L'assassinat de Samuel Paty, professeur d'histoire

EN DIRECT - Assassinat de Samuel Paty : trois nouveaux suspects mis en examen

Publié le 6 novembre 2020 à 20h12
EN DIRECT - Assassinat de Samuel Paty : trois nouveaux suspects mis en examen

TERRORISME - L'enquête se poursuit sur l'attentat de Conflans-Sainte-Honorine, au cours duquel un enseignant a été assassiné pour avoir montré en classe des caricatures de Mahomet. Retrouvez les dernières infos.

INCIDENTS LORS DE LA MINUTE DE SILENCE


L'Education nationale a recensé "400 violations" lors de la minute de silence organisée lundi en hommage au professeur assassiné Samuel Paty, a annoncé vendredi le ministre Jean-Michel Blanquer, en affirmant que chaque incident fait l'objet de "poursuites".


"Il y a eu environ 400 violations de la minute de silence, dans des formes parfois légères, parfois lourdes", a-t-il expliqué sur RTL. "Bien entendu, chacune de ces violations est suivie de poursuites disciplinaires. Parfois même, il y a eu des poursuites pénales dans certains cas."


Ces cas les plus graves, où des poursuites pénales sont engagées, s'élèvent à "une dizaine environ", a détaillé le ministre, et peuvent relever de "l'apologie du terrorisme".

TROIS SUSPECTS PRÉSENTÉS À LA JUSTICE


Deux jeunes hommes et une jeune femme doivent être présentés vendredi à la justice en vue d'une mise en examen dans l'enquête sur l'assassinat de Samuel Paty, le professeur assassiné pour avoir montré des caricatures de Mahomet, a-t-on appris vendredi de sources proche du dossier et judiciaire.


Les deux hommes, âgés de 18 ans, et la femme, âgée de 17 ans, ont été interpellés et placés en garde à vue mardi matin à la demande des juges d'instruction, qui envisagent de les mettre en examen pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle". Au moins l'un d'entre eux est soupçonné d'avoir échangé des messages avec le terroriste.

SNES-FSU


"Un hommage digne mais aussi beaucoup d'impréparation" : le syndicat des enseignants du second degré tire un bilan mitigé de la journée d'hommages à Samuel Paty.

MBAPPE


Pour l'attaquant français, "l’école de la République, c’est comme une équipe de football".

EQUIPE DE FRANCE DE HANDBALL


Après les footballeurs, l'équipe de France de handball a rendu hommage à Samuel Paty en observant une minute de silence.

VILLENEUVE-LOUBET


Une plaque d'hommage à Samuel Paty a été posée ce lundi matin à Villeneuve-Loubet.

MENTON


Les professeurs et personnels du lycée Paul Valery on fait ce matin une chaine d'union symboliquement reliés par leurs crayons.

MECONTENTS


L'hommage à Samuel Paty a été "bâclé" jugent des enseignants d'un lycée dans la Drôme, ils se sont mis en grève en signe de protestation. 

BERLIN


En signe de solidarité, de nombreuses écoles en Allemagne ont organisé une minute de silence en hommage à Samuel Paty. 

AMELIE DE MONTCHALIN


La ministre de la Fonction publique a rendu hommage à Samuel Paty autour des valeurs de la République. "La grande famille de la Fonction publique est en deuil", a-t-elle lancé. "Je rend hommage au professeur. Il enseignait l'histoire et la géographie mais aussi la liberté de penser, la tolérance et la fraternité. Plus que les enseigner, il les faisait vivre", a-t-elle ajouté.

LA REUNION


Recueillement au collège des Deux canons à Saint-Denis.

FRANCK RIESTER


En visite en Afrique du Sud, le ministre délégué au Commerce extérieur s'est rendu au lycée français de Pretoria pour rendre hommage à Samuel Paty.

CANTAL : DES ELEVES CONFINES APRES DES MENACES


Des écoliers et des collégiens de Pleaux (Cantal) ont été confinés lundi en fin de matinée dans leur établissement après qu'un homme a proféré des menaces devant l'école privée du village, a annoncé la préfecture du Cantal, sans fournir plus de précisions sur la teneur de ces menaces.

HOMMAGES EN EUROPE


Clément Beaune, le secrétaire d'État chargé des Affaires européennes, était ce lundi avec son homologue allemand connecté au lycée français de Berlin. 

"LIBERTE" DE PAUL ELUARD RECITE PAR 21 PERSONNALITES


 "A toutes celles et tous ceux qui défendent la liberté" : JoeyStarr, Richard Berry, Elsa Wolinski, Julie Gayet et Thomas Dutronc, parmi 21 personnalités, récitent le poème "Liberté" de Paul Eluard dans un clip en hommage aux enseignants, "héros du quotidien de nos enfants de la République".


