Le bilan provisoire du drame qui s'est produit dimanche, lors de l'effondrement d'un immeuble rue de Tivoli à Marseille, est de six morts.
Quatre personnes ont été identifiées et l'enquête sur les causes se poursuit, a annoncé mardi la procureure de la République de Marseille, Dominique Laurens.
Voici les derniers éléments.

Deux jours près l'effondrement d'un immeuble 17, rue de Tivoli à Marseille, la procureure de la République de Marseille Dominique Laurens a donné une conférence de presse faisant état des avancées de l'enquête. 

La magistrate a notamment donné des informations sur les analyses et expertises réalisées par les médecins pour identifier les victimes, après que six corps à ce stade ont été extraits des décombres. Quatre d'entre elles ont d'ores et déjà été identifiés. Elle a également évoqué la suite des fouilles pour retrouver deux autres personnes portées disparues et les pistes envisagées pour déterminer l'origine de ce drame.

L'enquête requalifiée en homicide involontaire

L'effondrement de l'immeuble 17, rue de Tivoli, s'est produit dans la nuit de samedi à dimanche. Une enquête a été immédiatement ouverte par le parquet de Marseille pour "blessures involontaires", afin notamment de déterminer les causes du sinistre.

"L'enquête a basculé bien évidemment dès la découverte du premier corps en homicides involontaires", a précisé Dominique Laurens ce mardi. 

Quatre corps identifiés sur les six

Après la découverte de six premiers corps entre les 9 et 10 avril, la cellule d'identification des victimes de catastrophes venue d'Ecully, épaulée par trois référents locaux venus de Nice, s'est tenue lundi soir à deux reprises. Grâce à l'ADN, aux traces papillaires et aux correspondances au niveau de la dentition des corps, quatre victimes sur les six retrouvées ont pu d'ores et déjà être identifiées. 

"Sur la première cellule d'identification, une concordance a pu être établie entre M. Jacques Praxy et Mme Genovesi Anne-Marie, épouse Praxy, les deux âgés de 74 ans. Ils étaient domiciliés au troisième étage de cet immeuble. Nous avons établi la concordance de cette identification avec les deux premiers corps qui avaient été sortis des décombres, a détaillé Dominique Laurens. Nous avons également établi lors de cette première cellule d'identification la correspondance avec Mme Alaimo Antonietta, épouse Vaccaro qui était âgée de 88 ans et qui habitait au premier étage de cet immeuble". 

Au cours de la deuxième réunion de la cellule d'identification lundi en fin d'après-midi, un autre corps a été identifié : celui de "Nicole Gacon, âgée de 65 ans, et qui habitait sur un rez-de-jardin entre le 15 et le 17 de la rue de Tivoli". 

"Les quatre personnes qui ont été extraites des décombres sont à présent identifiées. Hier soir, les familles de ces personnes ont été informées au niveau du centre d'accueil des familles de l'identification des corps et vont pouvoir récupérer leurs proches pour entamer le travail des obsèques et du deuil", a indiqué la procureure. 

Les deux autres corps extraits des décombres lundi sont en cours d'identification. 

Des fouilles "périlleuses" qui se poursuivent "à la main"

Deux autres personnes sont toujours recherchées par les secours, mais le travail est particulièrement complexe. "La situation des fouilles de l'immeuble devient particulièrement périlleuse. (...) Les décombres continuent à être fouillées, mais à la main puisqu'il y a véritablement un danger très important au niveau de la stabilité de l'immeuble du 19 [rue de Tivoli] et bien évidemment le centre des opérations de secours ne souhaite pas mettre en danger les marins-pompiers de Marseille et le SDIS 13 qui travaille à leurs côtés " a souligné la procureure. 

Hypothèse de l'explosion au gaz

Concernant l'origine du drame, Dominique Laurens a de nouveau évoqué "l'hypothèse d'une explosion au gaz". "Ce que nous savons, c'est que dans cet immeuble composé d'un rez-de-chaussée et de trois étages, seuls le rez-de-chaussée et le premier étage étaient équipés au gaz. Le deuxième et le troisième étage avaient été neutralisés au niveau du gaz, les personnes étant passées en tout électrique". 

Sur place, les enquêteurs ont pu récupérer le compteur de gaz du premier étage du bâtiment, celui d'Antonietta Vaccaro. "C'est un compteur particulier qui s'appelle Gazpar qui est l'équivalent du compteur Linky pour l'électricité. Cet élément est en cours d'exploitation pour vérifier avec GRDF s'il y a une consommation anormale dans les 24 heures précédant l'(éventuelle) explosion", a conclu la magistrate. 


Aurélie SARROT

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