Mort d'Adama Traoré

Christophe Castaner promet "une sanction" pour "chaque faute" ou mot raciste dans la police

La rédaction de LCI avec AFP
Publié le 3 juin 2020 à 15h29
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Source : TF1 Info

TENSIONS - Malgré l'interdiction prononcée par le préfet de police de Paris, environ 20.000 manifestants se sont rassemblés devant le tribunal mardi soir, jusqu'à la dispersion dans un climat tendu, peu après 21h. Ils répondaient à l'appel du comité de soutien à la famille d'Adama Traoré, le jeune homme noir de 24 ans mort en 2016 après son interpellation.

COMBATTRE CONTRE LE RACISME


Le Premier ministre britannique Boris Johnson a annoncé la création d'une commission sur les inégalités raciales, appelant à s'attaquer à la "substance" du racisme et pas aux symboles, en référence à de récentes dégradations de statues en marge de manifestations antiracistes. "Nous devons nous attaquer à la substance du problème, pas aux symboles. Nous devons aborder le présent, ne pas tenter de réécrire le passé - et cela signifie que nous ne pouvons et ne devons pas nous laisser entraîner dans un débat sans fin sur quel personnage historique bien connu est suffisamment pur ou politiquement correct pour rester à la vue du public", a écrit le dirigeant conservateur dans une tribune au quotidien The Telegraph, publiée dimanche soir sur le site internet du journal.

   

Il a annoncé la mise en place d'une commission chargée d'examiner "tous les aspects des inégalités" dans l'emploi, la santé ou encore les études universitaires.

BILAN


Voici ce qu'il faut retenir de cette journée de manifestations, à Paris et en province.

MANIFESTATION À MARSEILLE


La manifestation a débuté à Marseille, où la foule, compacte, s'est élancée du Vieux Port à 19h. Parmi les slogans ici, ceux demandant la justice pour Zineb Redouane, une octogénaire décédée après avoir été atteinte par une grenade lacrymogène sur son balcon lors d'une manifestation de Gilets jaunes. Comme à Paris, la famille Traoré est elle aussi présente.

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CHRISTOPHE CASTANER


Sur Twitter, le ministre de l'Intérieur a tenu à saluer ses rangs, présentant sa "reconnaissance" et son "indéfectible soutien" aux forces de l'ordres. 

LE POINT SUR LA MANIFESTATION À LYON


A Lyon, où environ 2000 personnes ont manifesté au sujet des violences policières, la situation s'est tendue en fin de manifestation, conduisant à cinq interpellations. Alors que la journée se déroulait calmement, les manifestants demandant "vérité et justice" pour des jeunes morts dans la région, comme Mehdi, mort en 2016 en scooter à Vénissieux après avoir tenté d'échapper à un contrôle de police, ou Wissam, décédé en 2012 à Clermont-Ferrand après son interpellation dans des conditions controversées.


Mais en milieu d'après-midi, une partie des manifestants s'est déplacée vers la place Bellecour, au cœur du centre commerçant de la ville, dans le périmètre d'interdiction dressé par la préfecture. C'est là que la tension est montée d'un cran entre la police et quelques dizaines de manifestants restants, avec usage du véhicule lanceur d'eau et des gaz lacrymogène.  "Le préfet a fait preuve d'une grande mansuétude en laissant faire ce rassemblement alors qu'il est interdit de se rassembler à plus de 10 personnes. Mais à la fin, il a fallu intervenir face à la volonté de dégrader de certains qui caillassaient également les forces de l'ordre", indique à l'AFP un porte-parole de la préfecture qui rapporte cinq interpellations.

26 INTERPELLATIONS À PARIS


Les forces de l'ordre ont procédé à 26 interpellations, fait savoir la préfecture de police sur Twitter. 

FIN DE MANIFESTATION À PARIS


La manifestation prend fin à Paris, avec les militants qui se dispersent peu à peu, selon nos journalistes sur place. La place de la République se vide, avec par moments quelques épisodes de tensions entre forces de l'ordre et une centaine de radicaux encore présents.

EXTRÊME DROITE


La Président du Rassemblement national dénonce sur Twitter "l'inaction et de la lâcheté du pouvoir" qui provoquerait "la violence, l'émeute, le saccage en plein Paris".

LE POINT EN FRANCE


Des milliers de personnes ont manifesté contre le racisme et les violences policières partout en France. 


