EN DIRECT - Attaque à Paris : l'assaillant placé en détention provisoire à l'isolement

par M.G avec le service police/justice de TF1/LCI
Publié le 2 décembre 2023 à 22h48, mis à jour le 7 décembre 2023 à 9h57

Source : TF1 Info

Quatre jours après l'attaque au couteau qui a coûté la vie à un touriste, samedi, près de la Tour Eiffel, l'assaillant a été mis en examen ce mercredi.
Son avocate annonce qu'il a été placé à l'isolement en détention provisoire.
Suivez les dernières informations en direct.

Ce live est à présent terminé. 

Info TF1/LCI

LES CIBLES DE L'ASSAILLANT

Lors de sa garde à vue, l'assaillant, Armand R., a évoqué plusieurs cibles envisagées pour commettre son acte. Parmi elles, le jardin mémorial des enfants du Vel d'Hiv, dans le quinzième arrondissement parisien. 

Urgent

L'ASSAILLANT PLACÉ À L'ISOLEMENT

Mis en examen quelques heures plus tôt, Armand R. a été placé en détention provisoire à l'isolement à l'issue de son passage devant le juge des libertés et de la détention, selon son avocate Me Clémentine Perros. 

BORNE PRÊTE À METTRE DAVANTAGE DE MOYENS

Elisabeth Borne se dit prête à mettre davantage de moyens pour protéger les Français après l'attaque mortelle au couteau commise samedi à Paris.


"Tous les pays du monde sont exposés à des risques qu'il faut déjouer. Nous mobilisons des moyens pour ces Jeux olympiques (de Paris) et on en mobilisera davantage si c'est nécessaire", affirme la Première ministre dans un entretien au "Figaro" mis en ligne mercredi soir.


"Avec les lois de programmation récemment votées, les budgets des ministères de l’Intérieur, de la Justice et des Armées ont encore été renforcés. S’il le faut, on ira encore plus loin", ajoute-t-elle. La cheffe du gouvernement suggère notamment que les individus comme l'assaillant samedi, connu des services de renseignement pour son islamisme radical et ses troubles psychiatriques, puissent faire l'objet d'une "attention encore plus soutenue".

Urgent

ARMAND R. MIS EN EXAMEN

L'homme, qui a tué un touriste allemand et blessé deux autres personnes samedi soir, est mis en examen pour "assassinat en relation avec une entreprise terroriste en récidive", "tentative d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste en récidive" et "association de malfaiteurs terroriste en vue de la préparation d'un ou plusieurs crimes", nous indique l'avocate de l'assaillant. 

LA GARDE À VUE DU SUSPECT LEVÉE

La garde à vue d'Armand R-M a été levée ce jour à 16h, indique à TF1-LCI le parquet national antiterroriste, et il a été présenté à un juge. Le PNAT demande son placement en détention provisoire.


Par ailleurs, une information judiciaire a été ouverte.

FIN DE GARDE À VUE POUR LA PROCHE D'ARMAND R.

La garde à vue de la jeune femme, considérée comme une proche du terroriste, a été levée, confirme le Parquet antiterroriste à LCI-TF1, ce mercredi matin. La garde à vue a été levée "sans poursuites à ce stade", a-t-on précisé, au sujet de cette femme déjà connue des services de renseignement et que l'assaillant avait "vue la veille" de son passage à l'acte, selon une source proche de l'enquête. Armand R., l'auteur de l'attaque, doit être présenté mercredi à un juge antiterroriste en vue d'une mise en examen.

LE SUSPECT PRÉSENTÉ MERCREDI À LA JUSTICE

Le Franco-Iranien Armand R. sera présenté mercredi à la justice antiterroriste, quatre jours après l'attaque mortelle au couteau à Paris.


D'après une source proche du dossier, sa garde à vue était toujours en cours mardi soir et il sera présenté mercredi à la justice antiterroriste, a priori en fin de journée.

"NOUS PRENONS DES MESURES, VOUS ETES DANS LA POSTURE"

Interrogée par Marine Le Pen, Elisabeth Borne accuse : "Quand la France est touchée, il y a ceux qui agissent en responsabilité. Et puis il y a vous et votre parti qui vous vous précipitez pour alimenter les polémiques. Vous qui ne respectez jamais le travail des enquêteurs et de la justice, et tirez toujours les conclusions sans connaitre les faits. Vous qui remettez en cause le travail de nos services de renseignement. Depuis 2017, malgré une menace qui ne cesse de se renouveler, 43 attentats ont été déjoués, 1500 personnes interpellées et présentées à la justice."


"Pendant ce temps, où étiez vous en 2017, avec vos députés, lors du vote de la loi renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme ? Une loi permettant de fermer des lieux de culte où se propage la haine. (...)  Le Rassemblement national s'est systématiquement opposé aux mesures renforçant la sécurité des Français. Nous agissons, vous polémiquez. Nous prenons des mesures, vous êtes dans la posture."

"UN NOMBRE RECORD D'HOMICIDES"

Lors des questions au gouvernement, Olivier Marleix, patron du camp LR, attaque le gouvernement : "En 2023, le nombre d'homicides dans notre pays battra tous les records depuis 50 ans. Les Français attendent aujourd'hui un changement radical. Il suppose, sur la loi immigration, de ne pas détricoter le texte du Sénat, ce que votre majorité a fait toute la semaine dernière. Ce changement, il suppose de changer notre code de la nationalité, vous vous y refusez systématiquement."


Réponse d'Elisabeth Borne : "Ce débat sur l'immigration, vous l'aurez ici. Mais en l'occurrence, nous parlons d'un terroriste qui était français."

