L'attaque meurtrière à la préfecture de police de Paris

EN DIRECT - Attaque à la préfecture de police : les cinq gardes à vue levées dont celle de l'imam Ahmed H.

La rédaction de LCI
Publié le 16 octobre 2019 à 12h45, mis à jour le 17 octobre 2019 à 1h17
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

HOMMAGE - Mickaël Harpon, un agent administratif de la préfecture de police de Paris, radicalisé, a tué au couteau quatre de ses collègues jeudi 3 octobre, avant d'être abattu. L'enquête se poursuit et des arrestations sont survenues dans l'entourage du tueur. Suivez les dernières informations.

REMISE EN LIBERTÉ


Les cinq personnes placées en garde à vue lundi ont toutes été remises en liberté sans charges retenues contre elles, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.

DEUX GARDES À VUE LEVÉES


Deux des cinq gardés à vue, qui avaient été interpellés lundi, ont été remis en liberté, apprend-on ce mercredi de source judiciaire. Parmi eux figure Ahmed H., l'imam controversé de Gonesse qui, vendredi dernier avait été écarté de la mosquée de cette commune du Val d'Oise que fréquentait Mickaël Harpon.

GARDES À VUE PROLONGÉES 


Les gardes à vue des cinq personnes interpellées lundi matin dans le cadre de l'enquête sur l'attaque perpétrée à la préfecture de police de Paris le jeudi 3 octobre ont été prolongées ce jour. 


Les gardes à vue peuvent durer jusqu'à 96 heures. 

L'IMAM AHMED HILALI PARMI LES 5 INTERPELLÉS


Ahmed Hilali, ancien imam de Sarcelles et Imam de Gonesse aux côtés d'Hassan El Houari jusqu'à vendredi, fait partie des 5 personnes interpellées dans la nuit de dimanche à lundi par la SDAT et la DGSI. 


Dans un communiqué publié ce week-end, le maire de Gonesse, Jean-Pierre Blazy indiquait : "Pour ne prendre aucun risque sur la nature des discours qui pourraient être tenus dans la salle de prière et pour apaiser le climat délétère qui règne à l’encontre de la communauté musulmane de Gonesse, l’association musulmane de Gonesse a négocié avec Monsieur Ahmed Hilali avec qui elle est liée par un contrat de travail une rupture conventionnelle. L’imam n’assurera plus les prières quotidiennes à Gonesse et ce dès demain". 

urgent

Urgent

ARRESTATIONS


Cinq personnes ont été interpellées dans la nuit de dimanche à lundi dans l'entourage de Mickaël Harpon, confirme à LCI une source judiciaire. Ces arrestations et des perquisitions ont eu lieu à Gonesse, Sarcelles et Le Thillay, selon une source proche de l'enquête à l'AFP.

TÉMOIGNAGES

Police, justice et faits divers
Une semaine après l’attaque à la préfecture, "une ambiance lourde" plane dans la police

Une semaine après l’attaque à la préfecture, "une ambiance lourde" plane dans la police

MALVEILLANCE


Déjà connu pour des appels malveillants, le suspect a été arrêté jeudi soir à Gap, dans les Hautes-Alpes. 

PAS DE COMMISSION D'ENQUÊTE AU SÉNAT 


Le président de la Commission des Lois Philippe Bas (LR) a écarté jeudi la création "à ce stade" d'une commission d'enquête au Sénat sur la tuerie à la préfecture de police mais a fait des propositions pour mieux détecter des signes de radicalisation.


"A ce stade, nous n'avons pas décidé de créer au Sénat une nouvelle commission d'enquête", a déclaré Philippe Bas sur BFMTV, après avoir salué "l'exercice de vérité" auquel le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner s'est livré lors de son audition devant la commission des Lois.


"Nous ne considérons pas qu'il soit, dans l'immédiat, indispensable de créer une commission d'enquête qui risquerait de se voir cantonner dans son travail à des questions qui ne relèveraient ni du secret de la sécurité intérieure et de la défense nationale, ni du secret de l'instruction", a expliqué le sénateur.


"Nous explorons notre espace, comme nous l'avons fait ce matin, en imposant au gouvernement de répondre à des questions pour informer les Français et la représentation nationale", a-t-il ajouté, rappelant que "la délégation parlementaire (au renseignement) va approfondir ses investigations" et que "la justice elle-même est saisie".


Les Républicains ont obtenu mardi la création à l'Assemblée nationale d'une commission d'enquête sur l'attaque.

AUDITION TERMINÉE


La séance devant la commission des lois a été levée il y a quelques minutes. L'audition du ministre de l'Intérieur Christophe Castaner est terminée. 

CASTANER SUR LA MANIFESTATION EN SOUTIEN À MICKAEL HARPON


"on a en face de nous des individus qui portent une parole de haine. AUjourd'hui, on ne peut pas se contenter de penser que c'est une libre expression. C'est condamnable. Ca implique de prendre un risque"


Sur la manifestation d'Hadame Traoré "Il y avait dans ce dossier une dimension juridique et une dimension politique. La dimension juridique, elle est d'analyser  la déclaration qui a été faite. En aucun cas la déclaration de l'individu ne portait sur le soutien à Mickaël Harpon, auteur de l'attaque. Sa déclaration était très administrative, très habile. L'Analyse juridique pourrait conduire à dire : "Il y a un risque d'annulation" même si la notion d'ordre public doit nous protéger de cela.  Ensuite, il y a une décision politique que j'ai prise de considérer que les propos au-delà de la manifestation étaient indignes, insupportables de l'organisateur de cette manifestation. Il était nécessaire de prendre cette décision-là". 

