Les autorités ont annoncé, vendredi, l'ouverture d'une enquête visant les "commanditaires" des émeutes en Nouvelle-Calédonie.
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ANALYSE

Gérald Darmanin a accusé jeudi l'Azerbaïdjan d'ingérence en Nouvelle-Calédonie. Une mise en cause rejetée par Bakou, qui dément formellement. Pourtant, au moins trois manœuvres informationnelles venues de l'Azerbaïdjan ont bien ciblé la France.

ÉTAT D'URGENCE

Gabriel a confirmé, ce soir, qu'un projet de loi de prolongation de l'état d'urgence était en préparation, mais que l'objectif était de "l'éviter". La décision d'une prolongation ou non devrait être prise à la fin du week-end en fonction de l'évolution de la situation" pour une éventuelle présentation en conseil des ministres mardi. 


Interrogé sur la possibilité qu'il se rende en Nouvelle-Calédonie, le Premier ministre a indiqué que les conditions de sécurité ne le permettaient pas en l'état. Toutefois, selon nos informations, l'hypothèse serait actuellement étudiée à Matignon.

DES "MOYENS MASSIFS" SUR PLACE

À l'issue de la réunion à Matignon entre Gabriel Attal, la présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, et le président du Sénat, Gérard Larcher, le Premier ministre a fait le point sur les moyens déployés en Nouvelle-Calédonie. "Comme je l’avais annoncé, un pont aérien a été mis en place pour le déploiement de 1000 policiers et gendarmes sur place. Les opérations ont d’ores et déjà commencé et tous les effectifs seront à pied d’œuvre d’ici la fin du week-end", a-t-il indiqué. 


"Ces 1000 policiers et gendarmes s’ajoutent aux 1700 effectifs déjà présents en Nouvelle-Calédonie. Au total, avec l’arrivée des renforts, ce sont 19 unités de forces mobiles, ainsi que des détachements du RAID, du GIGN et 60 officiers de police judiciaire qui seront mobilisés sur le terrain", a encore détaillé le chef du gouvernement. Par ailleurs, 17 assignations à résidences des leaders émeutiers ont été demandés, le couvre-feu de 18h à 6h est maintenu et les rassemblements sont toujours interdits. 

"MISSION DE DIALOGUE"

INFO TF1/LCI - Reçus par Gabriel Attal à Matignon, la présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, et le président du Sénat, Gérard Larcher, ont plaidé pour que le gouvernement envoie une "mission de dialogue" en Nouvelle-Calédonie pour tenter de mettre fin à la crise. Par ailleurs, Yaël Braun-Pivet a demandé le report de la date du Congrès, qui doit entériner le projet de loi constitutionnel qui a mis le feu aux poudres. "La fixation de la date du Congrès n'est pas de nature à créer les conditions du dialogue et de l'apaisement", a-t-elle estimé. 

POINT SUR LES VIOLENCES

"Situation plus calme" : les autorités se sont réjouies aujourd'hui d'un recul des violences en Nouvelle-Calédonie, désormais sous état d'urgence, même si certains quartiers de Nouméa restaient hors de contrôle, au cinquième jour des émeutes causées par une réforme électorale contestée par les indépendantistes. Depuis lundi, ces violences, les plus graves survenues en Nouvelle-Calédonie depuis la fin des années 1980, ont fait cinq morts, dont deux gendarmes, et des centaines de blessés, selon les autorités.


Le haut-commissaire de la République, Louis Le Franc, a concédé que trois quartiers défavorisés de la plus grande agglomération du territoire, en majorité peuplés de Kanak, restaient aux mains de "centaines d'émeutiers". "Des renforts vont arriver (...) pour contrôler les zones qui nous ont échappé ces jours derniers", a assuré le représentant de l'État dans le territoire français du Pacifique Sud à la presse.


Pour l'essentiel de la population de Nouméa, la priorité allait vendredi au ravitaillement, alors que les pénuries menacent. Devant les rares magasins de Nouméa qui n'aient pas été ravagés par les flammes ou pillés, les files d'attente ne cessaient de s'allonger.

ENVOI DE MILITAIRES

L'armée de l'Air française continuait aujourd'hui d'acheminer par voie aériennes des forces de l'ordre vers la Nouvelle-Calédonie, où l'armée de Terre a légèrement augmenté sa présence de manière temporaire, à la faveur d'une relève, a-t-on appris de source militaire. Selon l'état-major, l'armée de l'Air a envoyé "un ou deux avions par jour depuis mercredi" avec à son bord des policiers et des gendarmes, alors que le gouvernement a annoncé l'envoi d'un millier d'entre eux pour épauler les 1700 déjà sur place.