A Paris, 15.000 personnes se sont ainsi réunies sur la place de la République, selon les chiffres de la préfecture de police de Paris. C'est un peu moins que les 20.000 manifestants mobilisés le 2 juin dernier devant le tribunal judiciaire de Paris. A Bordeaux 500 personnes ont défilé dans une atmosphère "bon enfant", selon l'AFP, tandis qu'à Lyon, où la fin de manifestation s'est tendue entre quelques dizaines de manifestants et les forces de l'ordre, 2000 personnes s'étaient rassemblées. A Nantes, ce sont un millier de personnes qui ont défilé en fin d'après-midi, tandis que dans l'Est de plus petits cortèges ont marché à Metz (200), Nancy (550) et Besançon (550). 


A Marseille, le cortège s'élancera à 19h.

UNE FOULE COMPACTE À PARIS


Les vidéos prises par "Acrobate 94", un jeune homme connu sur les réseaux sociaux pour ses acrobaties, sont impressionnantes. Alors qu'il s'est rendu sur le toit de l'immeuble à proximité de la place de la République pour décrocher la banderole identitaire, on  découvre sur ses images la foule compacte de la manifestation.

PILLAGE À PARIS


Selon notre journaliste sur place, des casseurs ont tenté de piller un magasin de téléphonie à proximité de la place de la République. La boutique Orange a été saccagé. 

NOS EXPLICATIONS


Alors que des manifestants posent leur genou à terre pour se révolter en silence, on vous explique d'où vient cette posture, tout sauf anodine.

"À GENOU, À GENOU"


Alors que d'un côté, des affrontements ont lieu entre des casseurs et les forces de l'ordre, de l'autre, Assa Traoré continue de motiver ses soutiens et tenir des discours. Parmi les actions pacifiques qu'on observe, celle de manifestants demandant aux policiers de se mettre à genou avec le poing levé en signe de ralliement, comme ce fut le cas aux Etats-Unis

"A genou, à genou" : des manifestants demandent aux policiers de se mettre à genou et le poing levéSource : TF1 Info
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TENSIONS À PARIS 


Un bouclier anti-émeute, laissé par un policier lors d'une charge, est brûlé sur la place de la République par des manifestants.

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15.000 MANIFESTANTS  À PARIS 


15.000 personnes se sont rassemblées sur la place de la République, selon les chiffres fournis par la préfecture de police.

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BANDEROLE DE L'EXTRÊME DROITE


12 militants ont été interpellées à Paris après le déploiement de la banderole "contre le racisme anti-blanc", selon une source policière. 

LE POINT EN FRANCE


A Bordeaux, le rassemblement a réuni environ 500 personnes, selon l'AFP, qui évoque une ambiance bon enfant. A Nantes, la manifestation perdure, avec un cortège qui fait désormais face aux CRS à proximité du Commissariat de Police Central. 


Du côté de Lyon, où quelque 2000 personnes se sont rassemblées, des échauffourées ont éclaté. La manifestation est donc d'ores et déjà terminée. A Lille, les forces de l'ordre ont fait usage de bombes lacrymogènes après une légère montée de tensions. La manifestation a toujours lieu.

AFFRONTEMENTS À PARIS 


Selon notre journaliste sur place, les tensions continuent à Paris. Parmi les manifestants qui vont à l'affrontement avec les forces de l'ordre, certains "militants de la gauche radicale" habitués des échauffourées. La situation se tend également sur le reste de la place, avec des CRS qui tentent de disperser la foule.


Une source policière nous confirme que "plusieurs dizaines d'individus" issus des mouvances de l'ultra-gauche "provoquent" les forces de l'ordre. 

FIN DE MANIFESTATION À LYON


Après quelques tensions, la manifestation a pris fin à Lyon, selon un journaliste sur place. 

AFFRONTEMENTS À PARIS 

 

Les images des forces de l'ordre, cible de tirs de mortiers et de projectiles.

TENSIONS À PARIS


Des affrontements ont lieu actuellement place de la République entre les forces de l'ordre et certains manifestants. La préfecture de police appelle désormais "à se disperser" en raison "des troubles à l'ordre public causés par certaines personnes". 

La police charge les manifestants à RépubliqueSource : TF1 Info
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TENSIONS À PARIS


Après les quelques tensions, la préfecture de police "appelle les manifestants à se disperser".