CASTANER SUR L'IMAM AHMED HILALI 



Interrogé sur l'imam de Gonesse, Ahmed HIlali, qui a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français en 2015 et qui est toujours sur le territoire, imam qualifié de "radicalisé" par certains députés, Christophe Castaner répond : "C'est compliqué car il y a la focalisation sur cette personne dont je ne sais pas au moment où je vous parle s'il y a un quelconque rapport avec l'enquête dont on parle. En cela c'est compliqué. Moi je veux bien que la presse désigne des gens comme responsables, coupables et qu'ensuite on en parle en boucle. Rien n'est établi. J'ai demandé des informations sur le parcours de cette personne qui est entrée en France en 2011 avec un visa de long séjour qui valait titre de séjour et qui était valable jusqu'au 22 septembre 2012 (...) IL s'est marié. Il a eu un titre de séjour dans ce cadre là le 3 juin 2011. Ce titre  a été renouvelée ensuite du 23 octobre 2012 jusqu'au 22 octobre 2013. Il y a une rupture de vie commune. Il y a un certains nombres d'éléments qui ont été portés à connaissance de l'administration qui ont fait qu'à un moment une OQTF car il n'assumait plus les responsabilités par rapport à son enfant, OQTF qui a été suspendue, abrogée, en août 2015 car il a repris sa responsabilité. Il y a eu un renouvellement de titre. Puis il s'est remarié depuis, a eu un enfant. Et une nouvelle carte de séjour a été accordée jusqu'en décembre 2017. En 2018, il a eu un nouveau titre".


"Puis la commission a émis un avis favorable en juin 2019 pour que ce monsieur ait un titre de séjour", poursuit le ministre soulignant toutefois "l'incohérence de parcours" de cet individu. 

NUNEZ SUR LES SIGNALEMENTS 


"Je crois pas que les policiers craignent de faire les signalements en cas de leurs collègues. Ces signalements peuvent être anonymes. Je ne veux pas croire que des policiers aient peur. je pense qu'il y a une grande responsabilité chez eux. Et il y a d'ailleurs un numéro vert qui a été mis en place", souligne Laurent Nuñez, secrétaire d’État auprès du ministre de l'Intérieur.


Le ministre de l'Intérieur insiste par ailleurs que les policiers n'ont pas à passer par les syndicats pour faire les signalements. "Ca n'est pas le rôle des syndicats", estime le ministre.


"Six révocations ont été faites dans la police depuis 2015", rappelle par ailleurs  Christophe Castaner. 

CASTANER 


"Il reste 19 fonctionnaires qui ont fait l'objet d'un signalement. Mais il n'y a pas de signes de radicalisation. Sur les 19 nous avons fait des mutations" rappelle Christophe Castaner. 


"Je ne connais pas aujourd'hui de logiciels qui pourrait faire le criblage et faire le tri sur 5 millions de fonctionnaires", déclare le ministre de l'Intérieur. 

CASTANER 


"Si l'enquête avère qu'il y a des fautes, elles devront être corrigées, sanctionnées au niveau personnel"

CASTANER SUR LA CLÉ USB DE MICKAËL HARPON


"Ca n'est pas caractérisé à l'heure où je vous parle et ça n'est pas exclu" déclare Christophe Castaner au sujet de la liste de noms et adresses de fonctionnaires qui figureraient dans les données de la clé USB retrouvée dans le bureau de Mickaël Harpon à la préfecture de police de Paris. 

NUNEZ 


"Le système de signalement existe et nous nous attachons à son bon fonctionnement sur le territoire national". 

NUNEZ 


"On utilise la procédure disciplinaire en attendant d'avoir un texte. Quand il y a des détections de radicalisation, le cas est traité, analysé. Si la radicalisation est réelle, on utilise toutes nos possibilités, il peut y avoir la procédure disciplinaire ou la mutation" indique Laurent Nuñez. 


Sur le cas de Mickaël Harpon, le secrétaire d’État auprès du ministre de l'Intérieur insiste : "Il n'y a pas eu de signalement claire et explicite dans cette affaire. Il y a eu des échanges oraux et pas d'écrits. C'est le drame de ce dossier. Sinon, l'IGPN aurait été saisie"

CASTANER : "IL FAUT NOUS RÉARMER"


"Notre société court un risque et il nous faut nous réarmer, il faut réarmer la société", déclare Christophe Castaner au sujet du phénomène de radicalisation et de "l'hydre islamiste". 

CASTANER 


"Il y a eu des signaux qui ont été perçus comme de faible intensité", indique Christophe Castaner au sujet des signalement faits à l'été 2015 sur Mickaël Harpon qui aurait dit qu sujet des attentats de Charlie Hedbo 'C'est bien fait'. "On n'a pas considéré à ce moment-là que les éléments étaient suffisants". 

CASTANER 


"Rien n'établit qu'il y aurait une organisation collective autour de l'auteur de l'attentat", indique le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner.

CASTANER 


"Il y a un portefeuille qui n'a jamais dépassé une trentaine de signalements. Plutôt que de s'enfermer dans une seule disposition - la révocation-, notre administration a utilisé tous les moyens pour écarter l'agent. Sur les 40 personnes en tout, une vingtaine nous ont quitté". 

