Mort du militant indépendantiste corse Yvan Colonna

Assassinat d'Yvan Colonna : procédures disciplinaires contre deux agents de la prison d'Arles

FS
Publié le 28 juillet 2022 à 20h05
JT Perso

Source : TF1 Info

Elisabeth Borne a annoncé le "déclenchement de procédures disciplinaires" contre deux agents de la prison d'Arles.
La Première ministre a reçu, ce jeudi, un rapport sur les circonstances de la mort de l'indépendantiste corse.
Yvan Colonna était mort le 21 mars 2022, des suites de la violente agression d'un codétenu.

La Première ministre a "décidé de suivre l'intégralité des recommandations" du rapport de l'Inspection générale de la justice (IGJ), chargée de faire la lumière sur d'éventuels manquements de l'administration, après la mort d'Yvan Colonna le 21 mars dernier, après une attaque d'un codétenu trois semaines plus tôt.

Elisabeth Borne a notamment annoncé "le déclenchement de procédures disciplinaires" à l'encontre de deux agents de la prison d'Arles (Bouches-du-Rhône), après la remise d'un rapport sur l'assassinat d'Yvan Colonna en mars, qui conclut à des "manquements" de leur part. Les deux surveillants sont pointés du doigt "en raison, d’une part, d’un défaut de vigilance active, et d’autre part, d’une gestion inappropriée de la vidéosurveillance", selon le communiqué de presse de Matignon.

Une violente agression

Le 2 mars 2022, Yvan Colonna avait été violemment agressé par Franck Elong Abé, pendant près de huit minutes, dans la salle de sport de la prison d'Arles où il se trouvait seul. Ce Camerounais de 36 ans purgeait une peine de neuf ans de prison pour "association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un acte de terrorisme". L'ancien militant nationaliste corse, déclaré en état de mort cérébrale à la suite de l'attaque, était décédé 19 jours plus tard à l'hôpital nord de Marseille.

La Première ministre a décidé de suivre les douze recommandations préconisées par le rapport, parmi lesquelles "une évaluation des quartiers de prise en charge de la radicalisation", une mission qui sera confiée au ministère de la Justice.

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Le 6 avril dernier, la famille d'Yvan Colonna a décidé d'attaquer l'État français en justice pour l'attaque ayant mené à la mort de l'ancien berger corse. Arrêté en 2003 pour le meurtre à Ajaccio du préfet Claude Erignac, commis cinq ans plus tôt, celui-ci avait été condamné définitivement en 2011 à la réclusion criminelle à perpétuité, sans période de sûreté. L'annonce de son agression, puis de son décès, avaient généré une forte émotion en Corse, et de nombreuses manifestations.


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