"DEUX MANIFESTATIONS"


L'impression de nos journalistes sur place est celle d'une manifestation divisée en deux. D'une part l'affrontement avec les forces de l'ordre, cible des "tirs de mortiers" et de "jets de projectiles", selon la Préfecture de police au niveau de la rue du Temple. Et de l'autre, celle de manifestants qui suivent les indications des organisateurs qui demandent à rester statique en levant le poing.

MANIFESTATION À PARIS


Alors qu'une vidéo publiée sur Twitter montre une personne criant "sales juifs" à l'encontre des militants de Génération Identitaire, le préfet de Police annonce avoir "signalé ces propos antisémites à la justice". 

TÉMOIGNAGES


Nous avons recueilli la paroles des manifestants présents lors du rassemblement parisien contre les violences policières. Leur témoignage ici ↓

"On subit beaucoup de discriminations" : paroles de manifestants lors du rassemblement parisienSource : TF1 Info
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TENSIONS À PARIS


Les tensions éclatent à Paris après un jet de pavé de manifestants  vers les forces de l'ordre. 

JEAN-LUC MÉLENCHON


Estimant que la nasse des manifestants est "odieuse", le chef de file de La France Insoumise demande à ce que l'on "laisse les gens se déplacer". "C'est une façon d'entretenir en France un climat très malsain où tout le monde se regarde en biais."

TENSIONS À LYON


À Lyon, où quelque 2000 personnes se sont rassemblées pour réclamer "vérité et justice", des tensions ont éclaté à proximité de la place Bellecour. Selon un journaliste sur place, qui décrit des "scènes de guérilla urbaine", les forces de l'ordre font usage du canon à eau pour disperser la foule. 

MANIFESTATION À PARIS


Face au refus des forces de l'ordre de laisser passer le cortège vers la place de l'Opéra, les organisateurs appellent à une manifestation longue et statique : "S'ils ne nous laissent pas passer, on restera sur la place de la république jusqu'à demain matin."

MANIFESTATION "INTERDITE"


La manifestation parisiennes est bien "interdite", rappelle la Préfecture de police, "comme tout rassemblement de plus de 10 personnes".

MANIFESTATION À LILLE 

 

La tension monte à Lille, où la marche prévue s'est élancée à 15h depuis la place de la République.

EXTRÊME DROITE


Clap de fin pour la provocation de Génération Identitaire. Selon plusieurs journalistes sur place, des militants anti-fascistes sont intervenus pour retirer cette banderole déployée en honneur de prétendues "victimes du racisme anti-blanc".

MANIFESTATION À PARIS


Dans la capitale, les noms des "victimes de violences policières" sont déployés.

MANIFESTATION À BORDEAUX


 À Bordeaux aussi, une manifestation a lieu pour dénoncer les violences et le racisme dans la police.

EXTRÊME DROITE


Dans la rue Béranger, située à proximité de la place de la République, les forces de l'ordre ont interpellé une dizaine de personnes, nous fait savoir ce confrère. Selon lui, il pourrait s'agir des militants d'extrême droite qui ont déroulé la banderole sur une toit d'immeuble.

EXTRÊME DROITE

GENOU À TERRE À ROUEN


Les manifestants à Rouent ont mis un genou à terre en signe de protestation devant l'Hôtel de Ville.

PREMIÈRES TENSIONS À PARIS 


Des premiers jets de gaz lacrymogènes ont été observés à Paris. Les organisateurs disent ne "pas comprendre" ces tirs, selon notre journaliste sur place.

MANIFESTATION À LILLE 


Peu après le début de la marche prévue à 15h à Lille, des premières tensions ont éclaté entre forces de l'ordre et manifestants.

MANIFESTATIONS AUSSI À LONDRES


Alors que des centaines de manifestants antiracistes se sont rassemblés dans le centre de Londres, des militants d'extrême droite se sont regroupés près du parlement autour de statues qu'ils entendent protéger. La police britannique a prié les premiers de suivre un itinéraire précis et de se disperser à 16h afin d'éviter les risques d'affrontements avec les militants d'extrême droite.