UNE TRENTAINE DE PERSONNES SUIVIES


"Actuellement sont suivies pour radicalisation ne vingtaine de personnes dans la police nationale et une dizaine dans la gendarmerie nationale",  Laurent Nuñez, secrétaire d’État auprès du ministre de l'Intérieur.

CASTANER : "PAS DE LA DÉLATION"


"Il ne s'agit pas de délation, mais d'information sur une personne" qui peut poser question, insiste Christophe Castaner sur les signalements. 

NUNEZ SUR LE SIGNALEMENT ORAL 


"Un signalement oral doit être pris en compte quand il est grave. Le plus important pour nous, c'est que l'information soit prise en compte et qu'elle circule au bon niveau", Laurent Nuñez, secrétaire d’État auprès du ministre de l'Intérieur devant la Commission des lois aux côtés de Christophe Castaner. 

CASTANER SUR LA CLÉ USB


"Nous n'avons pas d'éléments qui nous alerte sur la diffusion d'informations contenues par la clé USB du tueur" indique Christophe Castaner rappelant que la clé avait été retrouvée sur le bureau de Mickaël Harpon et non chez lui, comme l'avait indiqué la presse. 

CASTANER SUR LA CLÉ USB


"Je voudrais pointer la responsabilité morale de ceux qui propagent des rumeurs... (..)J'invite la presse à ne pas porter des rumeurs qui inquiètent inutilement. Tout ce qui est sorti dans la presse me semble éloigner de la vérité".

CASTANER  SUR LES APPELS AUX COMMISSARIATS AVEC DES CHANTS ISLAMISTES


"Plusieurs commissariats ont reçu des enregistrements qui pourraient paraître menaçants. Je mets cela au conditionnel, non pas sur le fait qu'ils ont été reçus mais sur l'interprétation des messages. Le préfet de police a immédiatement porté plainte pour qu'une enquête se déroule et pour que nous puissions comprendre cela. Je vous dirais hélas, c'est un phénomène que nous connaissons... A chaque fois qu'il y a un événement particulier, il y a ce genre d'initiatives totalement abruties qui sont réalisées. On a un service national, le CNAPR (Centre national d'assistance et de prévention de la radicalisation) qui travaille sur les signalements de ce type-là. Il se trouve que chaque fois qu'il y a un événement, il y a une hausse significative des appels téléphoniques et des envois de formulaires. Pour illustrer ce propos, le jeudi 3 octobre, jour de l'attaque, le CNAPR a été appelé à 11 reprises. Durant le week-end il a reçu 23 appels le samedi et le dimanche et le lundi il a reçu 40 appels. Appels que nous instruisons de la même façon de toute façon" Christophe Castaner répondant aux questions posées par Jean-Pierre Sueur, sénateur socialiste du Loiret et vice-président de la commission des lois.

CASTANER : "EN 2003 AUCUN SIGNE"


Christophe Castaner rappelle "qu'en 2003, date à laquelle Mickaël Harpon a intégré la préfecture de police de Paris, il n'y avait aucun signe. Les signes sont apparus après".  

CASTANER SUR L'HABILITATION SECRET-DÉFENSE


"Il y a l'ensemble du ministère de l'Intérieur qui font l'objet d'une attention sur les risques de radicalisation. En 2011, il y a eu une révision de l'habilitation secret-défense. Le contexte était différent. En 2011, on décide de rallonger la durée. J'aurais fait la même chose. Le contexte était différent", explique le ministre de l'Intérieur 


"Il peut y avoir à tout moment une alerte, et une nouvelle vérification", précise Christophe Castaner. 


"Personne ne fait de lien entre la religion musulmane et le terrorisme mais cela peut arriver. j'en appelle à l'ensemble de nos acteurs de police d'être eux-mêmes acteurs du signalement", poursuit le ministre 


"Dans le cadre de l'attaque du 3 octobre, ce qui nous est remonté c'est qu'il y a eu des signes de radicalisation qui n'ont pas été remontés au bon niveau (...) Toutefois, ça ne veut pas dire s'il y a des signes qu'il y a radicalisation. Il faut une analyse de ces signes", continue Christophe Castaner. 

CASTANER 


"Il y a eu des failles qui nous ont conduit à constater ce qu'il s'est passé jeudi dernier" Christophe Castaner,  ministre de l'Intérieur, entendu par la Commission des lois au Sénat. 

CASTANER 


" Cette attaque est en soi une défaillance grave. (...) Nous devons comprendre comment un homme a pu se radicaliser au sein même du renseignement, 

juge Christophe Castaner,  ministre de l'Intérieur, entendu par la Commission des lois au Sénat. Comment empêcher que cela se reproduise ?"

"POSER DES QUESTIONS"


"Nous ne recherchons pas ici des responsabilités personnelles mais poser des questions, c'est notre responsabilités" Philippe Bas, sénateur et président de la Commission des Lois s'adressant à Christophe Castaner qui va être entendu dans quelques instants.

CASTANER DEVANT LA COMMISSION DES LOIS 


"Monsieur le ministre, la commission des lois vous auditionne suite à l'attentat terroriste survenu à la préfecture de police jeudi dernier", Philippe Bas, sénateur et président de la Commission des Lois s'adressant à Christophe Castaner qui va être entendu dans quelques instants.