A l'initiative du collectif artistique et solidaire Music4heroes créé lors du premier confinement, ce clip au format adapté aux smartphones est mis à la  disposition des enseignants et de leurs élèves "pour échanger, réfléchir et rendre hommage à Samuel Paty".

CAEN


Lecture de la lettre de Jean Jaurès aux élèves de CM1 et CM2 de l’école Albert Camus à Caen.

EMOTION A CONFLANS-SAINTE-HONORINE


Ce lundi, douze millions d'enfants font leur rentrée dans un contexte particulier, après l'assassinat de Samuel Paty. A Conflans-Sainte-Honorine, l'émotion reste immense quinze jours après le drame.

Famille et éducation
Les écoles rendent hommage à Samuel Paty

Les écoles rendent hommage à Samuel Paty

LA LETTRE DE JAURES INCOMPLETE, POURQUOI ?


La lettre de Jean Jaurès qui a été lue ce lundi dans les classes en hommage à Samuel Paty n'était pas complète. Il manquait un paragraphe très critique du système des examens. Le ministre de l'Education nationale s'en est expliqué. 

Sujets de société
Hommage à Samuel Paty : pourquoi la lettre lue ce matin était-elle tronquée ?

Hommage à Samuel Paty : pourquoi la lettre lue ce matin était-elle tronquée ?

PANTIN


Dans une école primaire à Pantin, en Seine-Saint-Denis, les élèves ont rendu hommage au professeur d'histoire assassiné à Conflans-Sainte-Honorine. L'occasion aussi pour les enseignants de discuter de la liberté d'expression.

Hommage Paty à PantinSource : TF1 Info

VALENCIENNES


Minute de silence, lecture de la lettre de Jean Jaurès aux instituteurs et ateliers sur la liberté d'expression : les lycées ont rendu hommage à Samuel Paty. Un exemple dans un établissement de Valenciennes, dans le Nord.

Hommage Paty dans une école de ValenciennesSource : TF1 Info

OLIVIER FAURE


Le premier secrétaire du Parti socialiste a rendu hommage à SamuelPaty au lycée La Mare Carrée à Moissy-Cramayel aux côtés du personnel enseignant.

LAURENT WAUQUIEZ


"Professeurs, vous combattez l’ignorance. Samuel Paty, nous nous battrons et nous combattrons pour vous" : les élèves du lycée Théodore de Banville de Moulins, où Samuel Paty a été élève, lui ont rendu hommage.

N. DUPONT-AIGNAN


"Un hommage indispensable, mais n'oublions pas que seuls des actes défendront la liberté d'expression et nos valeurs face à l'obscurantisme islamiste !", a souligné le président de Debout la France.

LATIFA IBN ZIATEN


"Soyez solidaires les uns envers les autres. Je suis à vos côtés" : la mère d'Imad Ibn Ziaten, le premier militaire assassiné à Toulouse par le terroriste Mohammed Merah en 2012,  a tenu à participer à l'hommage à Samuel Paty.

XAVIER BERTRAND


"Vous tenez en vos mains l’intelligence et l’âme des enfants" : le collège et le  lycée Henri Martin de Saint-Quentin ont rendu hommage à Samuel Paty.

"A NOS ENFANTS DE LA PATRIE"


Jean Castex et Jean-Michel Blanquer ont également interrogé les élèves de l'école primaire le Clos d'en Haut de Conflans-Sainte-Honorine sur les symboles de la République. Pour illustrer le propos, le ministre leur a proposé de chanter ensemble La Marseillaise.

Castex et Blanquer chantent la MarseillaiseSource : TF1 Info

REACTION DES ELEVES A LA LETTRE DE JAURES


"Ca nous apprend à vivre ensemble" : prenant tour à tour la posture du professeur, Jean Castex puis Jean-Michel Blanquer ont interrogé les élèves de l'école primaire le Clos d'en Haut de Conflans-Sainte-Honorine sur la signification de l'hommage à Samuel Paty.

Réactions élèves Conflans sue la lettre de JaurèsSource : TF1 Info

CASTEX ET BLANQUER ASSISTENT A LA MINUTE DE SILENCE


Le Premier ministre et le ministre de l'Education nationale ont assisté à la minute de silence en hommage à Samuel Paty dans l'école primaire le Clos d'en Haut de Conflans-Sainte-Honorine, voisine du collège où le professeur d'histoire a été assassiné.

Minute de silence à ConflansSource : TF1 Info

ACADEMIE DE MONTPELLIER


Hommage à Samuel Paty au collège Ambrussum de Lunel. 

HISTOIRE

LETTRE AUX INSTITUTEURS


"Vous tenez en vos mains l’intelligence et l’âme des enfants" : En plus de la minute de silence la lettre de Jean-Jaurès aux instituteurs a été lue dans tous les établissements scolaires de France, comme ici dans le Calvados.