Pour suivre toutes les informations sur le mouvement d'indignation après la mort de George Floyd, retrouvez notre direct ici

DES MILLIERS DE MANIFESTANTS PRÉSENTS


La foule est très compacte sur la place de la République comme en attestent ces images  ↓ 

LE CORTÈGE BLOQUÉ


Les organisateurs de la manifestation viennent d'annoncer que la manifestation sera statique et demandent aux manifestants de se répartir sur la place de la République en l'occupant le plus longtemps possible. 

PRÉFECTURE DE POLICE 


La Préfecture de police indique que les personnes qui souhaitent quitter la place de la République où le cortège est toujours bloqué, peuvent le faire "par tous les axes à l'exception du boulevard Saint-Martin et rue du Temple."


Les manifestants assurent de leur côté qu'ils "vont occuper République jusqu'à demain matin".

STATIQUE


Le cortège, qui compte défiler entre la Place de la République et celle de l'Opéra, est toujours bloqué au départ. Les camions de la gendarmerie sont toujours positionnés et bloquent le parcours, tandis que les manifestants demandent à pouvoir s'élancer.

LE CORTÈGE BLOQUÉ


Tandis que la marche devait se lancer depuis la place de la République à 15h, le cortège est bloqué pour le moment. La gendarmerie empêche le départ vers Opéra en bloquant le boulevard Saint-Martin.

MANIFESTATION


La banderole a été déchirée par des habitants de l'immeuble. Elle est toujours accrochée, mais désormais en lambeaux. En attendant, une foule compacte continue de patienter avant le départ de la manifestation.

BANDEROLE


Le groupe d’extrême droite "Génération Identitaire" a déployé une banderole sur les toits de Paris face à la manifestation contre la violence et le racisme qui se tient actuellement Place de la République.

Des militants identitaires à la manifestation contre le racismeSource : TF1 Info
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FRANCE INSOUMISE

En première ligne politique du combat contre la violence et le racisme dans la police, Jean-Luc Mélenchon s'est rendu place de la République, samedi 13 juin. 

REAX MELENCHON une police doit être pensée, organisée, disciplinée et obéissanteSource : Sujet JT LCI
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PRISE DE PAROLE

Assa Traoré prend la parole, place de la République. Elle fait le lien entre "la mort de George Floyd" et "celle de son petit frère" Adama Traoré, et réitérant ses accusations de racisme systémique au sein des forces de l'ordre.

REACTION POLITIQUE

Dans ce contexte compliqué, l'exécutif, surpris par ce mouvement et son ampleur, a souhaité adresser la question du racisme et de la violence parmi les forces de l'ordre. Une question soulevée d'abord par la mort de George Floyd, mais aussi certaines révélations sur des actes et propos racistes échangés dans des groupes de conversation privés de policiers. Un groupe Facebook et un autre groupe WhatsApp voyaient notamment des membres des forces de l'ordre y tenir des propos faisant écho au suprématisme blanc, valant à leurs auteurs des poursuites pour "incitation à la haine " et "injures à caractère racial".


Lundi 8 juin, Christophe Castaner a tenu un point presse dans lequel il a rappelé son intransigeance pour les auteurs de propos ou d'actes racistes. Quand à la question corollaire de la violence, il a également interdit la technique d'intervention de "la clé d'étranglement", au grand dam des forces de l'ordre.

MESURE PREFECTORALE

Craignant le passage du cortège, le préfet de police Didier Lallement a demandé aux commerces et restaurants situés aux abords du parcours de fermer leurs vitrines. 

MANIF PARISIENNE

A Paris, la manifestation doit commencer à 14h30, place de la République, pour s'achever place de l'Opéra. D'autres défilés sont prévus ailleurs en France, à Marseille, au départ du Vieux-Port, à Lyon place Bellecourt, à Montpellier place de la Comédie, à Nantes place du Bouffay, et enfin à Saint-Nazaire et Bordeaux? Un autre défilé est prévu ce dimanche à Strasbourg.

CONTEXTE

L'affaire Adama Traoré porte le nom d'un jeune homme noir de 24 ans, mort en juillet des suites de son interpellation à Beaumont-sur-Oise. Si la justice a assuré, par deux expertises médicales, que l'intervention des gendarmes n'a pas conduit à la mort du jeune homme, la famille, et notamment sa soeur Assa Traoré, plaident au contraire la thèse de la responsabilité des gendarmes, au travers d'un plaquage ventral, qui aurait conduit au décès d'Adama Traoré.

