Booba, la papesse de la téléréalité avait déposé plainte et obtenu l'ouverture en juin d'une enquête.

Onze hommes et une femme seront jugés en 2023 à Paris pour des soupçons de "cyberharcèlement" visant Magali Berdah, a indiqué jeudi le parquet de Paris, confirmant une information de France Info. Ciblée sur les réseaux sociaux, notamment par le rappeur Booba, la papesse de la téléréalité avait déposé plainte et obtenu l'ouverture en juin d'une enquête au Pôle national de lutte contre la haine en ligne (PLNH) du tribunal judiciaire de Paris.

"Treize personnes, originaires du Var, de la Moselle, de Seine-Saint-Denis, de Gironde, des Hauts-de-Seine, de la Sarthe, des Alpes-Maritimes, de Corse, de Seine-Maritime et de Paris, ont été placées en garde à vue mercredi", a indiqué le parquet. Une opération "concertée", coordonnée par le PNLH et l'Office central de lutte contre les crimes contre l'humanité et les crimes de haine (OCLCH), avec l'appui des polices judiciaires locales.

Menaces de mort

"À l'issue, douze personnes, une femme et onze hommes, sont convoquées à des audiences ultérieures se déroulant en 2023 pour être jugées notamment des chefs de cyberharcèlement aggravé et, pour certains, à raison de la religion, et menaces de mort, pour certains, à raison de la religion", précise le ministère public. "La garde à vue de la treizième personne a été levée sans poursuite à ce stade." Sollicitée par l'AFP, Magali Berdah n'était pas joignable dans l'immédiat. 

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Dans un communiqué mi-juillet, la quadragénaire accusait Booba de la cibler sur les réseaux sociaux depuis plusieurs mois "par des publications mensongères et humiliantes", selon elle. "Depuis, je subis un harcèlement en ligne de masse." Lors d'une conférence de presse mi-septembre, elle avait qualifié Booba, Elie Yaffa de son vrai nom, de "harceleur qui se dit lanceur d'alerte" et listé la quinzaine de plaintes ou compléments déposée après le harcèlement qu'elle l'accuse d'avoir initié.

Le rappeur a de son côté déposé une plainte contre X pour dénoncer des pratiques commerciales trompeuses attribuées à Shauna Events, l'agence d'influenceurs de Mme Berdah, et une escroquerie en bande organisée. Le parquet de Grasse a ouvert une enquête le 6 septembre sur la première infraction, confiée au commissariat d'Antibes. Booba a obtenu une victoire procédurale dans son conflit avec Magali Berdah début octobre avec la rétractation par le tribunal de Marseille de sa demande de fermeture d'un compte Instagram de l'artiste.


La rédaction de TF1info

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