MINUTE DE SILENCE


Comme partout ailleurs, une minute de silence a eu lieu au lycée Marcel Cachin, à Saint-Ouen, en hommage à Samuel Paty, en présence de la présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse.

Minute de silence dans une école de Saint-OuenSource : TF1 Info

CASTEX A CONFLANS


Le Premier ministre a rendu hommage ce lundi à Samuel Paty au collège du Bois-d'Aulne où il enseignait : "Ici, Samuel Paty apprenait à chaque enfant de la République à devenir un citoyen libre.Pour lui, pour notre pays, nous continuerons. C'est notre honneur et notre devoir", a-t-il dit.

REIMS


La rectrice Agnès Walch est au lycée Chagall de Reims pour partager et échanger avec les élèves.

ARRAS


Des sirènes pour rendre hommage à Samuel Paty.

QUIMPER


Minute de silence et séance pédagogique au collège Brizeux à Quimper.

LETTRE DE JAURES : BLANQUER REPOND 


Les "paragraphes enlevés" de la lettre de Jaurès n’ont "rien de tabou", a assuré Jean-Michel Blanquer.

VALERIE PECRESSE


Pour la présidente de la région Ile-de-France, "s'il y a des provocations, il faudra convoquer les parents !", a-t-elle prévenu sur Europe 1.

ELISABETH BORNE


"Chaque enfant qu'on enseigne est un homme qu'on gagne" écrivait Hugo. Ces mots suffisent à eux seuls pour dire toute la reconnaissance que nous vous portons", a déclaré ce lundi sur Twitter la ministre du Travail.

"INSUFFISANT"


Adrien Quatennens, député LFI du Nord, considère que l'hommage à Samuel Paty "a été réduit au minimum".

SANCTIONS


Jean-Michel Blanquer sur les sanctions prévues si l'hommage à Samuel Paty est perturbé : "Tout le monde est prévenu, on ne se laissera pas faire, la République est la plus forte. Aujourd'hui doit être une journée de progrès sur ce sujet, pas de régression", a-t-il dit sur France-Inter.

BLANQUER


Le ministre de l'Education était l'invité de France Inter : "J'aurais préféré que ces deux heures [de concertation pour l'hommage] aient lieu. Mais ça n'aurait pas été raisonnable du point de vue des règles sanitaires en particulier", a-t-il souligné. 

VALEURS


L'ancien Garde des Sceaux, Robert Badinter s'adresse aux professeurs et aux élèves pour l’hommage du 2 novembre à Samuel Paty. "La laïcité de notre République, c'est la fraternité, parce que tous les êtres humains, femmes ou hommes, quelles que soient leurs croyances ou leurs opinions, méritent une égale considération et appellent un même respect", a-t-il dit.

ENCOURAGEMENT 


Le président de la République a adressé lundi 2 novembre sur les réseaux sociaux un message de soutien aux élèves pour cette rentrée "difficile". En substance, il a évoqué l’hommage à Samuel Paty, le terrorisme et le coronavirus.

TERRORISME 


Ministère et syndicats ont finalisé les contours de l'hommage qui sera rendu à Samuel Paty le 2 novembre dans les écoles. Une rentrée qui aurait finalement lieu aux horaires habituels, alors qu'elle devait initialement être décalée à 10 heures.

ROSELYNE BACHELOT "TRES EMUE"


Invitée politique ce lundi sur LCI, la ministre de la Culture ne masque pas son émotion "à la pensée" de l'enseignant : "Ce qui est arrivé à Samuel Paty nous oblige à la responsabilité, à la dignité, à l'ouverture (...) C'est un moment qui va être très fort dans les écoles, je m'y associe totalement."

Roselyne Bachelot : "Je suis très émue à la pensée de Samuel Paty"Source : TF1 Info

CASTEX ET BLANQUER A CONFLANS


Le Premier ministre Jean Castex se rend ce lundi avec le ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), où enseignait Samuel Paty, pour participer à l'hommage rendu à l'occasion de la rentrée scolaire, a annoncé dimanche Matignon.


"A l'issue d'un temps d'échange sans expression publique avec la communauté éducative du collège du Bois d'Aulne", où travaillait le professeur d'histoire, le Premier ministre se rendra à l'école primaire voisine le Clos d'en Haut de Conflans-Sainte-Honorine afin de dialoguer avec les élèves d'une classe de CM2 avant d'observer une minute de silence en hommage à Samuel Paty", a précisé Matignon dans son communiqué. 

RENTREE SCOLAIRE


Dans toutes les écoles, cette rentrée si particulière sera aussi le temps d'un hommage à Samuel Paty, professeur assassiné à la veille des vacances pour avoir montré des caricatures de Mahomet dans un cours sur la liberté d'expression. Une minute de silence sera notamment observée dans les établissements.


