Les syndicats appellent, ce vendredi soir, à la levée des blocages des prisons.
Le mouvement a débuté mercredi après l'attaque mortelle d'un fourgon de transfert de détenu, mardi dans l'Eure.
Retrouvez les dernières informations.

Ce live est à présent terminé. 

LEVÉE DES BLOCAGES

Les syndicats des surveillants pénitentiaires ont appelé ce soir à lever le mouvement de blocage des prisons entamé après l'attaque mortelle d'un fourgon de transfert de détenus mardi dans l'Eure. "Nous appelons (...) à lever les mouvements dans l'ensemble des établissements en France", a déclaré à la presse le secrétaire général de FO Justice Emmanuel Baudin, qui s'exprimait à l'issue d'une réunion au ministère de la Justice. Le syndicaliste a relevé des "avancées importantes" permettant aux agents de travailler dans de "meilleures" conditions de sécurité.

HOMMAGE

Le stade Bollaert-Delelis, principal stade de football de Lens, a décidé de rendre hommage dimanche prochain lors du dernier match de la saison contre Montpellie à Arnaud Garcia, 34 ans. 

L’agent pénitentiaire tué mardi dernier dans l’attaque d’un fourgon dans l’Eure était un supporter lensois. 

BONNE NOUVELLE

Ce matin, Éric Dupond-Moretti a annoncé que les jours de l'agent grièvement blessé dans l'attaque n'étaient plus en danger. On fait le point ici :

SORTI DE L'HÔPITAL

Ce vendredi matin, Éric Dupond-Moretti a annoncé que l'un des trois agents pénitentiaires blessés lors de l'attaque mardi était sorti de l’hôpital et que ses jours n'étaient plus en danger. 

MOUVEMENT CONTINU

Les agents pénitentiaires, insatisfaits des premières réponses du gouvernement à leurs revendications, ont prolongé vendredi pour une troisième journée leur mouvement de blocage des prisons entamé après l'attaque mortelle d'un fourgon de transfert de détenu, mardi dans l'Eure.

"Nous n'avons pas de réponse claire et des engagements clairs de notre ministre concernant les demandes de base que l'on réclame sur les véhicules, les moyens et les systèmes d'élévation de niveau d'escorte", a déclaré à l'AFP Michel Przygoda, agent d'escorte pénitentiaire à la prison de Bordeaux-Gradignan, bloquée par une cinquantaine de personnes.

La mobilisation devait néanmoins y cesser dans l'après-midi, à l'approche de l'ouverture la semaine prochaine d'un nouveau bâtiment où doit être transférée une partie des détenus, première étape d'un futur complexe de 600 places à l'horizon 2027.

"Une contre-proposition a été transmise à la Chancellerie. En attendant, on poursuit l'opération 'Prisons mortes'", a déclaré à l'AFP Jean-Charles Allen, représentant UFAP de la prison des Baumettes à Marseille. "La durée du mouvement reste indéterminée, ça dépendra de la réponse du ministre."

PLACE VENDÔME

L'intersyndicale de l'administration pénitentiaire sera place Vendôme à midi ce vendredi pour une réunion avec Eric Dupond-Moretti, ministre de la Justice. 

APPEL À MAINTENIR LES BLOCAGES

L'intersyndicale des surveillants de prison appelle à maintenir les blocages ce vendredi. Les agents réclament des mesures de protection pour faire face aux risques de leur métier, après l'attaque d'un fourgon mardi lors du transfert d'un détenu, désormais en fuite. Deux agents pénitentiaires avaient perdu la vie. 

SÉCURITÉ DES AGENTS PÉNITENTIAIRES

Après la mort de deux de leurs collègues, les agents pénitentiaires réclament des mesures efficaces pour améliorer leur sécurité. Quelles sont-elles et pourraient-elles s’appliquer rapidement ?

MOBILISATION À CAEN

La mobilisation près des centres pénitentiaires ne faiblit pas ce jeudi. Ici, devant la prison de Caen-Ifs (Calvados), des employés de l'établissement ont brûlé des pneus, comme on peut le voir sur la photo ci-dessous.

Des employés de la prison de Caen-Ifs se tiennent près d'un incendie alors qu'ils bloquent une route lors d'une manifestation, près de la ville de Caen (Calvados), le 16 mai 2024.
Des employés de la prison de Caen-Ifs se tiennent près d'un incendie alors qu'ils bloquent une route lors d'une manifestation, près de la ville de Caen (Calvados), le 16 mai 2024. - LOU BENOIST / AFP

PERQUISITION

Une perquisition a eu lieu mercredi à Évreux (Eure) dans le cadre de l'enquête, a indiqué une source proche du dossier à l'AFP, sans donner plus de détails.