"IL NE CONNAISSAIT RIEN À L'ISLAM"

Face aux enquêteurs, le père d'Armand, se définit comme athé mais ayant grandi dans une famille musulmane, revient sur la conversion à l'islam de son fils, en 2015 : "J'ai bien senti qu'il n'y connaissait rien. On aurait dû mieux l'accompagner dans son choix cultuel. Il l'a fait seul, dans sa chambre et sans nous", a-t-il dit lors de sa garde à vue. 

"JE N'AI PLUS DE FILS"

Au cours de son audition en garde à vue, qui s'est achevée hier, la mère d'Armand R. "demande pardon à la France". Cette femme, âgée de 62 ans et arrivée en France avec son mari dans les années 1980 pour fuir le régime iranien, a déclaré aux enquêteurs : "J'aime ce pays ! Je demande pardon à la famille de l'Allemand mort à cause de cet individu. Je pleure avec eux", dit-elle refusant désormais de prononcer le nom de son fils. Selon nos informations, à un autre moment, elle lâche : "Je n'ai plus de fils. J'ai pourtant suivi comme vous cet individu après sa détention sur ses obligations médicales. J'ai été présente", se désole-t-elle, apparemment effondrée.

L'AUTEUR "ASSUME"

Lors de sa garde à vue, l'auteur de l'attaque mortelle au couteau samedi près de la tour Eiffel a dit "assumer" son acte. Le Franco-iranien de 26 ans a affirmé avoir œuvré "en réaction à la persécution des musulmans dans le monde". Selon une source proche de l'enquête, lors de son audition, l'individu est apparu "très froid", "clinique" et "désincarné".

EXPLICATIONS

Samedi, Armand R., un Franco-Iranien de 26 ans connu pour des troubles psychiatriques, a tué une personne et en a blessé deux autres à Paris. Condamné en 2018 à cinq ans de réclusion après un projet d'attaque terroriste, dont un an de sursis et trois ans de mise à l'épreuve, il était sorti de prison en 2020. Fiché S en raison de sa radicalisation islamiste, l’individu a fini par mettre ses plans à exécution, trois ans après sa remise en liberté.

GARDE À VUE LEVÉES

Les gardes à vue des deux parents de l'assaillant au couteau de la tour Eiffel ont été levées en fin d'après-midi sans poursuite à ce stade, a indiqué le parquet national antiterroriste. Ils "sont très attachés à la France", avait expliqué lundi en milieu de journée une source proche de l'enquête à l'AFP. "Il reste donc deux gardes à vue en cours", celles de l'auteur de l'attaque et d'une personne de son entourage, d'après le ministère public.


Cette connaissance est "une femme qu'il a vue la veille", d'après la source proche de l'enquête, selon qui elle est connue des services de renseignement, a été interpellée en Seine-Saint-Denis et avait des velléités de départ sur zone de conflit.

CONDOLÉANCES

En déplacement à Bonn, en Allemagne, la présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet a présenté les "condoléances" de la représentation nationale aux parlementaires allemands. "Le combat pour nos valeurs, face aux terrorisme, ne peut être mené qu'ensemble et ne peut être que gagné", a-t-elle notamment déclaré. 

TOUR EIFFEL

Selon une source proche de l'enquête, en garde à vue, l'assaillant a expliqué avoir choisi de mener son attaque près de la Tour Eiffel parce que c'est un "lieu symbolique" et "qu'il n'a pas supporté qu'elle soit allumée aux couleurs d'Israël".

PRÉCISIONS

L'auteur de l'attaque au couteau qui a fait un mort et deux blessés samedi près de la Tour Eiffel "assume et revendique totalement son geste" et "tout laisse à penser qu'il a agi seul", a indiqué lundi à l'AFP une source proche de l'enquête. Trois autres gardes à vue étaient toujours en cours lundi midi.


Outre des membres de sa famille, une femme, déjà connue des services de renseignement, a été interpellée à Pierrefitte-sur-Seine (Seine-Saint-Denis). L'assaillant l'a "vue la veille" de son passage à l'acte, selon la source proche de l'enquête. Les enquêteurs vont maintenant s'attacher à déterminer l'éventuel rôle qu'elle aurait pu jouer dans l'attaque.


L'assaillant fiché pour radicalisation islamiste (FSPRT), interagissait régulièrement "avec des personnes connues des services de renseignement pour islam radical", a ajouté cette source. Mais, ces personnes n'étaient pas "considérées comme étant porteuses de menaces". Les surveillances des services de renseignement ont été "accrues" depuis début octobre, lorsque il a quitté le domicile de ses parents et est parti s'installer en Essonne, a encore dit cette source

ACCUSATIONS DE RATAGE

Face aux accusations de "ratage" dans le suivi psychiatrique de l'auteur de l'attaque de Paris, des psychiatres s'émeuvent d'une mise en cause "à chaud" dans une affaire mêlant jihadisme et pathologie et dénoncent "une attaque grossière contre une profession déjà maltraitée". Gérald Darmanin a mis en avant aujourd'hui un "ratage psychiatrique" dans le suivi du jeune islamiste radical ayant perpétré l'attentat mortel au couteau près de la tour Eiffel samedi soir à Paris, ajoutant que "les médecins ont considéré à plusieurs reprises qu’il allait mieux".


"La communauté psychiatrique commence à s'émouvoir des propos du ministre de l'Intérieur. Parler d'un raté de la psychiatrie, c'est une attaque assez grossière contre notre profession, déjà maltraitée", déclare à l'AFP Bernard Granger, professeur de psychiatrie à l'université Paris-Cité. Il déplore "une réaction à chaud où l'on cherche des responsables", et pointe "les incertitudes toujours très grandes sur les passages à l'acte".