Depuis la France a connu un autre attaque dans une église à Nice et le plan vigipirate a été porté au niveau "urgence attentat" sur l'ensemble du territoire. Des rondes et patrouilles "fixes et mobiles" de gendarmes et de policiers sont donc prévues dès lundi devant les 60.000 établissements scolaires du pays.

APPEL A LA VIGILANCE

Le ton était grave, à la sortie du conseil de défense. Au lendemain d'une journée marquée par l'attentat terroriste à la basilique de Nice, mais aussi l'agression au couteau sur un garde du consulat français de Djeddah, en Arabie saoudite, Jean-Yves Le Drian a adressé un avertissement aux ressortissants français à travers le monde. "Le message d'urgence attentat a été envoyé hier soir à l'ensemble de nos ressortissants, quels que soient les lieux, puisque la menace est partout".

ETAT DE DROIT

A l'inverse, alors que les ténors de la droite et de l'extrême droite rivalisent de propositions d'éloignement de nos règles constitutionnelles et démocratiques pour lutter contre le terrorisme, l'ancien président Nicolas Sarkozy a fait savoir tout le mal qu'il pensait de cette tendance. Celui qui, en 2016, critiquait pourtant "les arguties juridiques" qui freinaient selon lui le combat antiterroriste. 


Changement de cap, quatre ans plus tard, pour le plus célèbre retraité de la scène politique, qui, après l'attentat de Nice, a appelé à ce que la France fasse "preuve d’un grand sang froid afin de ne pas tomber dans le piège dans lequel les ennemis de la démocratie veulent nous attirer", qui dans le même temps réclamait "l'unité derrière nos institutions et ceux qui les incarnent".

VOILE A L'UNIVERSITE

Alors que la droite réclame, par l'intermédiaire de François Fillon ou François Baroin, son interdiction dans l'espace public et par conséquent à l'université, la ministre de l'Enseignement supérieur a réitéré son opposition à l'interdiction du port du voile à l'université : "On a affaire à de jeunes adultes, et dans notre République, à partir du moment où il n'y a pas de prosélytisme, on a le droit de s'habiller comme on le souhaite", a dit la la ministre sur Public Sénat.

"NOUS ALLONS ÊTRE FRAPPÉS RÉGULIÈREMENT", PRÉVIENT VALLS


"Beaucoup a été fait" pour lutter contre le terrorisme, rappelle l'ancien Premier ministre Manuel Valls ce vendredi sur LCI. "Nombre de lois antiterroristes ont été votées, les cours d'assises spéciales ont été créées, le renseignement a été réformé...", énumère-t-il.


"Mais parfois, nos propres compatriotes, ou les responsables politiques, oublient ce que nous disons depuis longtemps. Nous sommes en guerre contre le terrorisme, contre l'islamisme, contre l'islam politique. Cette guerre va être longue, et nous allons être frappés régulièrement", prévient l'ancien locataire de Matignon. "Nous allons vivre avec cette menace intérieure, car il y a plusieurs milliers de personnes radicalisées dans notre pays."

TURQUIE ET MALAISIE 


Invité sur RTL ce matin, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a dénoncé les discours de haine venant de plusieurs responsables politiques étrangers. "Nous sommes particulièrement visés en ce moment du fait notamment des appels à la haine extrêmement forts de dirigeants de pays étrangers. Je pense aux propos absolument scandaleux du président Erdogan. J'ai également lu avec effarement les propos d'un ancien ministre malaisien qui écrivait sur Twitter que les musulmans ont le droit de tuer les Français." 

UNION EUROPÉENNE


 Les dirigeants de l'Union Européenne  ont condamné les provocations et la rhétorique "totalement inacceptables" du président turc Recep Tayyip Erdogan, mais ne décideront d'aucune mesure avant leur sommet en décembre, a annoncé jeudi le président du Conseil Charles Michel à l'issue d'un sommet européen.


La France avait demandé à l'UE de sanctionner les attaques d'Ankara contre le président Emmanuel Macron, accusé d'"islamophobie" pour avoir défendu le droit de caricaturer le prophète Mahomet lors d'un hommage à un enseignant français décapité pour avoir montré des dessins en classe. 


"Nous condamnons les récentes actions unilatérales (de la Turquie) en Méditerranée orientale, les provocations et la rhétorique, qui sont totalement inacceptables", a déclaré Charles Michel lors d'une conférence de presse.

MESSAGE HAINEUX


L'ex-Premier ministre malaisien a signé une série de tweets où, même s'il dit désapprouver l'assassinat de Samuel Paty, il estime que la France tend le bâton pour se faire battre en défendant les caricatures, et octroie aux musulmans la légitimité de "tuer des millions de Français" du fait des massacres perpétrés pendant la colonisation.

