Dimanche 9 juin, jour des élections européennes, un homme muni de couteaux et qui avait proféré des menaces près d'un bureau de vote a été interpellé à Cholet (Maine-et-Loire).
Les policiers municipaux qui l’ont interpellé affirment avoir entendu "Allah Akbar" dans la rue.
Ce mardi, le procureur confirme des menaces proférées par le suspect qui a été admis depuis en psychiatrie.

Panique dimanche 9 juin au soir, jour d'élections européennes, à Cholet dans le Maine-et-Loire. Vers 19 h 30, les policiers sont intervenus dans le bureau de vote de l'école Saint-Exupéry, rue Louis Marie Grignon de Monfort à Cholet, pour un individu qui y avait exhibé trois couteaux de 20 à 30 cm et en criant "Allah Akbar" à plusieurs reprises, avait appris TF1info de sources policières lundi. L'individu, qui était parvenu à prendre la fuite, avait finalement été interpellé peu après par la police municipale.

Ce mardi, le procureur de la République d’Angers Éric Bouillard qui n’avait pas répondu à notre demande lundi sur cette affaire, explique que, contrairement à ce qui avait été indiqué dans un premier temps par ces sources policières, l’homme n’a pas pénétré dans le bureau de vote avec ses armes, ni crié "Allah Akbar" à l’intérieur. Selon le magistrat, le suspect âgé de 43 ans "s’est présenté vers 19 heures à la fenêtre du bureau de vote, trois couteaux en mains, alors qu’était procédé au dépouillement". 

"C’est à ce moment que deux témoins déclarent l’avoir entendu crier : ‘Je vais vous tuer’. Un autre assure avoir entendu ‘Appelez le 17, qu’ils envoient un hélicoptère !’", rapporte le procureur. 

Troubles psychiatriques

Le quadragénaire a ensuite pris la fuite avant d’être interpellé sur le parvis de l’Hôtel de ville par trois policiers municipaux qui avaient été alertés des faits. "L’équipage des forces de l'ordre assure avoir entendu ‘Allah Akbar’ dans la rue sans pouvoir dire si ces mots ont été proférés par cet homme", nous précise Éric Bouillard.

Placé en garde à vue pour "port d’armes", le suspect, connu de la police et qui souffre de troubles psychiatriques, a reconnu face aux enquêteurs avoir prononcé "Allah Akbar" dans la rue, fait savoir le magistrat.

Lundi soir, la mesure, qui a duré plusieurs heures, a été levée et le mis en cause a été interné en psychiatrie. "Il sera réentendu sur ces faits quand son état de santé le permettra", conclut le procureur ce mardi. 


Aurélie SARROT

Tout
TF1 Info