Violences urbaines : plus de 240 établissements scolaires pris pour cible

par A.B. avec AFP
Publié le 4 juillet 2023 à 11h10

Source : TF1 Info

Le ministre de l'Éducation nationale a annoncé que 243 établissements scolaires avaient été pris pour cible depuis le début des violences urbaines en France.
Des dégradations qui ont touché des écoles, des collèges et des lycées.
Les dégâts s'élèvent à plusieurs "dizaines de millions d'euros", selon Pap Ndiaye.

Les commerces et les entreprises ne sont pas les seuls touchés par les violences urbaines déclenchées par la mort de Nahel, adolescent de 17 ans tué par un motard de la police lors d'un contrôle routier. Le ministère de l'Éducation a indiqué, mardi 4 juillet, que 243 établissements scolaires avaient subi des dégradations depuis le 27 juin dernier. Par ailleurs, une dizaine de sites ont subi des destructions lors des récentes nuits d'émeutes, selon le ministre Pap Ndiaye qui a promis que tous les élèves seraient accueillis quelque part à la rentrée. 

"Une soixantaine d'établissements ont subi des dégâts importants, avec par exemple des débuts d'incendies", a déclaré le ministre sur RTL. "Et sur ces 60, une dizaine ont été détruits ou partiellement détruits". Si la tendance est à un retour au calme depuis quelques jours, les violences continuent parfois de viser des écoles, des collèges et des lycées. À l'heure actuelle, selon le ministre de l'Éducation, "on parle de dizaine de millions d'euros" de dégâts dans ces établissements.

Ne pas "accabler les parents"

Pour la majeure partie des sites dégradés, lorsque les locaux n'ont pas été complètements détruits, des travaux devraient avoir lieu pour permettre une réouverture dans de bonnes conditions à la rentrée. "Il y a des bris de vitre, par exemple : ça, c'est facile à remplacer", a noté Pap Ndiaye, pointant toutefois la difficulté à recruter des entreprises du bâtiment pendant la période estivale.

D'autres établissements ont été, eux, complètements détruits et ne pourront probablement pas rouvrir à la fin des vacances scolaires pour accueillir les élèves. C'est notamment le cas de deux écoles situées sur la commune francilienne de La Verrière, dans les Yvelines. Deux établissements cités par le ministre et qui devront être "complètements reconstruits". Malgré la situation, Pap Ndiaye a toutefois assuré que "tous les élèves seront accueillis à la rentrée" et que ceux qui ne pourraient pas retrouver leur établissement habituel seront répartis ailleurs. 

Contrairement au président de la République qui a évoqué l'idée de sanctionner financièrement les familles des jeunes délinquants dès "la première connerie", le ministre de l'Éducation nationale s'est refusé à "accabler les parents" des émeutiers mineurs. "Il est légitime de demander aux parents de s'occuper des enfants" mais "il faut tenir compte des difficultés spécifiques de certaines familles : lorsqu'une mère travaille la nuit, c'est quand même plus compliqué pour les enfants", a-t-il ajouté.

Il faut "responsabiliser les parents (mais) ça ne veut pas dire punir les familles, ça veut dire les aider pour faire de telle sorte qu'elles puissent s'occuper de leurs enfants", a jugé Pap Ndiaye.


A.B. avec AFP

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