COLD CASE - La cour d'appel de Grenoble a ordonné mardi la réouverture de trois affaires de disparition d'enfants datant des années 1980 en Isère, infirmant les non-lieux des juges d'instruction.

L'affaire des disparus de l'Isère rebondit trente ans après. C'est un nouvel espoir pour les proches de Ludovic Janvier, Charazed Bendouiou et de Greogry Dubrulle. A la demande de leurs familles, la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Grenoble (Isère) a décidé ce mardi la réouverture du dossier des "Disparus de l'Isère". Deux juges d'instruction ont ainsi été nommés pour enquêter de nouveau sur ces trois dossiers,  rapporte France Bleu Isère .

Les trois dossiers en question ? Les disparitions de Charazed Bendouiou, 10 ans, le 8 juillet 1987 à Bourgoin-Jallieu, de Ludovic Janvier, 6 ans, le 17 mars 1983 à Saint-Martin d'Hères et de Gregory Dubrulle en juillet 1983. Pour rappel des faits, Ludovic était parti acheter des cigarettes pour son père. Charazed, jouait, quant à elle, tranquillement au bas de son HLM. Grégory, lui, a été kidnappé et retrouvé vivant par ses parents dans une décharge du massif de la Chartreuse (Isère) après avoir été battu et laissé pour mort. Il avait alors survécu par miracle mais son agresseur n'avait jamais été retrouvé. Les corps des deux premiers n'ont jamais été retrouvés. Représentées par leurs avocats Me Didier Seban et Corinne Herrmann, les familles n'ont eu de cesse de réclamer la réouverture des dossiers. 

Trois non-lieux rendus par la justice en 2014

En novembre dernier, trois non-lieux avaient été rendus par la justice, suivant ainsi les réquisitions du parquet de Grenoble. Ce dernier estimait en effet que tous les éléments d'investigation avaient été exploités dans ces dossiers et que les faits étaient prescrits. Mais saisie, la chambre de l’instruction de la cour d’appel s’est finalement rangée aux arguments des avocats des familles de ces enfants.

"La chambre de l'instruction de la cour d'appel nous a donné raison et a décidé d'un complément d'information et de ne pas faire droit à la demande de clôture des dossiers", a déclaré à Maître Didier Seban. "On est très optimistes car c'est la véritable réouverture de l'enquête", a ajouté Maître Seban, soulignant que la cour avait décidé, contrairement aux juges d'instruction, "que les dossiers n'étaient pas prescrits". 

Sept disparitions toujours non élucidées

A l'époque le non-lieu avait été rendu "faute d'avoir identifié l'auteur des faits". Cette décision avait alors mis fin au travail de la cellule d'enquêtes Mineurs 38, mise en place en 2008 pour tenter de résoudre ces meurtres d'enfants. En effet entre 1983 et 1996, pas moins de dix affaires de disparitions d'enfants éclatent dans le département : six meurtres, une tentative d'homicide et trois disparitions, dont celles de Charazed et de Ludovic. 

En juillet 2013, les gendarmes de cette cellule étaient parvenus à mettre en cause un suspect pour les meurtres de Sarah Siad, 6 ans, en 1991, et de Saïda Berch, en novembre 1996. Selon Le Parisien , le meurtrier présumé était un voisin, George Pouille, 38 ans, qui avait alors avoué. Sept cas de meurtres d’enfants restent encore non résolus à ce jour dans ce département.

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La rédaction de TF1info

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