NOUVELLE MANIFESTATION

Après l'appel à la mobilisation de SOS Racisme, de nouveaux rassemblements sont attendus en France, samedi 13 juin, à l'appel du comité Vérité pour Adama. Outre une exigence de "vérité" au sujet de la mort de ce jeune homme de 24 ans en 2016, les manifestants protestent contre les violences et le racisme dans la police.

EN IMAGES


Revivez les moments forts du rassemblement place de la République en photos ↓

CAMÉLIA JORDANA


La chanteuse Camélia Jordana, au cœur des manifestations depuis qu'elle a avoué ne pas se sentir "en sécurité face à un flic", a entonné "l'hymne des droits civiques, 'We shall overcome'", relaie Julien Bayou, secrétaire national d'Europe Ecologie-Les Verts.

SUR PLACE


Notre journaliste Antoine Llorca est au plus près des manifestants, durant les 8 minutes et 46 secondes de silence.

PARIS


Le député européen Europe Ecologie-Les Verts, Yannick Jadot, est présent au rassemblement place de la République "contre le racisme" et "pour la justice".

NOUVEL APPEL


Le secrétaire national du Parti communiste français, Fabien Roussel, est présent place de la République, et appelle à un nouveau rassemblement samedi.

8 MINUTES 46 DE SILENCE


À Paris, les manifestants observent 8 minutes et 46 secondes de silence, en hommage à George Floyd. Certains posent un genou à terre.

SUR PLACE


Notre journaliste Léa Bons suit la manifestation place de la République ↓

PARIS


Les députés LFI Alexis Corbière, Danièle Obono, Jean-Luc Mélenchon et Adrien Quatennens sont présents place de la République.

BORDEAUX


Du côté de Bordeaux, le rassemblement a également débuté, selon le député LFI Loïc Prud'homme.

MANIFESTATION


Le rassemblement place de la République, à Paris, a débuté.

RÉACTION DE MÉLENCHON


Aux abords de la manifestation place de la République, le président du groupe La France insoumise (LFI) à l'Assemblée nationale Jean-Luc Mélenchon a estimé que "la police toute entière n'est pas raciste." "Mais il y a des pratiques syndicales qui sont inacceptables, le syndicat Alliance est d'extrême droite", a-t-il indiqué.


Le député LFI a également tenu un mot sur le président de la République Emmanuel Macron. "Je préférerais qu'il s'exprime sur des sujets comme ça plutôt qu'aller à la télé pour vendre des voitures", a déclaré Jean-Luc Mélenchon. "Il faut qu'il ait des paroles pour tous les Français. C'est un problème d'unité de la France."

ETATS-UNIS

En même temps que les manifestations se dérouleront en France, aux Etats-Unis, se dérouleront les funérailles de George Floyd. Un événement à suivre en direct dans le live ci-dessous.

MANIFESTATION

A Paris, le rassemblement est prévu pour démarrer à 18h, place de la République. D'autres réunions sont prévues à Bordeaux, Angers, Riom, Dijon, Grenoble et Lille.

MANIFESTATIONS

Au-delà des affaires Adama Traoré et George Floyd, c'est plus précisément la question d'un racisme et d'une violence systémiques dans la police qui est dénoncée par les manifestants, en même temps qu'elle est récusée par les policiers, leurs syndicats et le gouvernement. Là où les premiers dénoncent une discrimination d'ensemble au sein des forces de police, encouragée tacitement (ou non) par une culture raciste interne, les seconds font valoir que les exemples de faits racistes, observés sur des groupes privés sur les réseaux sociaux, par exemple, ne sont que des cas isolés.

MANIFESTATIONS

Etat d'urgence sanitaire oblige, ces rassemblements, pas plus que les autres, ne sont pas autorisés par les différentes préfectures des départements où ils se dérouleront. Mais compte tenu du contexte et de l'émotion soulevée par la mort de George Floyd, Christophe Castaner a annoncé, mardi dans la matinée, qu'il n'y aurait pas d'arrestation pour participation à un rassemblement non autorisé.

MANIFESTATIONS

Samedi, déjà, des rassemblements s'étaient déroulés, en hommage au quadragénaire noir américain, mort asphyxié sous le genou d'un policier blanc. 