"Cette audition nous a semblé indispensable (...) Les Français seront mieux éclairés après je l'espère sur les circonstances de cette attaque, sur les éventuels dysfonctionnements et les leçons à en tirer". 

CASTANER ATTENDU POUR ÊTRE ENTENDU 



Le ministre de l'Intérieur va être entendu dès 9 heures ce jeudi par la Commission des lois. 

Cette audition portera :

- sur les conditions ayant permis le déroulement d’une attaque criminelle au sein de la préfecture de police,

- sur les éléments relatifs à la radicalisation de l’auteur de cette attaque,

- sur les signes qui auraient pu faire apparaître cette radicalisation dans le cadre professionnel, et sur les conséquences qui en ont été tirées,

- sur les mesures administratives prises ou envisagées à l’égard des individus qui ont contribué à cette radicalisation,

- sur la nature, l’objet et le calendrier des missions d’inspection décidées par les pouvoirs publics, 

- et plus généralement sur les dispositions prises par le Gouvernement, à la lumière notamment des travaux de contrôle parlementaire déjà réalisés, relatifs à la détection des agents radicalisés dans les administrations et aux mesures de protection des services publics contre les risques que représentent ces agents.


"L’audition ne portera ni sur le champ des investigations conduites par le procureur national antiterroriste, qui relèvent de la seule autorité judiciaire, ni sur les faits et décisions relevant du secret de la défense nationale et du secret des procédures et méthodes des services spécialisés de renseignement, dont le contrôle par le Parlement est exercé de manière approfondie par la Délégation parlementaire au renseignement, habilitée par une loi organique à connaître de ces informations classifiées", précise le Sénat dans un communiqué. 

Hassan El houari, Imam principal de la mosquée de GonesseSource : TF1 Info
JT Perso

IMPOSSIBLE QU'Il SE SOIT RADICALISÉ CHEZ NOUS 


"J’étais très surpris depuis jeudi de toutes les informations qui ont été diffusées. Je confirme qu’il n’est pas possible que Mickael Harpon se soit radicalisé chez nous. C’est moi qui tiens le prêche du vendredi. Tous mes prêches sont enregistrés et publiés", déclare ce jeudi matin Hassan El Houari, Imam principal de la mosquée de Gonesse sur le plateau de La matinale de  LCI. 

UN "REGARD VIDE ET DÉTERMINÉ"


Le gardien de la paix qui a tiré à 2 reprises sur l'assaillant de la Préfecture a décrit "un regard vide et déterminé". Lors de son audition, il a indiqué que Mickaël Harpon avait "l'air possédé".  

INFO TF1/LCI


Selon nos informations, une centaine de personnes ont été entendues par les enquêteurs de la brigade criminelle avec l'aide d'autres services tels que la brigade de répression du banditisme.

GONESSE


Un ex-candidat aux européennes appelait à un rassemblement devant le domicile du tueur de la préfecture de police.

CASTANER


Le ministre de l'Intérieur a annoncé que la manifestation de soutien à Mickaël Harpon prévue demain à Gonesse allait être interdite par la préfecture du Val-d'Oise. 

PÉCHENARD

PÉCHENARD

PÉCHENARD

PÉCHENARD

PÉCHENARD

PÉCHENARD


Frédéric Péchenard, ancien directeur général de la police nationale et vice-président LR de la région Ile-de-France, est l'invité de LCI ce matin.

FAUVERGUE


Invité de LCI ce matin, l'ancien patron du RAID et actuel député La République en marche Jean-Michel Fauvergue est revenu sur l'attaque à la préfecture de police de Paris. A propos de la clé USB retrouvée dans le bureau de Mickaël Harpon contenant des vidéos de propagande de l'Etat islamique et les coordonnées de plusieurs de ses collègues, il a déclaré : "Avant de m’inquiéter j’attendrais les résultats de ces investigations. Donc attendons de voir ce qu’il y avait dans cette clé USB."

"Je crains que ce soit la double peine : d’un côté un assassin au cœur même du service qui tue, et de l’autre un espion de la radicalisation qui va divulguer des informations. Mais essayons de garder notre calme" a-t-il ajouté.

A propos de la quarantaine de policiers radicalisés identifiés dans la police mais toujours en poste, Jean-Michel Fauvergue s'est interrogé. "A-t-on les moyens administratifs de les sortir de la fonction publique ? C’est difficile. Il faut s’organiser, et dans l’avenir il faut s’organiser pour que ça soit fait plus vite."

Enfin, selon lui Christophe Castaner n'a pas fauté et ne doit pas démissionner. "Il y a eu des fautes à l’intérieur d’un service, il n’y a pas de faute personnelle du ministre de l’Intérieur."

Fauvergue sur LCI : "Avant de m'inquiéter, j'attendrais les résultats des investigations" de la clé USBSource : TF1 Info
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ENQUÊTE

Meurtres à la préfecture de police de Paris : que contient la fameuse clé USB ?Source : JT 20h Semaine
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HOMMAGE

Hommage aux policiers tués à la préfecture de police de Paris : les temps forts de la cérémonieSource : JT 20h Semaine
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CE QUE L'ON RETIENT DE L'AUDITION

- Devant la commission des lois de l'Assemblée nationale, Christophe Castaner s'est défendu à propos de ses premières déclarations polémiques, dans les minutes qui ont suivi l'attaque, sur le profil du tueur. "Qu'ai-je dit ? La vérité des éléments qui étaient connus au moment où je m'exprimais", a-t-il indiqué, rappelant que la radicalisation de l'individu n'avait été confirmée que par la suite.