DES ÉTABLISSEMENTS TOUJOURS BLOQUÉS

"Tous les établissements sont bloqués" en Provence-Alpes-Côte-d'Azur avec juste un "service minimum" assuré, d'après Jessy Zagari, délégué régional FO. "Les collègues sont en train d'étudier le relevé de propositions et si c'est acté on remballe, mais pour l'instant beaucoup d'établissements voudraient plutôt voir rajouter des points et mesures supplémentaires", a-t-il dit.


Au centre pénitentiaire d'Alençon-Condé-sur-Sarthe (Orne), le secrétaire FO justice local, Kevin Gripon, attendait une centaine de collègues pour la mobilisation. "L'administration, on la connaît, ils peuvent vous promettre monts et merveilles et puis on ne voit jamais rien venir", a-t-il déclaré.

"RIEN DE CONCRET"

Les représentants syndicaux ont été reçus mercredi à Paris par le ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti, qui a pris un certain nombre d'engagements. Les agents pénitentiaires avaient appelé à maintenir les blocages dans l'attente d'un accord écrit, qui a leur été transmis jeudi matin. Ce "relevé de décisions" prévoit notamment de doter les agents d'armes longues lors des transferts et de limiter les extractions les plus dangereuses, en ayant recours à la visioconférence ou au déplacement des magistrats en prison.


Les agents du centre pénitentiaire de Lorient (Morbihan) ont pu voir le document, "des revendications qu'on a toujours demandées", selon Nicolas Parra, représentant de FO Justice. Dans cet établissement, encore bloqué par une soixantaine d'agents, un "retour à la normale" est attendu dans l'après-midi, selon le syndicaliste. Mais pour Ludovic Motheron, responsable CGT Pénitentiaire en Nouvelle-Aquitaine, il n'y a encore "rien de concret". "Ils nous ont promis quelques petits trucs pour essayer de faire baisser un peu la pression" mais rien d'immédiat, et au centre pénitentiaire de Mont-de-Marsan (Landes), "on a durci le mouvement", a-t-il déclaré. C'est le cas aussi à la prison de Roanne dans la Loire, a indiqué Jean-Louis Picornell, représentant Ufap-Unsa de l'établissement, où "un camion de livraison de nourriture a dû faire demi-tour ce matin"

UN ACCUEIL MITIGÉ

Les agents pénitentiaires étaient "mitigés" jeudi face aux promesses du gouvernement pour améliorer leur sécurité et poursuivaient leur blocage des prisons, deux jours après le décès de deux de leurs collègues dans l'attaque d'un fourgon de transfert en Normandie.


"L'accueil des annonces est mitigé localement, ça ne semble pas suffisant pour l'instant et nous sommes méfiants", a confié Loïc Boyer, secrétaire local FO justice, à l'AFP.

350 ENQUÊTEURS

"Nous avons 350 enquêteurs de la police judiciaire pour repérer, pour arrêter et pour traîner devant la justice ceux qui ont exécuté de sang froid, à la kalachnikov, des agents, des pères de famille qui faisaient leur travail et qui protégeaient la France d'un narcotrafiquant", a déclaré le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin sur le plateau de France 2, ce jeudi. 

UNE CAGNOTTE EN HOMMAGE

Arnaud Garcia est l'un des deux agents tués mardi dans l'attaque d'un fourgon pénitentiaire à hauteur du péage d'Incarville (Eure). Le lendemain, une cagnotte a été créée par la mairie de Blangy-le-Château, commune dans laquelle il était domicilié. Elle a été lancée pour venir en aide à ses proches, dont sa femme enceinte. Les précisions dans notre article ci-dessous. 

DEUX HYPOTHÈSES

Invité sur le plateau de LCI ce jeudi, Thierry Colombié, spécialiste du grand banditisme et de la criminalité organisée, a expliqué l'une des pistes des policiers à la recherche du fugitif Mohamed Amra : "On est sur deux hypothèses : soit ce sont des amis ou des alliés, soit ce sont des ennemis."


"Des ennemis pourraient très bien aller le chercher pour des raisons qui nous échappent à l'heure actuelle", ajoute le spécialiste, selon qui "ils pourraient avoir préparé cette opération commando militaire avec des moyens considérables derrière"

Fiche rouge d'Interpol pour traquer le fugitif : Thierry Colombié explique l'une des pistes des policiersSource : TF1 Info

RASSEMBLEMENT À CAEN

À Caen (Calvados), où étaient basées les deux victimes de l'attaque, une quarantaine du personnel de l'équipe de jour étaient rassemblés vers 6h30 ce jeudi dans la cour d'honneur du centre pénitentiaire autour de palettes, a constaté l'AFP. 