"Les moyens aériens sont priorisés sur l'envoi de forces de sécurité intérieure depuis l'Hexagone vers la Nouvelle-Calédonie", détaille l'état-major. Par ailleurs, deux compagnies de l'armée de Terre (soit deux fois 150 soldats) déployées en permanence en Nouvelle-Calédonie, dont la relève était prévue, resteront pour l'heure sur place, en plus des militaires censés les remplacer numériquement, a-t-on appris de source militaire.


La première compagnie de relève est déjà arrivée et la seconde se trouve "sur le point de partir" de métropole, a ajouté cette source. Au total, 600 soldats au lieu de 300 seront donc temporairement sur place. L'armée française s'est déployée pour sécuriser les ports et l'aéroport du territoire, désormais placé sous le régime de l'état d'urgence décrété par le gouvernement mercredi soir.

ENQUÊTE

Le parquet de Nouméa a ouvert une enquête visant "des commanditaires" des émeutes qui secouent la Nouvelle-Calédonie depuis lundi, dont "certains membres de la CCAT", collectif indépendantiste mis en cause par les autorités, a annoncé vendredi le procureur de la République Yves Dupras.


"J'ai décidé d'ouvrir une enquête visant notamment des faits susceptibles de concerner des commanditaires", parmi lesquels "certains membres de la CCAT", a-t-il déclaré à la chaîne Nouvelle-Calédonie La Première, ajoutant que les chefs d'infraction portent notamment sur des faits d'association de malfaiteurs.

TIKTOK

En Nouvelle-Calédonie, le réseau social TikTok, utilisé par les émeutiers, est banni jusqu'à nouvel ordre. L'association La Quadrature du Net a annoncé avoir demandé au Conseil d'État la suspension de ce blocage.

LES VÉRIFICATEURS

Selon le député socialiste du Calvados, Arthur Delaporte, "la Nouvelle-Calédonie reste dans la liste des territoires de l'ONU qui sont des territoires à décoloniser". Les Nations unies établissent-elles une telle liste, et l'archipel du Pacifique y figure-t-il ? Nous avons vérifié.

GROUPES D'AUTODÉFENSE

Si la nuit dernière a été plus calme que les précédentes en Nouvelle-Calédonie, elle a aussi connu son lot d'incendies, d'affrontements et de coups de feu. Dans ce climat insurrectionnel, de nombreux groupes d'autodéfense se sont constitués, ce qui inquiète au plus haut point les autorités.

NOUVELLE RÉUNION EN FIN DE JOURNÉE

Le Premier ministre Gabriel Attal présidera une réunion avec les comités de liaison sur la situation en Nouvelle-Calédonie à 18h30, confirme Matignon.

L'AÉROPORT FERMÉ JUSQU'À MARDI

L'aéroport international de Nouméa reste fermé aux vols commerciaux jusqu'au mardi 21 mai, annonce la compagnie locale Aircalin.

RÉPONSE PÉNALE

Le ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti a publié ce matin une circulaire appelant "une réponse pénale empreinte de la plus grande fermeté à l'encontre des auteurs des exactions perpétrées", dénonçant des "atteintes graves à l'ordre public entraînant un péril imminent".

"LE RETOUR À L'ORDRE, NOTRE PRIORITÉ"

"Pour le président de la République et le gouvernement, le retour à l'ordre et au calme en Nouvelle-Calédonie est notre priorité", affirme le Premier ministre Gabriel Attal sur X. "J'ai présidé à nouveau ce matin une cellule interministérielle de crise pour m'assurer que tout est mis en œuvre pour y parvenir."

LE RN VEUT UN RÉFÉRENDUM "DANS 40 ANS"

Invité de TF1 ce vendredi, Fabrice Leggeri, candidat RN aux européennes, a évoqué la proposition de Marine Le Pen d'organiser un nouveau référendum en Nouvelle-Calédonie dans 40 ans. Il faut "donner un espace politique aux indépendantistes", a-t-il estimé, "sinon, ils sont dans la violence".

INDEMNISATIONS

Le ministre de l'Économie et des Finances, Bruno Le Maire, réunira les assureurs "la semaine prochaine" afin de "garantir une indemnisation rapide et juste" des dégâts causés par les violences en Nouvelle-Calédonie, a annoncé ce vendredi son cabinet.


Le montant des dégâts économiques est encore en cours d'évaluation et sera communiqué lorsqu'il sera "stabilisé et fiable", selon la même source, relayant le "soutien" de Bruno Le Maire "aux élus et au monde économique de Nouvelle-Calédonie".