GÉRALD DARMANIN

Le ministre de l'Intérieur a pris la parole cet après-midi pour évoquer l'attentat mené à Paris. Retrouvez sa prise de parole ici : 

Attentat à Paris : Gérald Darmanin s'exprimeSource : TF1 Info

GARDE À VUE

Selon une source proche de l'enquête à LCI, l'assaillant "s'exprime" face aux enquêteurs dans le cadre de sa garde à vue. Il a affirmé que son acte avait été perpétré "en réaction aux persécutions subies par les musulmans dans le monde". Des propos qu'il avait déjà tenus face aux policiers qui l'avaient interpellé samedi. Selon le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, l'homme cite notamment la Palestine et l'Afghanistan. 


En garde à vue, l'assaillant aurait également assuré avoir "agit seul". Sa détention peut durer jusqu'à 96 heures. Trois de ses proches sont également toujours entendus par les enquêteurs : ses parents ainsi que sa soeur. 

L'INQUIÉTUDE AVANT LES JEUX OLYMPIQUES

Après deux attaques terroristes sur le sol français depuis le 7 octobre, dont celle de samedi, l'imminence des JO de Paris inquiète. La cérémonie d'ouverture, supposée se tenir sur plusieurs kilomètres de la Seine, est particulièrement exposée. Invité sur LCI, l'ancien directeur général de la police nationale Frédéric Péchenard suggère un repli sur le Stade de France.

L'ASSAILLANT "ASSUME ET REVENDIQUE TOTALEMENT SON GESTE"

L'auteur de l'attaque au couteau "assume et revendique totalement son geste" et "tout laisse à penser qu'il a agi tout seul", a indiqué ce lundi à l'AFP une source proche de l'enquête, une information confirmée à TF1-LCI. 


Durant sa garde à vue, il dit avoir agi en "réaction à la persécution des musulmans dans le monde". Il apparaît "plutôt froid" et "détaché", selon cette même source.

JORDAN BARDELLA ÉVOQUE LA "PRISON À VIE" POUR LES CONDAMNÉS ISLAMISTES

Le président du RN Jordan Bardella se dit favorable à une rétention de sûreté automatique pour les condamnés islamistes. "Je ne crois pas en la déradicalisation. L'islamiste d'aujourd'hui est le terroriste de demain", déclare-t-il. Cela veut dire prison à vie ? "Oui, pourquoi pas ?"

"UNE PÉRIODE DE TRÈS GRANDE TENSION"

"Nous sommes entrés dans une période de très grande tension", déclare sur LCI Frédéric Péchenard, ancien directeur général de la Police nationale, membre du Conseil de Paris (LR). "Nous aurons probablement d'autres attentats", prévient-il. "Il y a une menace endogène, avec des personnes qui passent à l'acte. Les services de renseignements les connaissent, la difficulté est de les suivre et de savoir quand et s'ils vont passer à l'acte."

Urgent

OUVERTURE D'UNE ENQUÊTE JUDICIAIRE EN ALLEMAGNE

Le parquet fédéral allemand a indiqué ce lundi avoir ouvert une enquête, alors que la victime est un touriste germano-philippin. "Nous avons ouvert une enquête", a déclaré à l'AFP une porte-parole du parquet fédéral, confirmant une information de l'hebdomadaire allemand Der Spiegel.

JORDAN BARDELLA : "FAILLITE DU TRAITEMENT DE LA RÉCIDIVE"

Le président du Rassemblement national Jordan Bardella dénonce une "faillite du traitement de la récidive". "Tout n'est pas fait pour mettre la communauté nationale hors de portée de ses ennemis", déclare-t-il. "Notre objectif est clair : infliger le plus de dégâts possibles à la mouvance islamiste. La riposte doit être globale."

TOURISME

L'attaque a eu lieu dans un quartier touristique, qui sera au cœur de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques l'été prochain. Comment réagissent les touristes et les commerçants ?

LA CÉRÉMONIE D'OUVERTURE DES JO PAS REMISE EN CAUSE

Sujet de nombreux questionnements autour de la sécurité, la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques 2024, qui doit se tenir sur la Seine, n'est pas remise en cause par cette attaque terroriste. La ministre des Sports Amélie Oudéa-Castera a assuré ce lundi matin que délocaliser la cérémonie n'était pas "une hypothèse" actuellement envisagée.


"On n'a pas de plan B, on a un plan A dans lequel il y a plusieurs plans Bis", a-t-elle affirmé au micro de France Inter. La menace terroriste "n'est pas nouvelle et n'est ni spécifique à la France, ni spécifique aux Jeux", a souligné la ministre, qui assure mettre "tout en ordre pour la réduire au maximum avec un état de vigilance absolu".

"LE RENSEIGNEMENT A TROP DE MONDE À SUIVRE"

La députée du Rassemblement national Marine Le Pen estime que le renseignement français a "trop de monde à suivre". "Je ne mets pas en cause les services de renseignement qui font un très bon travail mais... ils ont trop de monde à suivre", a déclaré sur France Bleu Nord la présidente du groupe RN à l'Assemblée nationale.


"Si on commençait par expulser l'intégralité de ceux qui sont étrangers dans notre pays et qui sont radicalisés, si déjà, on envisageait de déchoir de leur nationalité et d'expulser ceux qui ont commis des actes terroristes ou ceux qui sont radicalisés, il y aurait beaucoup moins de gens à suivre", a affirmé l'ex-candidate à la présidentielle. Selon elle, le gouvernement "ne prend pas la mesure de la multiplication des attentats terroristes".

LE PARCOURS DE L'ASSAILLANT "CONFORME AU DROIT"

Le parcours "médical, administratif et pénal" de l'auteur de l'attaque au couteau était "conforme à ce qui a été prescrit et à l'état du droit", souligne le porte-parole du gouvernement Olivier Véran. Mais cela pose la question de "l'adaptation du droit", insiste-t-il sur RTL.