- Le ministre de l'Intérieur acte une "défaillance grave" dans le processus de signalement qui aurait dû être fait à la préfecture de police. "J'ai donné l'instruction que chaque alerte fasse l'objet d'un signalement", a-t-il assuré.

- "Ma responsabilité est d'être, dans ces moments de tempête, à la tête de ces hommes et de ces femmes", a également déclaré Christophe Castaner, estimant aussi que son rôle était de "protéger" les agents de la préfecture de police

IMAM

VIDEO - Interrogé à propos de l'imam radicalisé de Gonesse avec lequel Mickael Harpon aurait été en contact, Christophe Castaner "ne confirme rien" des informations à son sujet parues dans la presse. En revanche, il donne des éléments sur le parcours de cet imam. "Il a été admis en France le 11 décembre 2014. Début 2015, il a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF), qui n'a pas été exécutée, je ne sais pas pourquoi", indique le ministre.

"Ce que je peux dire c'est [...] qu'il a été décidé de lui attribuer un titre valable parce qu'il a un enfant et qu'il s'est marié. Ce titre est valable jusqu'en avril 2020."

Christophe Castaner ajoute qu'il ne fait "aucun lien" entre cet imam et l'affaire de l'attaque de la préfecture de police

Christophe Castaner à propos de l'imam radicalisé de GonesseSource : TF1 Info
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CASTANER

VIDEO - "J'ai dit la vérité", répond Christophe Castaner à Eric Ciotti

Christophe Castaner : "J'ai dit la vérité"Source : TF1 Info
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LR 

"Regrettez-vous d'avoir parlé trop vite ?" demande le député LR Eric Ciotti à Christophe Castaner, critiqué pour ses propos tenus juste après l'attaque de la préfecture de police.

"Qu'ai-je dit ? La vérité des éléments qui étaient connus au moment où je m'exprimais", répond Christophe Castaner. "Ensuite, des enquêtes peuvent faire apparaître des faits différents, c'est le cas ici. Je n'ai jamais dit que le risque terroriste était écarté. Le problème n'est pas ce que je dis, mais de savoir comment l'auteur de l'acte est passé entre les mailles du filet"

"Ma responsabilité est d'être, dans ces moments de tempête, à la tête de ces hommes et de ces femmes", ajoute le ministre, qui estime que sa mission est "de passer beaucoup plus de temps à écouter les proches des victimes qu'à écouter [Eric Ciotti] sur les plateaux télé"

CASTANER

"Tous les fonctionnaires sont soumis à une procédure d'habilitation [...] A la préfecture de police, l'habilitation est délivrée par la DRPP" (Direction du renseignement de la préfecture de police), indique Christophe Castaner.

Un certain nombre d'anomalies auraient été constatées" et ce constat a abouti à un "protocole signé en février 2019 qui intégrait les protocoles de la DGSI en matière d'habilitation"


Interrogé sur la question de la radicalisation au sein des forces de l'ordre, il a évoqué "une quarantaine d'individus radicalisés au sein de la police, et suivis par une cellule spécifique au sein de la DGPN".


"Pour tous les cas où le risque de radicalisation a été caractérisé de façon suffisante, ces agents ont été écartés", a-t-il affirmé. "La moitié sont partis. Il reste 19 ou 20 cas qui sont suivis attentivement, sur lesquels les signaux sont des signaux faibles qui ne caractérisent aucune anomalie pénale mais font l'objet d'une attention particulière", a-t-il ajouté. 


Son secrétaire d'Etat Laurent Nuñez a précisé que cette vingtaine de personnes "ne sont pas des individus radicalisés". "Ce sont des individus qui ont présenté un signe qui n'est pas caractéristique d'une radicalisation mais suscite une pression particulière", a-t-il souligné.

INFO TF1/LCI

Selon nos informations, 160 enquêteurs travaillent actuellement sur l'exploitation des données informatiques contenues dans la clé USB de l'assaillant. Ils ont mis en place un logiciel de tri afin de répartir les tâches entre tous ces fonctionnaires, dont une centaine d'agents de la brigade criminelle

ENQUETE

Christophe Castaner : "D'après les informations dont nous disposons, nous n'avons connaissance que d'un signalement informel en 2015. A l'heure où je vous parle, il n'y a aucune trace écrite de ce signalement. Si c'est le cas, c'est un dysfonctionnement sérieux".

"J'ai donné l'instruction que chaque alerte fasse l'objet d'un signalement"

"C'est une défaillance grave qui ne doit pas se reproduire"

DIRECT


Si vous ne pouvez pas suivre l'audition en tête de ce live, cliquez sur le lien ici.

ENQUETE

"Il nous est impossible de faire état devant vous d'informations classifiées", prévient Christophe Castaner.

"Au moment des faits, nous avons tenu à nous rendre sur place. Je sais que certains de mes propos [tenus alors] ont été commentés. J'ai rencontré la hiérarchie des victimes, tous ont mis en avant le comportement apparemment normal de l'agresseur. Dans les heures qui ont suivi, l'enquête a pu avancer, notamment des échanges entre l'assaillant et son épouse[...]"