LE DRIAN


Alors que les tensions sont au plus haut entre la France et plusieurs pays musulmans dont une partie de la population s'indigne du soutien aux caricatures du prophète Mahomet, le ministre des Affaires étrangères a tenu à envoyer "un message de paix au monde musulman". La France, a-t-il poursuivi, est le "pays de la tolérance", pas du "mépris ou du rejet". "N'écoutez pas les voix qui cherchent à attiser la défiance. Ne nous laissons pas enfermer dans les outrances d'une minorité de manipulateurs".

TURQUIE


Alors que la France est touchée par un nouvel attentat, cette fois à l'endroit d'une église de Nice, la Turquie, accusée de n'avoir pas condamné l'assassinat de Samuel Paty, n'a pas traîné pour communiquer son émoi. Le pays a ainsi fait savoir qu'elle condamnait "fermement" l'attaque "sauvage" de Nice.

ARABIE SAOUDITE


Depuis son compte Twitter, la représentation de la France en Arabie saoudite a condamné "fermement cette attaque contre une emprise diplomatique que rien ne saurait justifier". Assurant la victime "de son plein soutien" et soulignant sa confiance dans les autorités saoudiennes "pour faire la lumière sur cette attaque", l'ambassade encourage également les ressortissants "à faire preuve d'une vigilance maximale".

ARABIE SAOUDITE


Un vigile du consulat français de Jeddah a fait l'objet d'une attaque au couteau, jeudi 29 octobre, a annoncé l'établissement consulaire en fin de matinée. L'agresseur a été arrêté après son méfait par la police saoudienne. Les jours du garde consulaire sont hors de danger.

ONU


Le Haut représentant pour l'Alliance des civilisations des Nations Unies Miguel Angel Moratinos a appelé dans un communiqué "au respect mutuel de toutes les religions et croyances", sans se prononcer directement sur les propos du président français défendant le droit de caricaturer le prophète Mahomet.


Il "suit avec une profonde inquiétude les tensions croissantes et les cas d'intolérance déclenchés par la publication des caricatures satiriques du prophète Mahomet, que les musulmans considèrent comme insultantes et profondément offensantes", indique le communiqué.

TURQUIE


La France va plaider en faveur de sanctions au niveau européen contre la Turquie à l'heure où les tensions entre l'Union européenne et Ankara montent sur de nombreux points de contentieux, a déclaré mercredi le secrétaire d'État français aux Affaires européennes, Clément Beaune.


"Nous pousserons en faveur de mesures européennes de réaction forte, dont l'outil possible des sanctions", a-t-il ainsi affirmé devant le Sénat.

EGYPTE

Après la Turquie et le Maroc, c'est au tour de l'Egypte de condamner, sans y faire référence, les propos du président Macron sur la défense du droit à la caricature. Abdel Fatah al Sissi a ainsi défendu "les valeurs religieuses" et s'est prononcé contre "les insultes aux prophètes". 

RECTIFICATION

Au lendemain de ses propos visant à "encadrer" la diffusion des caricatures dans un cadre pédagogique, admettant même "ne pas" souhaiter que les enseignants en fasse usage, le président du CFCM Mohammed Moussaoui est revenu sur ses déclarations. S'il ne retire pas ce qu'il pense de ces caricatures, il oppose en revanche "au droit de caricaturer [...] le devoir d'ignorer et [cesser] de répondre ou de réagir à ce type d'expression".


Reconnaissant une "maladresse" dans son expression, il a admis n'avoir "pas mesuré le lien qui sera fait [entre ses propos] avec le sentiment d'abdication face aux terroristes". 

DIPLOMATIE

Par l'intermédiaire de Gabriel Attal, le porte-parole du gouvernement, la France s'est réjoui de "la très grande unité européenne" autour d'elle, dans le conflit diplomatique qui l'oppose à la Turquie et à son président, Recep Tayyip Erdogan.


La France "ne renoncera jamais à ses principes et à ses valeurs", en dépit des "tentatives de déstabilisation et d'intimidation", a-t-il encore ajouté, faisant le lien entre "la menace terroriste accrue ces derniers jours" et "les appels à la haine" qui se sont récemment développés dans plusieurs pays majoritairement musulmans.

DISSOLUTION

Pour en savoir davantage sur les reproches faits à BarakaCity, mais aussi au CCIF, le collectif contre l'islamophobie, cet article écrit par nos soins après que leur nom avait été lâché, entre autres, par Gérald Darmanin.

DISSOLUTION

L'association Baraka City, dans le viseur du ministère de l'Intérieur depuis l'assassinat de Samuel Paty, a été dissoute, a annoncé à l'instant le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin. Etait notamment reproché à son dirigeant, Idriss Sihamedi, d'avoir propagé des messages de cyberharcèlement à l'endroit de Charlie Hebdo et de personnalités proches du Printemps républicain, telles que Zineb El Rhazaoui, autant de personnes ou d'entités qui bataillent contre l'ONG islamique depuis sa création.

