Depuis lundi, la Nouvelle-Calédonie est en proie à des émeutes sans précédent qui ont déjà fait cinq morts, dont deux gendarmes.
Les écoles sont fermées depuis le début de la semaine, comme l'aéroport, bloquant des milliers de personnes.
Raison de la colère : un texte voté à l'Assemblée nationale qui élargit le corps électoral propre au scrutin provincial.

Pour eux, impossible pour le moment de quitter le territoire ou d'y revenir. Ce samedi 18 mai, le gouvernement de Nouvelle-Calédonie annonce avoir recensé 3200 personnes bloquées en raison de l'absence de vols commerciaux au départ de et vers l'archipel, citant des chiffres donnés par les deux compagnies aériennes desservant régulièrement la Nouvelle-Calédonie.  

Ces vols commerciaux sont suspendus depuis mardi en raison des émeutes qui ont embrasé ce territoire français du Pacifique Sud. La reprise du trafic est à ce stade programmée mardi par Aircalin, mais cette date est très incertaine, car elle est soumise à l'évolution des conditions de sécurité. Air Calédonie, pour sa part, ne propose plus de vols "jusqu'à nouvel ordre", a indiqué lors d'une conférence de presse à Nouméa un porte-parole du gouvernement, Gilbert Tyuienon.

"Un jour de plus, c'est un jour de trop"

"Aircalin assure l'hébergement en ce moment de certains [habitants de Nouvelle-Calédonie] qui sont bloqués à Singapour ou à Tokyo", a expliqué Vaimu'a Muliava, membre du gouvernement chargé de la fonction publique. "On ne pourra pas le faire ad vitam æternam. C'est pour cela qu'on dit : un jour de plus, c'est un jour de trop", a-t-il ajouté.

Le gouvernement local est propriétaire à 99% d'Aircalin et à 50,3% d'Air Calédonie.

L'Australie et la Nouvelle-Zélande travaillaient samedi à la préparation pour ramener leurs ressortissants depuis la Nouvelle-Calédonie.

Conquise en 1853, colonie française jusqu'en 1946 devenue un territoire de la République, la Nouvelle-Calédonie est en proie à de violentes émeutes depuis lundi dernier, du fait d'une réforme électorale controversée faisant resurgir l'histoire tourmentée de cet archipel. La réforme constitutionnelle qui a mis le feu aux poudres a été adoptée par les députés, après les sénateurs, dans la nuit de mardi à mercredi.


A.S

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