CASTANER

Début de l'audition de Christophe Castaner et de son secrétaire d'Etat Laurent Nunez devant la commission des lois. "La collègue blessée [lors de l'attaque] est sortie de l'hôpital, elle est en convalescence mais elle va bien", annonce le ministre de l'Intérieur

CASTANER

CEREMONIE

VIDEO - Pourquoi des policiers n'ont-ils pas pu assister à la cérémonie, mardi matin ?

Attaque à la préfecture de police de Paris :pourquoi des policiers n'ont pu assister à la cérémonieSource : TF1 Info
JT Perso

CASTANER

Christophe Castaner sera auditionné à 17h30 par la commission des lois de l'Assemblée nationale. Il sera notamment question des conditions qui ont permis qu'une telle attaque survienne, du profil de l'assaillant, de la question de la détection des individus à risques, et des mesures prises par le gouvernement depuis l'attaque de la préfecture de police.

Le principe de séparation des pouvoirs interdit à la commission de porter sur les champs de l'investigation conduite par le parquet. En outre, plusieurs aspects relevant de la défense nationale ne pourront être abordés

PHILIPPE

Edouard Philippe à l'Assemblée nationale : "Nous avons tous intérêt, la France a intérêt à ce que la vérité des faits soit connue et assumée".

"J'ai demandé vendredi à ce qu'une revue soit engagée dans l'ensemble des services de renseignement pour vérifier, individu par individu, que des signaux faibles n'ont pas [échappé à la vigilance]

HOMMAGE


Les images de l'hommage rendu ce mardi matin aux quatre fonctionnaires tués cinq jours plus tôt lors de l'attaque de la préfecture de police :

Les images de l'hommage aux quatre fonctionnaires tuésSource : TF1 Info
JT Perso

HOMMAGE


"Face au terrorisme islamiste, nous mènerons un combat sans relâche", promet Emmanuel Macron.

Emmanuel Macron : "Face au terrorisme islamiste, nous mènerons le combat sans relâche"Source : TF1 Info
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VIDÉO - La légion d'honneur remise aux quatre policiers tués à titre posthume

Préfecture de police : la Légion d'honneur remise à titre posthume aux quatre victimesSource : TF1 Info
JT Perso

MACRON


"L'Etat se doit d'être exemplaire. De mieux former chacun pour ainsi agir. C'est un changement profond dans l'Etat, dans le pays, consistant à retrouver la sève des valeurs républicains. (...) Ne pas nous habituer, jamais. Trop souvent nous avons parlé, pris des lois et sommes revenus au quotidien. Comme si le quotidien ne pouvait être rejoint par le pire."

"Faisons bloc sans relâche contre l'islamisme, ses idéologies qui ne reconnaissent ni nos lois, nos droits, notre façon de vivre" a ajouté Emmanuel Macron, qui a dit également vouloir "rassembler tous les Français quelles que soient leurs confessions, leurs convictions". 

"Nous mènerons toujours le combat, et à la fin nous l'emporterons car nous avons cette force d'âme. Nous le faisons pour nos morts, nous le faisons pour nos enfants, nous le faisons au nom de la nation."

MACRON


"Ce n'est en aucun cas un combat contre une religion mais bien contre son dévoiement et ce qui conduit au terrorisme. Attaquer la racine, le terreau sur lequel prospère le terrorisme islamiste est tout aussi vital. (..) C'est un travail de longue haleine, toujours trop lent. Mais nécessaire, dont nous ne céderons rien, bien au contraire."

"Les institutions seules n'y suffiront pas. L'administration seule et les services de l'Etat ne sauraient venir à bout de l'hydre islamiste. C'est la nation toute entière qui doit se mobiliser, agir. Nous n'en viendront à bout que si notre pays se lève pour lutter contre cet islamisme souterrain, qui corrompt les enfants de France. Une société de vigilance, voilà ce qu'il convient de construire. La vigilance, et non le soupçon." 

MACRON


"Face au terrorisme islamiste, nous mènerons le combat sans relâche. 59 attentats ont été déjoués grâce à vous depuis maintenant six ans. Et ce drame n'érode en rien la confiance que j'ai en vous, que la nation place en votre professionnalisme, votre engagement."

MACRON


"Je suis venu parmi vous pour m'incliner devant le sacrifice de vos collègues. (...) Je suis venu parmi vous pour vous assurer que la lumière sera faite, les interrogations levées, les responsabilités établies. La justice passera comme il se doit. Je suis venu parmi vous enfin pour que nous regardions la vérité implacable et en tirions toutes les leçons, pour prendre l'engagement devant vous au nom de l'Etat que de telles dérives se reproduisent. Vos collègues sont tombés sous les coups d'un islam" de dérives. 

MACRON


"Je m'incline au nom de toute la nation devant la douleur des familles et des proches de ceux qui sont tombés" continue le chef de l'Etat, évoquant les maris, femmes, enfants des victimes. "La République sera toujours à vos côtés. Elle l'est dans cette épreuve, elle le sera dans la durée, je m'y engage."

"Je n'oublierai jamais les heures passées à vos côtés jeudi après-midi, quelques heures après le drame" ajoute le Président, évoquant notamment les "remords" et "la solidarité" des membres de la préfecture de police de Paris.

MACRON


"Sept minutes ont suffi pour arracher la vie à quatre des vôtres. Et le tribut aurait été plus lourd encore si un gardien de la paix stagiaire ayant rejoint le métier depuis six jours n'avait fait preuve d'une maîtrise et d'un courage hors norme en neutralisant l'assaillant."