NOUVELLES MANIFESTATIONS

Une semaine après le rassemblement devant le Tribunal de Grande instance, en hommage à George Floyd, mais aussi à Adama Traoré, mort lors de son interpellation par les gendarmes en 2016, de nouvelles manifestations dénonçant le racisme et la violence dans la police se déroulent, un peu partout en France, mardi 9 juin.

LE PREFET SAISIT LA JUSTICE


Didier Lallement, le préfet de police de Paris, a signalé mercredi à la justice la manifestation de mardi en hommage à Adama Traoré.  Mardi matin, la préfecture de police avait annoncé que ce rassemblement n'était pas autorisé en raison de l'état d'urgence sanitaire, qui proscrit tout rassemblement public de plus de dix personnes. Elle n'avait en outre "fait l'objet d'aucune déclaration préalable".


Concrètement, cela veut dire que le préfet  demande au procureur de la République d’ouvrir une enquête pour engager des poursuites à l’encontre d'Assa Traoré et des organisateurs. Reste à savoir si le procureur de la République donnera suite au signalement. Il est en train d'analyser la demande.

RACISME DANS LA POLICE


Christophe Castaner a promis que "chaque faute, chaque excès, chaque mot, y compris des expressions racistes" ferait "l'objet d'une enquête, d'une décision, d'une sanction".


"Je suis, sur ce sujet, intransigeant", a poursuivi au Sénat le ministre de l'Intérieur. "L'exigence que nous avons vis-à-vis des policiers qui fauteraient, c'est garantir la sérénité du travail de l'ensemble de la police et de la gendarmerie, garantir la défense de cette police républicaine qui, au quotidien, combat le racisme, combat l'antisémitisme."

MANIFESTATION


Plusieurs milliers de personnes ont défilé il y a quelques jours à Maubeuge, imitées mardi à Paris avec un rassemblement en soutien à Adama Traoré. Pour autant, cela ne signifie pas que les manifestations sont désormais toutes autorisées. LCI fait le point.

Sujets de société
Peut-on manifester alors que l'état d'urgence sanitaire est déclaré ?

Peut-on manifester alors que l'état d'urgence sanitaire est déclaré ?

CHRONOLOGIE


Quatre ans après la mort d'Adama Traoré, le 19 juillet 2016, cette affaire est devenue une bataille entre experts judiciaires qui écartent la responsabilité des gendarmes et les médecins choisis par la famille qui balayent leurs conclusions. Retour sur un dossier érigé en symbole des violences des forces de l'ordre sur la population.

GOUVERNEMENT


Interrogée à la sortie du Conseil des ministres, la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye a souligné que la mort d'Adama Traoré, un jeune homme noir décédé à 24 ans en 2016, "a été un drame qui a suscité une émotion légitime", affirmant avoir "toute confiance dans notre justice" pour éclaircir les circonstances troubles de l'affaire.  


"Il faut être dans l'apaisement", a-t-elle également déclaré, rappelant que la manifestation ayant eu lieu la veille à Paris n'avait pas été autorisée par la préfecture de police uniquement "en raison de la crise sanitaire" liée à la pandémie de coronavirus. Enfin, elle a estimé que la situation n'était pas "comparable" avec les événements en cours aux États-Unis. "Je ne crois pas que l'on puisse dire que la France est un pays raciste", a-t-elle conclu.

POLITIQUE


La droite a condamné ce mercredi le rassemblement interdit organisé la veille à Paris à l'appel du comité de soutien à la famille d'Adama Traoré. "C'est inadmissible parce que je vous rappelle qu'on est toujours sous le coup de l'état d'urgence sanitaire et que normalement les rassemblements de plus dix personnes sont interdits", s'est indigné le chef de file des sénateurs LR Bruno Retailleau sur Cnews. "Ce qui est aussi inacceptable, c'est que certains du comité de soutien à la mémoire d'Adama Traoré veulent établir un lien entre ce qui s'est passé aux États-Unis et ce qui, soi-disant, se serait passé, il y a quatre ans, ici en France", a-t-il ajouté à propos des accusations de violences policières.


"Une telle manifestation, en plein état d'urgence, c'est bafouer la loi", a aussi dénoncé le président LR du Sénat Gérard Larcher sur RTL. "On ne va pas rentrer dans un cycle de violences alors que la France achève une crise sanitaire avec plus de 28.000 morts et rentre dans une crise économique et sociale", s'est-il ainsi inquiété. "Dans un État de droit, la justice est rendue par les juges, ni par les réseaux sociaux, ni par la rue", a-t-il ajouté, estimant que "ce qui se passe aux États-Unis est d'une autre nature".