PSG

Et c'est dans ce contexte extrêmement particulier que le PSG se déplace sur le terrain de Basaksehir, club stambouliote, champion de Turquie sortant, contrôlé par l'entourage de Recep Tayyip Erdogan, au point que ses couleurs sont les mêmes que celui du parti musulman conservateur de l'AKP. Signe de l'affection qu'Erdogan porte au football dans un pays et une ville qui n'en sont  pas moins fanas, celui qui était alors Premier ministre, ancien footballeur semi-pro, avait taquiné la gonfle en 2014, au moment de l'inauguration du stade qui allait accueillir le club.


La crise diplomatique entre la France et la Turquie s'invitera-t-elle dans la rencontre ? La question peut se poser, alors que, on s'en souvient, une minute de silence avait été sifflée, le 18 novembre 2015, lors du match entre la Grèce et la Turquie, quelques jours après les attentats du Bataclan. Pour deux raisons, on peut penser qu'il n'en sera rien cette fois. D'abord parce qu'il n'y aura guère que quelques centaines de supporters dans le stade, crise sanitaire oblige. Ensuite, parce que le président du club, Göksel Gümüsdag, a tout fait pour calmer le jeu. Dans une interview à l'agence presse turque Anadolu, il a assuré que "le Paris Saint-Germain est un club ami". Les relations avec le club détenu par le Qatar (lui aussi lieu de manifestations d'hostilité à la France), sont ainsi excellentes, au point qu'Al Khelaïfi a offert un maillot dédicacé de Neymar à son homologue.

CHARLIE HEBDO

Le tweet insultant à l'encontre de "Charlie Hebdo" de Serdar Cam, vice-ministre turc de la Culture, a été signalé à la justice, a indiqué mercredi à l'AFP le Délégué interministériel à la lutte contre le racisme, Frédéric Potier. 


"Il y a quelque chose d'indécent dans le contexte actuel marqué par le procès des attentats de Charlie Hebdo et par la tragédie de l'assassinat de Samuel Paty à mettre de l'huile sur le feu en menaçant la rédaction de Charlie", a réagi ce dernier en évoquant les insultes d'un personnage politique de poids. 


Ce dernier a par ailleurs interpellé Twitter depuis son compte, demandant si ce message d'insultes était "conforme à [leurs] conditions d'utilisation".

TURQUIE

Nouvelle insulte de la part du leader turc Recep Tayyip Erdogan, à l'endroit de Charlie Hebdo. Obsédé ces derniers jours par la France, son président, son soutien aux caricatures et par l'hebdomadaire satirique, le président a évoqué le sujet, mercredi 28 octobre : "Je n'ai pas regardé cette caricature, il est inutile de dire quoi que ce soit au sujet de ces vauriens". 


Et d'assurer que sa colère n'était pas "due à l'attaque ignoble contre [sa] personne mais aux insultes contre le prophète". 

CHARLIE HEBDO

La Une en question.

REACTION

A la Une de Charlie Hebdo représentant  Erdogan en patriarche lubrique soulevant la longue robe d'une de ses servantes, le vice-ministre de la Culture turc a répondu, en français, de façon virulente.

"CHARLIE HEBDO" CHOQUE ANKARA


La Turquie a vivement réagi à une caricature de son président Recep Tayyip Erdogan, en une de l'hebdomadaire satirique "Charlie Hebdo" ce mercredi, accusant l'hebdomadaire satirique français de "racisme culturel".


La caricature, diffusée en ligne mardi soir, montre M. Erdogan, en T-shirt et sous-vêtements, en train de boire une bière et de soulever la jupe d'une femme portant le voile, dévoilant ainsi ses fesses nues.


"Nous condamnons cet effort tout à fait méprisable de la part de cette publication pour répandre son racisme culturel et sa haine", a déclaré le principal conseiller pour la presse du président turc, Fahrettin Altun, sur Twitter.


Il a présenté cette publication comme le résultat du "programme anti-musulman du président français Macron".

ENCADREMENT

Le président du Conseil français du culte musulman, principal interlocuteur de l'exécutif, a appelé à encadrer "les initiatives visant à diffuser les dites caricatures dans les établissements de l'enseignement pour promouvoir la liberté d'expression".


"Je ne pense pas que ce soit la bonne solution pour expliquer aux enfants la liberté d'expression. Je ne le souhaite pas. Il y a d'autres moyens de le faire", avait défendu son président Mohammed Moussaoui dans une interview mardi 27 octobre sur France info.