"Les obligations ont été remplies et pour autant, il a pu tuer. Donc est-ce qu'il faudrait renforcer le droit de manière à éviter que ce type de drame ne réapparaisse un jour ? Par exemple, se pose la question d'avoir une prolongation de l'injonction de soins lorsqu'il s'agit de personnes qui cumulent la pathologie psychiatrique et la radicalisation."

GÉRALD DARMANIN ADMET "UN RATAGE SUR LE VOLET PSYCHIATRIQUE"

"De ce que je sais, nous avons fait le maximum dans le cadre de la loi", indique le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, sur BFMTV. "Il y a manifestement eu un ratage sur le volet psychiatrique,  les médecins ont considéré à plusieurs reprises qu’il allait mieux", affirme-t-il. "La DGSI a proposé l'hospitalisation psychiatrique. Sa mère a refusé. Il faudrait que le préfet puisse se substituer et puisse prononcer une injonction de soins", a-t-il martelé, après ses propos tenus dimanche soir au 20H de TF1.


"Il sort de prison en 2020 avec un discours 'je ne suis plus dans l'islam radical'", a encore ajouté le ministre. "Les policiers ne le croient pas, car la DGSI demande une visite domiciliaire. Elle sera refusée par le juge. Je suis le premier à regretter qu'il n'autorise pas les policiers à faire leur travail jusqu'au bout."

QUESTIONS AUTOUR DU SUIVI DE L'ASSAILLANT

Y a-t-il eu des manquements au suivi d'Armand R., 26 ans ? La mère du suspect avait signalé un changement de comportement de son fils à la fin du mois d'octobre. 

Attaque au couteau : un suivi défaillant ?Source : TF1 Info

SCHOLZ "BOULEVERSÉ"

Sur le réseau social X, Olaf Scholz a fait part de son émotion après qu'un touriste, de nationalité allemande et né aux Philippines, a été mortellement tué au cours de l'attentat perpétré aux environs de la tour Eiffel, samedi soir.

INQUIÉTUDE DE LA MÈRE

Quelques semaines avant les faits, la mère de l'assaillant avait prévenu les autorités d'une dégradation de l'état psychologique de son fils.

DARMANIN VEUT QUE LES AUTORITÉS PUISSENT DEMANDER "UNE INJONCTION DE SOINS"

Invité du 20H de TF1, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a réclamé ce dimanche que les autorités "puissent demander une injonction de soins" pour une personne radicalisée suivie pour troubles psychiatriques.

Info TF1/LCI

DES PERQUISITIONS CHEZ LE SUSPECT ET SES PROCHES

Ce dimanche, deux perquisitions ont été menées simultanément. Au domicile des parents d'Armand R. dans les Hauts-de-Seine, mais également au sein de l'appartement du suspect dans l'Essonne. Selon nos informations, divers livres que le suspect a écrit lui-même ont été retrouvés par les policiers de la brigade criminelle de la PJ parisienne, assistés de la BRI-PP. Ces écrits étaient placés autour de son lit, juste à côté d'un Coran. Les manuscrits sont en cours d'analyse par les enquêteurs.

DARMANIN SUR LES JO

"Aux alentours de Bir Hakeim et des quais de Grenelle à Paris, il y aura un cordon qui empêchera les gens de rentrer sans la présentation de certains documents, en l'occurrence un QR Code", rappelle Gérald Darmanin au sujet de la sécurisation des zones sensibles à Paris pendant les Jeux Olympiques. "Dans la même semaine, on reproche au ministère de l'Intérieur d'avoir un QR code pour entrer dans ce périmètre de sécurité et trois jours après on demande si on a les moyens de sécurité", fustige le "premier flic de France". "Nous avons mis des paramètres de sécurité à Paris et dans toutes les grandes villes pour pas qu'il ne se passe ce genre de chose", conclut-il. 

INJONCTION DE SOINS

"L'assaillant est un malade psychiatrique. Il a arrêté les soins à la demande de cetains médecins", rappelle Gérald Darmanin. "Ce qu'il faut sans doute changer, c'est le pouvoir public - le préfet ou les policiers - puisse demander et exiger des injonctions de soin. Aujourd'hui, ce n'est pas le cas", ajoute le ministre de l'Intérieur. "Les policiers ne sont pas médecins mais ils doivent gérer les personnes qui sont sous des troubles psychotiques qui, par ailleurs, adhèrent à l'Islam radical", justifie-t-il encore sur TF1. 

DARMANIN SUR TF1

"La France est durablement sur le coup de la menace terroriste islamiste. il faut donner des moyens à nos policiers et une réponse pénale extrêmement ferme", indique Gérald Darmanin, ce dimanche, sur TF1. 

INQUIÉTUDES

"Fin octobre 2023, la mère de l'agresseur avait signalé son inquiétude quant à son fils qui se repliait sur lui-même", indique le procureur antiterroriste, Jean-François Ricard. Pour autant, "aucun élément" ne permettait d'engager de nouvelles poursuites pénales, après celles dont il avait précédemment fait l'objet. 

ALLÉGEANCE A L'ÉTAT ISLAMIQUE

"L'auteur des faits avait enregistré une vidéo avant de passer l'acte. Dans ce film, [...] il prêtait allégeance à l'état islamique et apportait son soutien à des djihadistes agissant dans différentes zones" du monde, déclare le procureur antiterroriste, Jean-François Ricard. 

BILAN VICTIMAIRE

"Le bilan victimaire est le suivant : une personne décédée, deux personnes blessées à coups de marteau. Ces dernières ont pu regagner leur domicile. Deux autres personnes, qui accompagnaient la victime, restent particulièrement choquées. Elles demeurent sous surveillance", indique le procureur antiterroriste, Jean-François Ricard. 

PERSONNE TUÉE

La personne tuée samedi a reçu "trois coups de couteau, quatre coups de marteau", déclare le procureur antiterroriste, Jean-François Ricard. 