INTERPELLATIONS


Sur les 18 interpellations liées à la manifestation organisée pour "rendre justice" à Adama Traoré mardi soir sur le parvis du tribunal judiciaire de Paris, 13 ont été réalisées à Paris et ont donné lieu à 12 gardes à vue dont 4 à l'encontre de mineurs, selon nos informations.


Les individus placés en garde à vue sont suspectés d'avoir porté une arme sans motif légitime, participé à un attroupement après sommations, commis des dégradations, des violences aggravées ou des outrages sur personne dépositaires de l'autorité publique.

GENDARMES


Sur LCI, l'avocat de deux des trois gendarmes ayant interpellé Adama Traoré, Me Rodolphe Bosselut, a commenté la nouvelle expertise commandée à la demande de la famille du jeune homme noir de 24 ans mort en 2016. "Il ne s'agit pas d'une expertise, mais d'un avis médical réclamé par la famille. Ce n'est pas une expertise judiciaire", a-t-il affirmé sur notre antenne. "Les trois expertises judiciaires qui existent dans ce dossier considèrent que les gendarmes n'ont aucune responsabilité dans le décès d'Adama Traoré."

Affaire Adama Traoré : l'avocat des gendarmes "dubitatif" sur la nouvelle expertiseSource : TF1 Info
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GENDARMES


Avocat de deux des trois gendarmes ayant interpellé Adama Traoré, Me Rodolphe Bosselut a estimé sur LCI ce mercredi matin avoir "l'impression qu'il y a une exploitation de l'actualité américaine qu'on essaye d'importer en France de façon artificielle (...) C'est une vision fantasmée, ce n'est pas la vision du dossier", a-t-il expliqué sur notre antenne. 

FAMILLE


"La mort de George Floyd vient malheureusement imager celle de mon petit frère", a déclaré Assa Traoré, la soeur d'Adama, ce mercredi matin sur BFMTV, au lendemain de la manifestation pour "rendre justice" au jeune homme noir de 24 ans mort en 2016. "Aucune enquête n'a été menée correctement, la justice française a peur de la vérité".

FAMILLE


Au lendemain la manifestation pour son frère Adama, Assa Traoré a mis en cause ce mercredi matin le préfet de police Lallement après les débordements. "Le seul responsable de ce qu'il s'est passé hier en fin de manifestation, c'est le préfet Lallement. Il n'aurait pas dû envoyer la police face aux manifestants", a-t-elle indiqué sur BFMTV.

RÉACTION


Ils étaient près de 20.000 à manifester mardi soir contre les violences policières à Paris, à l'appel de la famille d'Adama Traoré, ce jeune homme noir mort en 2016 après son interpellation. Un rassemblement émaillé d'incidents auquel a participé Rokhaya Diallo.

DÉBAT


Sur LCI, le président de SOS Racisme Dominique Sopo et le secrétaire général du syndicat Unité SGP Police FO Yves Lefebvre ont commenté ce mercredi matin les débordements ayant eu lieu la veille lors de la manifestation devant le tribunal judiciaire de Paris. 

Rassemblement pour Adama Traoré : le débat entre Dominique Sopo et Yves LefebvreSource : TF1 Info
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INTERPELLATIONS


Deux blessés ont été légèrement blessés lors de la manifestation pour "rendre justice" à Adama Traoré. Selon la préfecture, 18 personnes ont été interpellées mardi soir.

DÉGÂTS


Sur LCI, Geoffroy Boulard, le maire LR du XVIIe arrondissement de Paris, s'est ému ce mercredi matin des dégâts engendrés par la manifestation. "Nous sommes abasourdis par l'ampleur des dégâts liés aux débordements. On est autour d'un million d'euros de dégâts", a-t-il chiffré. "Je vais saisir le préfet de police, il va devoir répondre à nos questions."

Rassemblement pour Adama Traoré : la colère de Geoffroy Boulard, maire du 17eSource : TF1 Info
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REPORTAGE 


Plus de 20.000 personnes ont manifesté mardi soir devant le tribunal judiciaire à Paris pour rendre hommage à Adama Traoré et dénoncer les violences policières. Le rassemblement a commencé dans le calme mais des incidents ont éclaté vers 21 heures.