CELLULE DE CRISE

Le Premier ministre Gabriel Attal préside actuellement une nouvelle cellule de crise depuis le ministère de l'Intérieur, alors que la nuit s'apprête à tomber en Nouvelle-Calédonie.

Nouvelle-Calédonie : Gabriel Attal préside une nouvelle réunion de criseSource : TF1 Info

"UNE LOGIQUE D'INSURRECTION"

Invité de LCI ce vendredi, le vice-président de la province sud Philippe Blaise indique qu'il existe "des zones de non-droit en périphérie de Nouméa". "Il y a énormément de destruction et de violence", déplore-t-il. "Nous sommes dans une zone de quasi-guerre civile, avec des bandes de délinquants qui ont volé des voitures et des armes et sont dans une logique d'insurrection."

Nouvelle-Calédonie : le vice-président de la province sud parle de "zones de non-droit"Source : TF1 Info

CELLULE DE CRISE

Le Premier ministre Gabriel Attal présidera à 8h une troisième cellule interministérielle de crise.

RAVITAILLEMENT

Les autorités de Nouvelle-Calédonie ont annoncé plusieurs mesures ce vendredi pour pallier les difficultés d'accès à l'alimentation et aux soins, notamment en libérant les grands axes routiers pour une opération de "ravitaillement". "Il va falloir faire un énorme travail pour rétablir le fonctionnement de la société du Grand Nouméa, qui a été durement impactée par tout ce qui a été pillé et détruit", prévient le représentant de l'État, Louis Le Franc. 


Le Haut-commissaire de la République a retenu pour l'heure deux "priorités" : alimentation et santé. "Il y a des problèmes d'approvisionnement que nous allons résoudre : une manœuvre de ravitaillement va être mise en place", a-t-il déclaré devant la presse à Nouméa.

LE POINT SUR LA SITUATION

Voici le point sur les informations des dernières heures :


- La situation est "plus calme" ce vendredi, selon les autorités locales, à l'exception de quartiers hors de contrôle que l'État va tenter de "reprendre". L'incendie d'une école et de deux entreprises est toutefois à signaler.


- Les renforts demandés par le gouvernement s'apprêtent à arriver. Ils vont aider à "contrôler les zones qui nous ont échappé ces jours derniers, dont le contrôle n'est plus assuré", selon Louis Le Franc, Haut-commissaire de la République sur ce territoire français du Pacifique. Ils doivent permettre de "reconquérir tous les espaces de l'agglomération (de Nouméa) que nous avons perdus, et qu'il nous appartient de reprendre".


- Une personne soupçonnée d'un homicide lors des violences s'est rendue aux forces de l'ordre, a annoncé Louis Le Franc. "Il y a des affaires beaucoup plus graves qui ont eu lieu, des affaires concernant des assassinats. Donc, un auteur s'est rendu. Les autres, les recherches sont lancées", a-t-il déclaré.

Bonjour et bienvenue sur TF1info dans ce live consacré aux tensions en Nouvelle-Calédonie.

Apaisement en Nouvelle-Calédonie. Les services de l'État dans ce territoire français du Pacifique sud ont indiqué, vendredi matin (heure calédonienne), que l'état d'urgence décrété depuis jeudi avait permis "de retrouver une situation plu calme et apaisée dans le grand Nouméa". 

"L'état d'urgence a permis, pour la première fois depuis lundi, de retrouver une situation plus calme et apaisée dans le grand Nouméa, malgré les incendies d'une école et de deux entreprises", écrit le haut-commissariat de la République dans un communiqué. Au total, cinq personnes, dont deux gendarmes, sont décédées depuis le début des émeutes sur le Caillou, sur fond de révolte contre une réforme électorale controversée.

Par ailleurs, la visioconférence qu'Emmanuel Macron avait proposée aux élus calédoniens jeudi ne pourra pas se tenir, les "différents acteurs ne souhaitant pas dialoguer les uns avec les autres pour le moment", a annoncé l'Élysée. "La situation sur place rend sa tenue difficile", a également relevé la présidence. En conséquence, le chef de l'État échangera "directement avec les élus", séparément, a-t-elle ajouté, sans plus de précisions. Jeudi soir, l'Élysée a indiqué que ces discussions devraient intervenir vendredi. La visioconférence devait initialement se tenir à l'issue d'une nouvelle réunion de crise qui a eu lieu à l'Élysée à partir de 11h. 


La rédaction de TF1info

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