LE PROCUREUR DU PNAT S'EXPRIME

Le procureur antiterroriste Jean-François Ricard prend la parole devant la presse. 

CONFÉRENCE DE PRESSE

Le procureur antiterroriste Jean-François Ricard tient une conférence de presse dimanche à 19h30. Il doit prendre la parole dans une dizaine de minutes pour faire le point sur l'enquête après l'attaque survenue samedi. 

RÉUNION SÉCURITAIRE

Une réunion sécuritaire s'est tenu ce dimanche, en fin d'après-midi, à Matignon autour d'Elisabeth Borne, à la demande d'Emmanuel Macron. Étaient notamment présents les ministres de l'Intérieur Gérald Darmanin, de la Justice Eric Dupond-Moretti et de la Santé Aurélien Rousseau.

ATTENTATS

"Plus de 40 attentats" ont été déjoués en France depuis 2017, assure dimanche Laurant Nunez, le préfet de police de Paris. 

"UNE INTERVENTION REMARQUABLE"

"L'intervention des policiers a été remarquable. Ils sont intervenus très vite", juge Laurent Nunez, sur BFMTV. "Il faut saluer leur courage et leur détermination", ajoute le préfet de police de Paris. 

RADICALISATION

Armand R-M. s'est "intéressé" à l'islam en 2014 puis converti après avoir rencontré en 2015 un djihadiste, Maximilien T., par l'intermédiaire d'un site de graffitis, selon le tribunal de Paris. Alors étudiant en biologie, il forme alors le projet de rejoindre le groupe État islamique en zone irako-syrienne.


Après son interpellation en 2016, un psychologue l'ayant suivi estime que "son besoin de repères" a accéléré la radicalisation, "l'État islamique lui donnant notamment des critères directifs de son mode de vie". Peu de temps après avoir été arrêté, l'intéressé affirme pourtant : "Je me suis radicalisé et auto-déradicalisé". "Je ne suis plus musulman mais je m'intéresse quand même à ce qu'il se passe là-bas", dit-il. Mais pour le tribunal, ce processus de déradicalisation apparait "fragile". D'ailleurs, confronté à ses contradictions, il reconnaît, en 2016, avoir "encore des idées noires" - "l'attentat de Nice ne (lui) ayant pas déplu". 


Depuis le printemps-été 2022, cet individu à la personnalité "très influençable", "très instable", suscitait à nouveau des inquiétudes, selon la source sécuritaire relayée par l'AFP. Après son arrestation samedi soir, il a déclaré aux policiers "qu'il en voulait à ce qu'il se passait à Gaza, que la France serait complice de ce que faisait Israël. Il aurait dit qu'il en avait marre de voir des musulmans mourir, tant en Afghanistan qu'en Palestine", a précisé le ministre de l'Intérieur. "L'actualité récente pourrait l'avoir fait décompenser", juge la source sécuritaire.

AVERTISSEMENT DU CFCM

Dans un communiqué publié ce dimanche, le Conseil français du culte musulman "réitère son appel aux musulmans de France à l’extrême vigilance". L'instance, qui craint que le "drame tragique  (l'attaque du pont Bir Hakeim) soit instrumentalisé par des officines d’extrême droite pour exacerber les tensions et stigmatiser toute une communauté", "exhorte les victimes à déposer systématiquement plainte et à ne rien sous-estimer". "Les mots, les inscriptions, les insultes, les menaces sont souvent et malheureusement des annonciateurs d’actes plus graves", ajoute-t-elle. 

UN "CRIME ABOMINABLE"

"L'attaque islamiste au couteau d'un jeune homme à la Tour Eiffel à Paris est un crime abominable. Nos pensées vont à la famille et aux amis de la personne tuée, ainsi qu'aux autres blessés de cet acte horrible", a déclaré Nancy Faeser, lors d'une interview au groupe de médias Funke, ce dimanche. "Cet acte de violence brutal montre à quel point la menace du terrorisme islamiste est aiguë et sérieuse", continue la ministre allemande de l'Intérieur, qui précise que Berlin "lutte côte à côte" avec Paris "contre le terrorisme islamique". 

AUDITIONS

Les parents de l'assaillant présumé Armand R-M se trouvent actuellement en garde à vue, indique une source policière à TF1/LCI. En tout, trois personnes de l'entourage du suspect sont entendus par les enquêteurs du PNAT. 

GARDE À VUE EN COURS

La garde à vue du suspect de l'attaque au couteau et au marteau a débuté sa garde à vue. Il est actuellement entendu par les enquêteurs du PNAT. 

DES TOURISTES SOUS LE CHOC

L'attaque au couteau qui a couté la vie d'un touriste allemand est survenue sur un site hautement touristique de la capitale. Cet attentat est-il de nature à décourager les voyageurs étrangers dans les prochains mois ? TF1 est allé leur poser la question, entre le pont de Bir Hakeim et la tour Eiffel.

DARMANIN AU 20H DE TF1

Le ministre de l'Intérieur est l'invité d'Anne-Claire Coudray ce dimanche soir, au lendemain de l'attaque perpétrée près de la tour Eiffel qui a fait un mort et deux blessés.

HOLLANDE APPELLE À RESTER "UNIS"

Sur le réseau social X, l'ancien président François Hollande a adressé "toutes (ses) pensées aux victimes de l’attaque terroriste" et assuré que "face au terrorisme islamiste, nous devons rester ensemble, unis". Pour rappel, un homme de 23 ans a été tué et deux personnes ont été blessées par un homme radicalisé, armé d'un couteau et d'un marteau, non loin de la Tour Eiffel.

EN DIRECT DU SIÈGE DE LA PJ

Le suspect Armand R. est actuellement en garde à vue au siège de la police judiciaire, à Paris. Son état de santé lui permettant d'être entendu par les enquêteurs, il pourra être assisté par un avocat tout au long de son audition. À noter qu'une garde à vue pour des faits présumés de terrorisme peut durer jusqu'à 96 heures.