MACRON


Emmanuel Macron prononce un discours en hommage aux quatre victimes de Mickaël Harpon. "Sept minutes. Sept minutes ont suffi à plonger la préfecture de police de Paris dans l'un des drames les plus douloureux de son histoire. Et la France dans la stupeur et l'incompréhension." 

MACRON


Le président de la République s'entretient avec les familles des policiers tués, avant de prononcer un discours.

MACRON


Le président de la République Emmanuel Macron fait son entrée, accompagné du Premier ministre Edouard Philippe.

LÉGION D'HONNEUR


Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner vient de remettre les insignes de chevalier de la légion d'honneur aux quatre victimes à titre posthume.

LÉGION D'HONNEUR


Les cercueils des quatre policiers tués ont fait leur entrée dans la cour de la préfecture de police, recouverts de drapeaux tricolores.

CASTANER


Le ministre de l'Intérieur dirige la première partie de cette cérémonie. La Marseillaise a retenti à son entrée dans la cour de la préfecture de police. Il a ensuite passé en revue les troupes, et doit désormais remettre la légion d'honneur à titre posthume aux quatre policiers tués.

MACRON


Le chef de l'Etat prononcera un discours inspiré du "Clemenceau de 1917".

CASTANER ET NUNEZ


Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner et son secrétaire d'Etat Laurent Nuñez ont répondu avec "précision" à toutes les questions lors de leur audition devant la délégation parlementaire au renseignement, a indiqué son président Christian Cambon.

Si vous n'arrivez pas à suivre le direct vidéo de l'audition de Christophe Castaner en tête de cet article, cliquez ici.

PROTOCOLE


Tous les collègues des quatre personnes tuées ne peuvent pas assister à la cérémonie d'hommage qui va débuter à la préfecture de police de Paris. En effet, pour préserver leur identité, il faudrait qu'ils portent une cagoule ou quelque chose pour masquer leur visage. Or, le protocole ne le permet pas.

QUI SONT LES VICTIMES ? 

CLÉ USB


Selon les information de LCI, la clé USB contenant des images de propagande de l'Etat islamique et des coordonnées de policiers n'a pas été retrouvée au domicile de Mickaël Harpon, mais dans son bureau.

ENQUÊTE PARLEMENTAIRE


Une commission d'enquête sera mise en place à Assemblée nationale "dès la semaine prochaine", annonce le président de l'hémicycle, Richard Ferrand. "Je vais répondre à Christian Jacob qui portera sa demande au nom de son groupe évidemment favorablement puisque chacun a un droit de tirage" pour la création d'une commission d'enquête une fois par session, a-t-il indiqué sur Cnews. Cette commission se mettra en place "dans la foulée, c'est-à-dire dès la semaine prochaine", a précisé le président de l'Assemblée.

NDIAYE


La porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye a déclaré ce matin sur France 2 que "s'il y a eu des choses qui auraient dû être faites qui ne l'ont pas été et qui ont amené à la situation qu'on connaît aujourd'hui, évidemment il faudra des sanctions".

RETAILLEAU


Le sénateur de Vendée et président du groupe Les Républicains au Sénat Bruno Retailleau a réagi à l'attentat de la préfecture de police de Paris.

CLÉ USB


Une clé USB retrouvée dans le bureau de Mickaël Harpon par les enquêteurs contiendrait des vidéos de l'Etat islamique et les coordonnées de plusieurs de ses collègues. 

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Ce que l'on sait sur la clé USB retrouvée dans le bureau de Mickaël Harpon

Ce que l'on sait sur la clé USB retrouvée dans le bureau de Mickaël Harpon

INQUIÉTUDES


Cinq jours après la tuerie de la préfecture de police de Paris, les enquêteurs poursuivent leurs investigations et leurs découvertes. L’une d’elle est inquiétante. Il s’agit d’une clé USB, qui, selon plusieurs sources, contient des vidéos de l’Etat islamique et des données personnelles de collègues de Mickaël Harpon. 

SURVEILLANCE

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Combien de fonctionnaires du ministère de l’Intérieur sont-ils suivis pour radicalisation ?

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HOMMAGE AUX VICTIMES


Après la première audition du jour du ministre de l'Intérieur, un hommage sera rendu dans la matinée aux quatre fonctionnaires de la préfecture de police tués jeudi. Accompagné du Premier ministre Edouard Philippe et des ministres de la Justice Nicole Belloubet et des Armées Florence Parly, Emmanuel Macron prononcera un discours à 11H dans la cour de la préfecture, là même où Mickaël Harpon a été abattu. Auparavant, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner remettra la Légion d'honneur, à titre posthume, aux quatre victimes, dont une femme. Le policier stagiaire qui a tué l'assaillant de 45 ans sera également décoré mais  à une date ultérieure.

CASTANER AUDITIONNÉ


Double audition pour le ministre de l'Intérieur ce mardi : Christophe Castaner sera d'abord entendu à 9H à huis clos par la délégation parlementaire au renseignement à l'Assemblée nationale, puis, dans l'après-midi, par la commission des lois, cette fois devant la presse. La commission des lois du Sénat l'interrogera quant à elle jeudi.

POINT SUR L'ENQUÊTE

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Attaque à la préfecture de police de Paris : Mickaël Harpon était-il sous influence ?

