Drame de Puisseguin - Jean-Claude, survivant : "C'était comme un éclair"

Antoine Rondel
Publié le 24 octobre 2015 à 11h01
Drame de Puisseguin - Jean-Claude, survivant : "C'était comme un éclair"
L'essentiel

ACCIDENT - Rare miraculé de la collision qui a tué 43 personnes, vendredi matin en Gironde, Jean-Claude Leonardet, a apporté son éclairage face aux caméras de France 2 et du Parisien, dans la soirée. Âgé de 73 ans, il est bien conscient d'avoir échappé au pire.

Jean-Claude Leonardet fait partie des rares survivants du drame de la route qui s'est déroulé vendredi 23 octobre au matin à Puisseguin (Gironde), près de Libourne. Des 50 personnes présentes dans un bus emmenant des retraités membres d'un club d'activités en excursion, il fait partie des huit qui ont pu échapper à la terrible fournaise qui s'en est emparée après le choc avec un camion poids-lourd présent à la sortie de ce petit village.

"Le feu a démarré tout de suite"

Du choc, ce retraité de 73 ans, qui s'est confié au Parisien et à France 2 depuis sa maison de Lussac, ne retient pas grand chose : "Je n'ai rien vu des circonstances de l'accident (...), j'ai simplement ressenti l'impact. On roulait une allure modérée et tout est allé très vite. Le feu a démarré tout de suite. C'était comme un éclair."

Défaisant rapidement sa ceinture, cet ancien charpentier sort alors du bus "par la porte du milieu du car", non sans s'assurer que sa femme, Josette, est avec lui : "On était dans le noir, je n'ai pas vu ma femme. J'ai crié 'Jojo, Jojo", elle m'a tout de suite répondu."

Après s'en être sorti, il a sauvé deux autres personnes

Non content d'en sortir quasi indemne – il porte un bandage autour du visage pour panser quelques brûlures – Jean-Claude retourne alors dans le bus, accompagné d'un jeune automobiliste qui s'est arrêté non loin de la scène. "J'avais l'impression que mes forces étaient décuplées", raconte-t-il, ce qui lui a permis de traîner hors du bus deux passagers "coincés dans les marches". L'opération sauvetage s'arrêtera là : "On n'a pas pu y retourner. Ça pétait de partout : les pneus, les vitres... Il n'y avait plus rien à faire."

S'il a bien conscience que son épouse, qui souffre de brûlures au second degré, et lui-même sont des miraculés, Jean-Claude Leonardet est encore sous le choc et n'a pas de souvenirs plus précis : "Les images ne se bousculent pas dans ma tête mais ça va peut-être venir." Seule certitude : le réflexe du chauffeur, qui a pensé à ouvrir les portes avant le choc, lui a sauvé la vie, ainsi qu'aux autres survivants.

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