L'assaillant en garde à vue au siège de la police judiciaireSource : TF1 Info

Urgent

LE PARQUET S'EXPRIME CE SOIR

Le procureur national antiterroriste Jean-François Ricard tiendra une conférence de presse dimanche à 19h30, a annoncé le parquet national antiterroriste dans un communiqué. Elle se tiendra au tribunal judiciaire de Paris.

BOMPARD DÉMENT "SIGNIFICATION POLITIQUE GÉNÉRALE"

Manuel Bompard a appelé, ce dimanche sur LCI, à "ne pas donner de signification générale" à l'attaque au couteau à Paris, y voyant d'abord l'acte "d'une personne qui est manifestement déséquilibrée". 


"Je propose de ne pas donner de signification politique générale aux actions insupportables d'une personne qui est manifestement déséquilibrée", a réagi Le coordinateur de La France insoumise, exprimant son "effroi" et son "émotion".

RÉUNION SÉCURITAIRE

Emmanuel Macron a demandé à Elisabeth Borne de tenir une réunion sécuritaire cet après-midi, selon son entourage à nos confrères de l'AFP. Sont convoqués à ce rendez-vous les ministres de l'Intérieur Gérald Darmanin, de la Justice Eric Dupond-Moretti et de la Santé Aurélien Rousseau. Dans la matinée, Emmanuel Macron s'est déjà entretenu avec sa Première ministre, Gérald Darmanin et le directeur général de la sécurité intérieure (DGSI), Nicolas Lerner. 

OLAF SCHOLZ "CHOQUÉ"

Le chancelier allemand s'est dit "choqué par l'attentat terroriste de Paris au cours duquel un Allemand a été tué et plusieurs personnes ont été blessées". Sur X, Olaf Scholz a indiqué que ses "pensées vont aux blessés, aux familles et aux amis des victimes. Il apparaît à nouveau clairement pourquoi nous nous opposons résolument à la haine et à la terreur".

LES TOURISTES PARISIENS CHOQUÉS

Ce dimanche matin, des journalistes du 13H de TF1 sont allés à la rencontre de touristes. "C'est affreux. Je n'irai plus à Paris, à cause de ça", confie l'un d'eux.

Attaque près de la tour Eiffel : les touristes choquésSource : TF1 Info

SUIVI PSYCHIATRIQUE

"À l'issue de sa période d'incarcération, il lui avait été ordonné d'être suivi" d'un point de vue psychiatrique, a expliqué le ministre sur France 3 au sujet de l'assaillant sorti de prison en 2020, de source proche du dossier, après une condamnation pour un projet d'attentat en 2016. 


"On a les premiers éléments, où il a (ce) suivi, puis il s'est installé dans un autre département. On est en train de reconstituer la suite des éléments", a précisé M. Rousseau, en soulignant qu'il était encore "trop tôt" pour avoir l'ensemble des informations. "Il avait un suivi qui n'était pas un suivi où il devait être hospitalisé, il devait suivre un traitement", a relevé le ministre de la Santé. 

LES 2 BLESSÉES EN BONNE SANTÉ

"Les deux personnes blessées dans la deuxième phase d’attaque, avec un marteau de ce terroriste, sont aujourd'hui en bonne santé", indique Aurélien Rousseau sur France 3, selon qui il n'y a "pas de pronostic vital" engagé les concernant. Pour rappel, une personne de nationalité britannique et une autre de nationalité française ont été agressées par l'assaillant hier soir dans le 16ᵉ arrondissement de Paris, de l'autre côté du pont Bir Hakeim. 


"Elles ont eu des traumatismes superficiels mais évidemment des traumatismes psychologiques qui vont être immenses, comme les personnes qui accompagnaient la victime qui est malheureusement décédée d’un coup de couteau", a ajouté le ministre de la Santé. 

"DES RISQUES POUR LES JO"

Après l'attaque au couteau, le vice-président de la région Île-de-France  a souligné les "risques qui pèsent" sur la sécurité des JO, prévus l'été prochain à Paris. Sur France info, Frédéric Péchenard a demandé "un éventuel plan B" alors que l'attaque s'est produite dans l'un des périmètres de sécurité de la compétition, non loin de la Tour Eiffel. 

DISPOSITIF MICAS

Sorti de prison en 2020, Armand R. était placé sous contrôle judiciaire et sous dispositif Micas. Ces mesures individuelles de contrôle administratif et de surveillance se sont en fait substituées aux assignations à résidence instaurées pendant l’état d’urgence, rappelle le site Dalloz. Ces mesures, qui visent en majorité des hommes sortant de prison, sont parfois plus restrictives que les contrôles judiciaires. 


Plusieurs types d'obligations peuvent être prises par le juge, toutes encadrées par la loi. Cela peut comprendre de ne pas se déplacer hors d'un périmètre géographique, de se présenter régulièrement au commissariat ou de déclarer tout changement de domicile.

QUI EST L'ASSAILLANT

Armand R., ce Français radicalisé, déjà condamné en 2016 et sorti de prison en 2020, présente des troubles psychiatriques "très importants". Il s'en est pris à trois personnes hier soir à Paris, à l'aide d'un couteau et d'un marteau. 

FICHÉS S POUR RADICALISATION

Actuellement au FSPRT, le Fichier de traitement des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste, figurent environ 20.100 personnes, selon les services de renseignement. Parmi elles, on recense 5200 fiches actives et 1600 suivies par la DGSI, les renseignements intérieurs français. Sur ces fichés S, 20% souffrent de troubles psy avérés, selon Guillaume Chièze, du service police/justice de LCI. 


