Doubs : 18 ans de réclusion criminelle pour avoir tué l’amant de sa femme de 28 coups de couteau

La rédaction LCI
Publié le 29 mars 2017 à 8h45
Doubs : 18 ans de réclusion criminelle pour avoir tué l’amant de sa femme de 28 coups de couteau

LIAISON DANGEREUSE – Francis Ledocq n’a jamais nié le meurtre de Stéphane Puig-Vernier, l’amant de son épouse, tué de 28 coups de couteau, mais il réfute en bloc la préméditation. Une version à laquelle les jurés n’ont pas cru, même s’ils ont retenu l’altération du discernement.

Les faits remontent au 4 août 2014, à Villers-le-Lac dans le Doubs (25). Francis Ledocq découvre que sa femme entretient une liaison avec un certain Stéphane Puig-Vernier. Il les surprend le 14 juillet de la même année au domicile de ce dernier. Dix jours plus tard, l’homme trompé enregistre une conversation entre les tourtereaux. Puis, il achète dans la foulée une scie, des cordes et un couteau. C’est finalement le 4 août qu’il commettra l’irréparable et poignardera à 28 reprises la victime chez elle.

Un acte prémédité ?

Francis Ledocq n’a jamais nié les faits mais ne reconnaît pas la préméditation. Dans un état second lors de son passage à l’acte, il plaide l’altération du discernement, comme le rapporte L’Est Républicain. Les experts qui sont intervenus lors de son procès aux assisses rendent d’ailleurs des conclusions en ce sens. "Il est en dépression, les défenses psychiques sont débordées, les ruminations l’assiègent, il ne dort plus, ne mange plus. Cette dépression modifie l’état de conscience, il y a altération légère du discernement", a ainsi affirmé à l'audience le Dr Christian Claden. "Il ne veut pas tuer un individu, il veut tuer l’objet de sa souffrance", a ajouté une psychologue. 

Peu importe les intentions, les faits sont là : "Si Francis Ledocq avait seulement voulu faire peur, il se serait arrêté au premier coup porté au côté. Mais il rattrape sa victime, les deux plaies de 11 et 18 cm au cou étaient mortelles", a plaidé l’avocat général.

Pour l’avocat de la défense, il n’y a pas de préméditation : "Il est irrationnel quand il demande à son épouse de tuer son amant, quand il envisage un piètre guet-apens. Le 4 août, il veut lui casser la figure, pas le tuer. Et pourquoi ensuite se rendre plutôt que s’enfuir." Les amants nient leur liaison, sa femme ne veut pas le quitter, lui non plus. Mais l’enregistrement est bel et bien là et lui fait perdre pied. 

Finalement, les jurés ont retenu la préméditation, mais aussi l’altération du discernement au moment des faits. Francis Ledocq a été condamné à 18 ans de réclusion criminelle pour l’assassinat de l’amant de sa femme. 


La rédaction LCI

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