Drogue : un narcotrafiquant marseillais écroué après avoir été localisé sur une île en Colombie

par William MOLINIE
Publié le 16 octobre 2021 à 11h07
L'île colombienne de San Andrés, en 2013.
L'île colombienne de San Andrés, en 2013. - Source : LUIS ACOSTA / AFP

FAIT DIVERS - Selon des informations recueillies par le service police-justice de TF1/LCI, un narcotrafiquant marseillais de 34 ans recherché par Interpol a été localisé sur l'île colombienne de San Andrés. Il vient d'être écroué dans une prison colombienne.

Il coulait des jours heureux sous un faux nom sur l’île colombienne de San Andrés, d’avantage connue pour ses récifs coralliens et ses plages de palmiers que pour abriter des dealers de haute volée. Selon nos informations, un narco-trafiquant marseillais de 34 ans, recherché par Interpol, vient d’être écroué dans une prison colombienne après avoir été localisé dans un hôtel de cette île paradisiaque.

Il était recherché depuis deux ans, soupçonné d’avoir fait partie d’une équipe de trafiquants à l’origine d’un règlement de comptes dans la cité de la Busserine à Marseille le 12 mars 2019. La fusillade avait fait un mort et un blessé grave, deux frères de 42 et 44 ans, pris pour cible par un commando lourdement armé.

Par ailleurs, il avait été condamné en son absence au début de l’année à dix ans de prison pour trafic de stupéfiants. La police judiciaire de Marseille avait pu, au fil de l’enquête, établir qu’il avait pris la fuite peu après le règlement de compte grâce à un vrai passeport supportant une autre identité.

Piégé par une réservation à l'hôtel

La brigade nationale de recherche des fugitifs (BNRF) de l’office central de lutte contre le crime organisé (OCLCO) avait été co-saisie à l’été 2020 avant de le localiser en Amérique latine avec l’aide des officiers de liaison français sur place et le concours de la police colombienne. "Il est passé en premier par le Panama avant de rejoindre la Colombie continentale et donc cette île de San Andrés", précise à LCI le commissaire Guillaume Maniglier, adjoint au chef de l’OCLCO.

Tout s’est accéléré en août dernier. Une longue surveillance s’est mise en place sur l’île. Jusqu’à ce que le fugitif fasse une réservation dans un hôtel ces derniers jours. Il a été interpellé à sa sortie mercredi par le groupe des opérations spéciales (GOES), une unité d’élite d’intervention de la police colombienne. Sur lui, les policiers ont découvert  le "vrai-faux" passeport ainsi qu’un téléphone crypté. 

Ecroué dans une prison colombienne, il devrait être remis rapidement à la justice française.


William MOLINIE

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