"On suit 7000 personnes radicalisées, dont 5300 du noyau dur", abonde sur LCI Jean-Christophe Couvy, secrétaire national unité SGP Police FO. "On met un système de surveillance grâce aux réseaux sociaux, à l'informatique, de sources qui nous font remonter des informations. Il nous faut un élément matériel qui nous font penser qu'ils vont passer à l'acte, (...) pour pouvoir les interpeller."

"HOMMAGE AUX POLICIERS"

"Mes premières pensées iront aux victimes et à leurs familles. Je tiens à rendre hommage aux policiers, qui ont courageusement intercepté l'assaillant, sans quoi nous aurions pu avoir encore plus de victimes", salue ce matin la ministre chargée des personnes handicapées, Fadila Khattabi, sur Europe 1

LE PROFIL DE L'ASSAILLANT

L'assaillant est un Français d’origine iranienne, âgé de 26 ans et né le 21 mars 1997 à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine). D’après la description qui en est faite par le ministre de l’Intérieur, dépêché sur les lieux de l’attaque, il est fiché S pour radicalisme religieux, a passé 4 ans en prison et présente "des troubles psychiatriques très importants". Les précisions de notre journaliste du service police/justice.

Attaque à Paris : les précisions de Guillaume ChièzeSource : TF1 Info

ANNE HIDALGO RÉAGIT

"Une nouvelle attaque terroriste vient de frapper notre ville", déplore Anne Hidalgo dans un message publié sur Whatsapp, rendant hommage aux policiers qui ont 'réagi si rapidement" et aux pompiers et services de secours, qui ont "immédiatement pris en charge les blessés". Anne Hidalgo dit également adresser "toutes (ses) pensées aux victimes ainsi qu’à leurs familles".

PHILIPPE GOUJON, MAIRE DU 15E

Tandis que l'attaque au couteau s'est produite dans le 15ᵉ arrondissement de Paris, non loin de la Tour Eiffel, le maire Philippe Goujon estime que "cela ternit l'image de la capitale". Sur France Bleu, l'élu LR fait part de sa "sidération", alors que le drame a eu lieu dans "un quartier tranquille (...), très fréquenté, proche de la tour Eiffel". "C'est évidemment la première fois qu'un tel drame se produit dans notre arrondissement", selon Philippe Goujon qui exprime sa "compassion pour la victime et sa famille".

UNE MESURE DE SUIVI

Sur Franceinfo ce matin, Matthieu Valet, porte-parole du Syndicat Indépendant des Commissaires de Police, a précise : "À sa sortie de prison, [le suspect] a fait l'objet d'une mesure" de suivie. "On l'a obligé à venir dans les services de police pour montrer qu'il suivait le contrôle auquel il était astreint".

LA VICTIME ÂGÉE DE 23 ANS

Selon les informations de l'AFP obtenues de source judiciaire, l'homme décédé était un touriste en visite à Paris de nationalité allemande et philippine. Il était âgé de 23 ans. Pour rappel, l'attaque au couteau a également fait deux blessés, une personne britannique de 66 ans et une personne française de 60 ans.

QUE SAIT-ON DE L'ASSAILLANT ?

Matthieu Karmann fait le point ce matin sur ce que l'on sait de l'homme ayant attaqué plusieurs personnes samedi soir à Paris.

Attaque au couteau à Paris : que sait-on de l'assaillant ?Source : TF1 Info

PATRICK PELLOUX SUR LCI

Intervenu après l'attaque, l'urgentiste Patrick Pelloux a témoigné au micro de LCI. "C'était une attaque pour tuer", a-t-il détaillé.

QUE S'EST-IL PASSÉ SAMEDI SOIR ?

LCI revient sur le déroulé des faits de samedi soir, après l'attaque au couteau qui a fait un mort et deux blessés.

Attaque au couteau à Paris : que s'est-il passé ?Source : TF1 Info

LA CLASSE POLITIQUE RÉAGIT

Emmanuel Macron, Elisabeth Borne, Eric Ciotti, Jordan Bardella... L'exécutif et l'opposition réagissent à l'attaque.

LE POINT CE DIMANCHE MATIN

Le journaliste de LCI Arnaud de La Taille, présent sur les lieux du drame, explique que "le quartier de Bir Hakeim est revenu au calme". 

Attaque au couteau à Paris : le point dimanche matinSource : TF1 Info

MACRON REND HOMMAGE AUX VICTIMES

"J’adresse toutes mes condoléances à la famille et aux proches du ressortissant allemand décédé ce soir lors de l’attaque terroriste survenue à Paris et pense avec émotion aux personnes actuellement blessées et prises en charge", a écrit le chef de l'État sur le réseau social X. "Mes plus sincères remerciements aux forces de secours qui ont permis d’interpeller un suspect avec célérité."

CE QUE L'ON SAIT

TF1info fait un point sur la situation après l'attaque au couteau et au marteau qui s'est produite aux alentours de 21h30 entre le 15ᵉ et le 16ᵉ arrondissement de Paris.

"PARIS EN DEUIL"

"Paris est en deuil après cette terrible attaque  Grenelle. Pensées et solidarité pour les familles et les proches des victimes. Merci à nos forces de sécurité et de secours pour leur intervention rapide et décisive de la police et des pompiers", affirme Clément Beaune, ministre des Transports. 

"NE RIEN CÉDER AU TERRORISME"

"À la suite de l’attaque de ce soir à Paris, mes pensées vont à la victime, aux blessés et à leurs proches. Je salue le courage et le professionnalisme de nos forces de l’ordre et nos services de secours mobilisés", a écrit Elisabeth Borne sur X. "Nous ne céderons rien face au terrorisme. Jamais", martèle-t-elle. 

LE PNAT SE SAISIT DU DOSSIER

Au vu des faits, le parquet national antiterroriste (PNAT) indique se saisir des faits. 