Comprenant que les musulmans ressentent un "sentiment de provocation" au moment où le président défendait le droit à caricaturer le prophète, dont les interprétations les plus courantes du Coran interdisent la représentation graphique. "La volonté délibérée d'offenser les sentiments n'a pas lieu d'être", avait-il précisé, tout en se défendant de toute volonté d'interdire, plaidant pour "tenir compte aussi du contexte dans lequel ce droit s'exerce".

CYBERATTAQUE

Le parquet de Paris a ouvert une enquête après le piratage de plusieurs dizaines de petits sites internet en France sur lesquels se sont affichés, dimanche 25 octobre, des messages de propagande islamiste.


L'enquête ouverte pour des "atteintes à un système de traitement automatisé de données" et pour "apologie publique d'un acte de terrorisme" a été confiée au centre de lutte contre les criminalités numériques (C3N) de la gendarmerie en lien avec les services d'enquête locaux.


Les piratages sont apparus pendant le week-end, alors que se multipliaient les appels au boycott des produits français dans plusieurs pays musulmans en réaction à la défense par Emmanuel Macron de la liberté de caricaturer après l'assassinat de Samuel Paty.


Des messages tels que "Victoire pour Mohammed, victoire pour l'Islam et Mort à la France", "opération lancée par des hackers musulmans contre la France pour avoir insulté le prophète Mahomet et profané publiquement l'Islam" ou un montage d'Emmanuel Macron grimé en cochon se sont affichés sur la page d'accueil de plusieurs sites internet.

EFFETS DU BOYCOTT

Le boycott des produits français est "très circonscrit et limité à un certain nombre de produits alimentaires, mais de façon très limitée, tant mieux", a indiqué sur le site du Figaro Franck Riester. 


"Nous sommes évidemment très attentifs. J'ai créé au sein du ministère des Affaires étrangères une cellule de suivi de ce qui se passe, pays par pays, en lien avec notre réseau diplomatique et en lien avec les entreprises et les différentes fédérations d'entreprises", a assuré Franck Riester, pour qui "la Turquie a plus besoin de l'Europe et de la France que l'inverse".


Selon lui, "la Turquie a plus besoin de l'Europe et de la France que l'inverse".

RIESTER

Interrogé au sujet de la crise diplomatique avec la Turquie, le ministre délégué au Commerce extérieur a cinglé, mardi 27 octobre à l'Assemblée : "Nous devons être unis face à ces dérives nationalo-islamistes. Face à l'attitude de M. Erdogan, la France a rappelé son ambassadeur pour consultation. Cela fait suite à l'absence choquante de condamnations après l'attentat (chose rectifiée depuis, ndlr). Cela fait suite à la campagne de boycott et d'hostilité. Et aux attaques de M. Erdogan contre le président de la République. Nous avons donc rappelé notre ambassadeur et, lors du prochain Conseil européen, nous aurons des discussions avec notre partenaires pour voir quelle réaction il faut avoir face à la Turquie".

TCHETCHENIE

Dans un message posté sur le réseau social Telegram, le despote tchétchène Ramzan Kadyrov a estimé que la défense d'Emmanuel Macron des caricatures du prophète Mahomet faisait de lui "le chef de file et l'inspirateur du terrorisme" en France, l'appelant à "arrêter les provocations et les attaques contre la foi avant qu'il ne soit trop tard". "Vous forcez les gens au terrorisme, poussez les gens vers lui, vous ne leur laissez pas le choix et vous créez toutes les conditions pour nourrir les idées extrémistes dans l'esprit des jeunes", a-t-il ajouté.

REACTION

Sur BFM, l'avocat de la Fédération islamique de Pantin, William Boudon, a dores et déjà annoncé qu'il contesterait la décision : "Il faut privilégier le dialogue, pas la brutalité", a-t-indiqué, reprochant à la justice d'avoir eu "un regard rétroactif" sur le dossier et "une sanction disproportionnée".

MOSQUEE DE PANTIN

Dans le viseur de Gérald Darmanin pour avoir relayé la vidéo mettant en cause Samuel Paty, avant de la supprimer, la mosquée de Pantin reste fermée, a indiqué depuis son compte Twitter le ministre de l'Intérieur. C'est le tribunal administratif de Montreuil qui a confirmé la décision. Cette fermeture est prévue pour six mois.

IRAN

L'Iran, autre pays en pointe dans la dénonciation des positions présidentielles sur les caricatures, passe par la voie diplomatique. C'est ainsi que le conseiller diplomatique Florent Aydalot a été convoqué par le ministère des Affaires étrangères, lundi 26 octobre, pour répondre de "l'insistance des autorités françaises à soutenir la publication des caricatures insultant le Prophète".


En même temps qu'il communiquait sur cette convocation, le ministère condamnait le soutien présidentiel aux caricatures, y voyant "un comportement inacceptable des autorités françaises, qui ont heurté les sentiments de millions de musulmans en Europe et dans le monde".