"Le mouvement est reconduit, il y aura une discussion entre les instances nationales et locales des syndicats" pour discuter de la suite du mouvement, a déclaré à l'AFP le secrétaire régional UFAP-Justice. 

VISITE DE SÉBASTIEN LECORNU

Le ministre des Armées Sébastien Lecornu se rendra ce jeudi à la brigade de gendarmerie nationale de Louviers pour échanger avec les fonctionnaires et opérateurs intervenus sur les lieux de l'attaque mortelle.

MOBILISATION DES AGENTS PÉNITENTIAIRES

Les agents pénitentiaires sont toujours mobilisés ce jeudi. Un rassemblement a lieu ce matin devant le centre pénitentiaire de Toulouse-Seysses (Haute-Garonne) en soutien aux deux agents tués mardi par un commando armé. Les journalistes de Bonjour ! La Matinale étaient sur place.

Agents pénitentiaires : la mobilisation continueSource : TF1 Info

LES MOTS DU PÈRE D'ARNAUD GARCIA

Au lendemain de l'attaque d'un fourgon à une barrière de péage dans l'Eure, des centaines de personnes ont observé ce mercredi une minute de silence à l'appel de l'intersyndicale nationale. Le père d'Arnaud Garcia, l'un des deux agents tués, raconte sa peine et sa "colère" au micro de TF1. Une interview à revoir ci-dessous.

"NOUS VOUS PUNIRONS"

"Nous vous traquons", a prévenu Gabriel Attal. Près de 48 heures après l'attaque spectaculaire contre un fourgon pénitentiaire, qui a fait deux morts et trois blessés graves parmi les agents, policiers et gendarmes tentaient jeudi de remonter la piste du détenu évadé et de ses complices.


"L'enquête progresse" et mobilise des "moyens massifs", a assuré mercredi après-midi le Premier ministre devant l'Assemblée nationale, répétant une nouvelle fois aux auteurs de ces crimes sanglants : "Nous vous retrouverons et nous vous punirons".

LE POINT SUR LA SITUATION

Voici les dernières informations sur l'attaque du fourgon pénitentiaire qui a eu lieu mardi 14 mai, à hauteur du péage d'Incarville (Eure) :


- Le ministre de l'Intérieur a saisi mercredi la justice pour qu'elle enquête sur la fuite sur les réseaux sociaux des images du péage d'Incarville, où a eu lieu l'attaque.


- Mercredi, Interpol a émis une notice rouge à l'encontre de Mohamed Amra, dit "la Mouche", le détenu de 30 ans qui s'est évadé lors de l'attaque à l'arme lourde contre le fourgon pénitentiaire.


- La commission des Lois de l'Assemblée nationale va créer une mission chargée de faire des propositions, d'ici un mois, "sur le transfèrement et les extractions de l'administration pénitentiaire", a annoncé mercredi son président, le député Renaissance Sacha Houlié.


- La mairie d'Incarville organisera ce jeudi, à 18 heures, un "recueillement silencieux" en hommage aux deux agents pénitentiaires tués dans l'attaque du fourgon.


- Malgré l'ouverture d'un dialogue avec le ministre de la Justice sur certaines de leurs revendications, dont se sont félicités les représentants des syndicats de l'administration pénitentiaire, ces derniers ont appelé à maintenir les blocages de prison ce jeudi, dans l'attente d'un accord écrit. Les syndicats ont par ailleurs déclaré avoir obtenu des "engagements" de la part du ministère, notamment pour améliorer l'armement des agents lors des transferts.

BONJOUR

Bonjour et bienvenue dans ce direct consacré à l'attaque mortelle d'un fourgon pénitentiaire dans l'Eure. Retrouvez ici les dernières informations sur le sujet.

Un signalement contre la diffusion d'images choquantes. Mercredi 15 mai, le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a saisi la justice pour qu'elle enquête sur la fuite sur les réseaux sociaux des images du péage d'Incarville dans l'Eure. C'est à cette station que s'est déroulée l'attaque mortelle du fourgon pénitentiaire, a appris l'AFP auprès de son entourage. "Le ministre de l'Intérieur a fait un article 40 au procureur de Paris contre les vidéos du péage d’Incarville qui ont fuité", a précisé l'entourage.

L'article 40 du Code de procédure pénale impose à toute autorité ayant connaissance d'un crime ou d'un délit de le signaler à la justice. Le signalement s'appuie, selon son entourage, sur l'article 226-21 du Code pénal qui réprime "le fait, par toute personne détentrice de données à caractère personnel (...) de détourner ces informations de leur finalité", un délit passible de cinq ans de prison et 300.000 euros d'amende. Sollicité par l'AFP, le parquet de Paris n'avait pas répondu dans l'immédiat.


La rédaction de TF1info

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