TÉMOIGNAGE

Patrick Pelloux, le médecin qui a tenté de sauver une des victimes, témoigne sur LCI. 

Attaque au couteau à Paris : le témoignage de Patrick Pelloux qui a tenté de sauver une des victimesSource : TF1 Info

LE POINT SUR LES VICTIMES

L'homme tué lors de cette attaque était un Allemand, né aux Philippines. L'une des deux personnes blessées serait également "une touriste de nationalité étrangère", selon Gérald Darmanin. L'autre est "un homme français d'une soixantaine d'années". 

LE PROFIL DU SUSPECT

"Ce que nous connaissons de l'assaillant, c'est qu'il est Français. Il est né en 1997, à Neuilly-sur-Seine, et vivait chez ses parents dans l'Essonne. Il est connu des services de renseignement et de justice. Il a été condamné à quatre ans de prison en 2016 parce qu'il voulait, déjà à l'époque, effectuer une action violente", détaille Gérald Darmanin. "Il est suivi par la DGSI comme une personne avec des troubles psychiatriques très importants. Il était d'ailleurs sous traitement psychiatrique et neurologique", continue-t-il.


Par ailleurs, au moment de son interpellation, "il a dit aux policiers qu'il ne pouvait plus supporter que les musulmans meurent, tant en Afghanistan qu'en Palestine". "Il aurait prononcé le mot d'Allah Akbar au chauffeur de taxi qui voulait intervenir et aux policiers venus l'interpeller". 

ASSAILLANT NEUTRALISÉ

"Je voudrais saluer la réactivité des policiers et leur courage. Ils ont été appelés aux alentours de 21h15. Jusque-là en patrouille, ils sont intervenus quelques instants après", déclare Gérald Darmanin. "Ils ont poursuivi l'assaillant. Ils l'ont vu dans une rue, ont d'abord essayé de l'interpeller. L'individu a ensuite pris la fuite. C'est à ce moment que les deux personnes ont été agressées. Puis près d'un square, il a finalement été arrêté", explique le ministre de l'Intérieur. "L'un des policiers a sorti son taser et, par deux fois, a tiré pour neutraliser cet assaillant", continue-t-il. "Ses jours ne sont pas en danger", précise encore le ministre. 

DARMANIN PREND LA PAROLE

"Ce soir, entre le quai de Grenelle et Bir Hakeim à Paris, un homme s'en est pris d'abord à un couple de touristes étrangers. Un touriste allemand, né aux Philippines, est décédé de coups de couteau. Il ne s'en est pas pris à la femme du couple", déclare Gérald Darmanin. "À l'intervention d'un chauffeur de taxi qui a vu la scène, le suspect a quitté le lieu. Il a ensuite traversé le pont de Bir Hakeim. Poursuivi par les policiers, il a agressé deux autres personnes, dont la vie n'est pas en danger", ajoute-t-il. "L'une d'entre elle serait blessée d'un coup de marteau au niveau de l'œil et une autre serait particulièrement choquée", précise encore le ministre de l'Intérieur.

OUVERTURE DE L'ENQUÊTE

Une enquête, confiée à la brigade criminelle, a été ouverte par le parquet de Paris des chefs d'assassinat et tentative d'assassinat. De son côté, le Parquet national anti-terroriste (PNAT) ne s'est pas saisi du dossier mais se trouve, pour l'heure, en observation. 

DARMANIN ET NUNEZ SUR PLACE

Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, et le préfet de Paris, Laurent Nunez, se trouvent sur les lieux de l'attaque. 

PROFIL DU SUSPECT

Le suspect, âgé de 26 ans, aurait crié "Allah Akbar" avant de passer à l'acte. Il aurait aussi déclaré qu'il ne supportait pas que des musulmans soient tués dans le monde. L'assaillant, un "Français" né à Neuilly-sur-Seine, a été interpellé par les forces de l'ordre. Il est connu des services de renseignement pour de graves troubles psychiatriques, selon nos informations.

RAPPEL DES FAITS

Samedi soir, aux alentours de 21h30, un homme a attaqué à l'arme blanche des passants autour du quai de Grenelle, dans le 15e arrondissement de Paris. Une personne est décédée et deux autres ont été blessées. 

BIENVENUE

Bonsoir, bienvenue sur ce live pour suivre les derniers développements après l'attaque au couteau survenue à Paris ce samedi. 

Ce samedi soir, aux environs de 21h30, un individu a attaqué au couteau des passants autour du quai de Grenelle, dans le XVe arrondissement à Paris. Une personne, qui possédait la double nationalité philippine et allemande, est décédée. En outre, deux individus ont été blessés et pris en charge par les Pompiers de Paris. 

Un suspect connu pour des troubles psychiatriques

Le suspect, âgé de 26 ans, aurait crié "Allah Akbar" avant de passer à l'acte, a indiqué une source policière à TF1/LCI. Il aurait aussi déclaré aux forces de l'ordre qu'il ne supportait pas que des musulmans soient tués dans le monde, selon une autre source policière à l'AFP. L'assaillant, un "Français" "né en France", a été interpellé par les forces de l'ordre, a annoncé le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin. Il est connu des services de renseignement pour de graves troubles psychiatriques, selon nos informations.

Pour l'heure, les autorités préconisent "d'éviter le secteur". En parallèle, un cordon de sécurité a été mis en place non loin de la tour Eiffel, a constaté un journaliste de l'AFP. 

Une enquête, confiée à la brigade criminelle, a été ouverte par le parquet de Paris des chefs d'assassinat et tentative d'assassinat. Gérald Darmanin s'est rendu sur place et a rendu hommage au professionnalisme des policiers qui ont neutralisé le suspect. 


M.G avec le service police/justice de TF1/LCI

Sur le
même thème

Tout
TF1 Info