BANGLADESH

Dans d'autres pays musulmans, l'apaisement n'est pas à l'ordre du jour non plus. Au Bengladesh, relève l'AFP, des dizaines de milliers de manifestants se sont réunis ce mardi à Dacca, la capitale, appelant au boycott des produits français et brûlant une effigie du président Macron, accusé d'"adorer Satan", selon le président du parti islamiste organisateur de la marche. Ils étaient ainsi plus de 40.000 à participer et à demander à "punir" Emmanuel Macron.

TURQUIE

Nouveau cran franchi, ce mardi, dans la dégradation des relations franco-turques. Dans un discours prononcé lundi soir à Ankara, Recep Tayyip Erdogan a appelé ses concitoyens à boycotter les produits tricolores : "Je m'adresse d'ici à ma nation : surtout ne prêtez pas attention aux marques françaises, ne les achetez pas".


Un appel qui suit les nombreuses provocations du leader turc à l'endroit d'Emmanuel Macron, dont il avait remis en question, à deux reprises en moins de 24 heures, la santé mentale.

DARMANIN


Dans un entretien à Libération mis en ligne lundi soir, Gérald Darmanin estime que le Collectif contre l'islamophobie en France (CCIF)  est "une officine islamique", "une officine contre la République", et assure que le gouvernement dispose d'éléments permettant de "proposer sa dissolution". "C'est une officine islamiste qui invite des islamistes radicaux. C'est le cas de M. Hani Ramadan (un frère de Tariq Ramadan, ndlr), il y en a d'autres", fait valoir le ministre de l'Intérieur. "Je ne vais pas détailler (...) ce que nous allons envoyer au CCIF, mais qui nous donne les moyens, effectivement, de proposer sa dissolution".


"Cette association est une officine contre la République. Elle considère qu'il y a une 'islamophobie d'Etat', tout en étant subventionnée par l'Etat français puisque ses donateurs bénéficient par ailleurs de reçus fiscaux", a-t-il poursuivi, "il est temps d'arrêter d'être naïf avec ces officines sur notre sol".


Gérald Darmanin a proposé la semaine dernière la dissolution du CCIF après la décapitation de Samuel Paty. Dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux, Brahim Chnina, le père d'une élève avait appelé à la mobilisation contre le professeur d'histoire, et demandé d'écrire au CCIF. Pour Gérald Darmanin, cette vidéo était une "fatwa", une "sorte de chasse à l'homme qui ne le dit pas". Le CCIF, ajoute le ministre, "est une officine islamiste qui ne condamne pas les attentats". "En ce qui concerne le dernier attentat, alors qu'elle est citée dans l'affaire, que M. Chnina la cite, donne son numéro de téléphone, elle n'appelle qu'au deuil".


Le ministre de l’Intérieur souligne que le gouvernement cherche "à combattre une idéologie, pas une religion". "Les Français musulmans" sont "les premiers à être visés par ces islamistes qui veulent étendre leur pouvoir", assure-t-il. "Une très grande partie des musulmans de France sont les premiers à demander des actes forts de la part de l'Etat français".

ALGERIE  


Le Haut Conseil islamique en Algérie, une institution officielle, a fustigé lundi une "campagne virulente" contre l'islam, première réaction d'Alger aux déclarations d’Emmanuel Macron sur la liberté de caricaturer le prophète Mahomet. "Nous déplorons l'émergence de groupes qui dévient des valeurs humaines" et qui "au nom de la liberté d'expression, insultent l'islam et son Messager", a réagi le Haut Conseil, dans un communiqué publié sur la page Facebook de la présidence algérienne.


"Le Haut Conseil islamique (HCI) condamne fermement cette campagne virulente contre le prophète Mahomet", poursuit cet organe consultatif chargé notamment d'émettre des avis à la lumière des prescriptions religieuses. Sans citer nommément le président français Emmanuel Macron, il regrette que cette campagne de dénigrement émane d'"un responsable qui se targue d'être le protecteur des valeurs de fraternité, de liberté et d'égalité". 


Le communiqué fait allusion aux propos de M. Macron, qui a assuré que la France continuerait de défendre les caricatures de Mahomet lors de l'hommage mercredi dernier au professeur Samuel Paty, décapité dans un attentat islamiste pour avoir montré ces dessins en classe. 


Le Haut conseil islamique algérien exhorte "les sages du monde, les organisations religieuses et de défense des droits de l'Homme ainsi que les instances du dialogue interreligieux à faire face à ce discours extrémiste" et à "oeuvrer pour le respect des symboles religieux communs contre la haine et le racisme".

TENSIONS 


Le bras de fer entre Emmanuel Macron et Recep Tayyip Erdogan a pris une nouvelle tournure ce week-end, le président turc insultant son homologue. Un signe supplémentaire de l'exacerbation des tensions.

International