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EXPLICATIONS


L'agent administratif de la préfecture de police qui a tué quatre de ses collègues était habilité secret défense. Qui sont les agents habilités ? Comment sont-ils autorisés à accéder aux documents classifiés ? Comment sont organisés les contrôles ? 

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Secret Défense : combien d'agents habilités en France ? Quels contrôles ?

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INQUIÉTUDES


Selon nos informations, une clé USB a été retrouvée à l'appartement de Mickaël Harpon. Celle-ci cristallise l'attention des enquêteurs.


Selon plusieurs de nos confrères, celle-ci contiendrait des vidéos de propagandes de l'organisation terroriste, Daech, ainsi que les coordonnées de nombreux des collègues de Mickaël Harpon.


Pour le moment, LCI n'est pas en mesure de confirmer le contenu de cette clé USB.

info-tf1

Info tf1/lci

AUDITION


Christophe Castaner sera auditionné par la Commission des lois de l'Assemblée nationale mardi à 17h30.

PROGRAMME


Mardi 8 octobre, Emmanuel Macron présidera en présence d'Edouard Philippe, Christophe Castaner, Nicole Belloubet, Florence Parly, et Laurent Nunez une cérémonie d'hommage aux victimes de cette attaque.


Tout d'abord, Christophe Castaner remettra aux quatre victimes de l'attaque la Légion d'honneur, à titre posthume. 


Ensuite, le président de la République prononcera un discours à la préfecture de police.


A l’issue de la cérémonie, le chef de l'État s’entretiendra en privé avec les familles des victimes.

LÉGION D'HONNEUR


Le policier stagiaire qui a tué Michaël Harpon jeudi à la Préfecture de police se verra bientôt décerner la Légion d'honneur, a indiqué lundi l'Elysée.

   

Âgé de 24 ans, ce gardien de la paix, qui reste anonyme, a demandé que cette décoration lui soit remise "à une date ultérieure" et non mardi, jour de la cérémonie d'hommage aux quatre victimes de l'attaque qui sera présidée par Emmanuel Macron.


Le jeune homme n'était présent à la Préfecture que depuis six jours, quand il s'est retrouvé jeudi à la mi-journée dans la cour face à Mickaël H., qui venait de poignarder quatre collègues dans les locaux. Après plusieurs sommations pour lui demander de se rendre, et voyant qu'il courait dans sa direction en pointant son couteau, il a tiré à deux reprises et l'a tué.

LE PEN


Comme une bonne partie de la droite et de l'extrême droite, Marine Le Pen réclame la démission du ministre de l"Intérieur. "Christophe Castaner devrait tirer les conséquences de cette tragédie dont il est politiquement responsable", a estimé la présidente du Rassemblement national lors d'une conférence de presse à l'occasion du débat sur l'immigration à l'Assemblée. "Nous sommes dans le déni d'Etat et le mensonge d'Etat"

PÉCRESSE


Valérie Pécresse, présidente de la région  Île-de-France, a souhaité lundi, après l'attaque à la préfecture de police de Paris, que la radicalisation soit considérée comme une "incompatibilité  professionnelle" susceptible de déclencher un licenciement. Interrogée sur Europe 1, elle estime que le fait d'être "un radicalisé islamiste (...), qui pense que la loi religieuse est au-dessus de la loi républicaine (...), ne doit pas être compatible avec l'exercice de certaines fonctions".

RÉACTION


Le Conseil français du culte musulman (CFCM)  s'est à nouveau engagé à "œuvrer aux côtés des responsables de lieux de culte" pour "prévenir toute forme de radicalisation", a-t-il affirmé lundi après la tuerie survenue jeudi à la préfecture de police de Paris. 


"Le CFCM dénonce ces actes criminels, commis prétendument au nom de  l'Islam, qui sont inacceptables et insupportables", écrit dans un communiqué Dalil Boubakeur, président par intérim de cette institution.

SIGNALEMENTS AUTOMATIQUES


Eric Diard, député Les Républicains des Bouches-du-Rhône, co-auteur d'un rapport sur la radicalisation dans le service public est revenu pour LCI sur le principe des "signalements automatiques", voulu par Edouard Philippe.


Selon lui, il y a eu "une faille béante" dans la gestion du cas Mickaël H. à partir du moment où "il a quasiment fait l'apologie d'un attentat terroriste". "On était dans un signal très fort (...) il fallait le consigner, lui retirer l'habilitation secret défense et le changer de poste", a estimé le député.

Eric Diard s'est exprimé sur le principe des signalements automatiques pour radicalisationSource : Sujet TF1 Info
JT Perso

ÉLÉMENT


Selon les informations du Point, confirmées à TF1, l'épouse du tueur avait bien envoyé un SMS à une collègue de son mari le matin du drame, "pour l'avertir qu'il n'allait pas bien". Cette collègue aurait alors répondu qu'elle ne l'avait pas vu depuis longtemps.

SÉNAT


Selon un communiqué du Sénat diffusé ce lundi, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner sera entendu jeudi par la commission des Lois du Sénat, une semaine  après l'attaque qui a fait quatre morts à la préfecture de police. La commission, présidée par le sénateur LR Philippe Bas, s'intéressera aux "conditions ayant permis le déroulement" de cette attaque, aux "éléments relatifs à la radicalisation de (son) auteur" et aux "signes qui auraient pu faire apparaître cette radicalisation dans le cadre professionnel".

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