"COLÈRE ET INCOMPRÉHENSION"


Le maire LR du 17e arrondissement de Paris dénonce sur Twitter mardi soir une "gestion de dernière minute" de cette manifestation interdite en temps de crise sanitaire, déplorant un "sentiment de désolation" dans les rues de son quartier.

VIDEO


Le rappel des faits de la soirée.

Incidents à Paris : le rappel des faitsSource : TF1 Info
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LE POINT


0h15 : le calme était revenu dans le secteur de la Porte de Clichy, la circulation ayant même repris sur les lieux des incidents survenus dans la soirée.

RETOUR AU CALME


Retour au calme un peu avant minuit avenue de Saint-Ouen, dans le 17e arrondissement de Paris.

NUNEZ


La réaction du secrétaire d'Etat au ministre de l'Intérieur.

MELENCHON


La réaction du patron de la France insoumise.

LE POINT


Des incidents sporadiques reprenaient de temps en temps dans le secteur de la porte de Clichy aux alentours de 22H30. La situation semble toutefois sous contrôle, peu avant minuit.

CASTANER


Le ministre de l'Intérieur a réagi il y a quelques minutes sur Twitter aux incidents.

RETOUR AU CALME ?


Vers 22H50, un calme précaire semblait revenir sur place, comme nous l'explique notre journaliste sur place.

Incidents à Paris : le point à 22H50Source : TF1 Info
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INTERVIEW


Pour Yves Lefebvre (Unité SGP Police FO), il faut éviter de comparer les méthodes des polices américaine et française, comme le font les manifestants.

LA REACTION DE ROKHAYA DIALLO


La journaliste et réalisatrice, proche de la famille Traoré, était dans la  manifestation ce soir. Elle affirme que les participants étaient pacifiques.

Rokhaya Diallo s'exprime sur la manifestation en hommage à Adama TraoréSource : TF1 Info
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CHIFFRE


Selon une source policière à LCI, il y avait aujourd'hui au moins 20.000 manifestants.

REACTION


Sur LCI, l'avocat Arié Alimi, proche de la famille Traoré, accuse la préfecture de Paris d'avoir organisé les incidents.

Adama Traoré : l'avocat Arié Alimi accuse la préfecture de Paris d'avoir organisé les incidentsSource : TF1 Info
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INCIDENTS


Des témoins signalent de nouveaux envois de gaz lacrymogène par les forces de l'ordre, non loin du Tribunal.

CLICHY


Le commissariat municipal de Clichy-la-Garenne a été la cible d'attaques. Plusieurs vitrines ont été brisées.

PREFECTURE

IMAGES

POINT


22h45 : le calme revient peu à peu sur place, tandis que brûlent toujours ça et là des poubelles et des trottinettes.

REACTION


L'avocat des gendarmes mis en cause par la nouvelle expertise (lire ci-dessous) y réagit sur notre antenne. Il accuse la famille d'Adama Traoré d'opérer "hors procédure", dans des conditions opaques...

Adama Traoré : la réaction de l'avocat des gendarmes après la nouvelle expertiseSource : TF1 Info
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SYMBOLE

PERIPH


Selon des sources concordantes, le Périphérique parisien se trouve paralysé depuis 21h30 par plusieurs centaines de manifestants  .

EXPERTISE


Avant le rassemblement, la famille d'Adama Traoré avait rendu public un nouveau rapport d'experts qui pointe la responsabilité des gendarmes dans la mort du jeune homme, en juillet 2016.

urgent

Urgent

PORTE DE CLICHY


Vers 22h, le secteur de la Porte de la Clichy, dans le 17e arrondissement de Paris, était le théâtre d'affrontements entre manifestants et forces de l'ordre.

FEUX DE MOBILIERS URBAINS


Le rassemblement, qui s'est déroulé dans le calme, avait réuni environ 15.000 personnes. Des feux de mobiliers urbains ont ensuite été allumés et des participants ont bloqué le périphérique,  alors que les forces de l'ordre tentaient de faire évacuer les lieux. 

VIDEO

Adama Traoré : fin de manifestation tendue à ParisSource : TF1 Info
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Des incidents ont éclaté mardi vers 21h près du palais de Justice de Paris, dans le 17e arrondissement de Paris, à l'issue du rassemblement de soutien pour Adama Traoré et contre les violences policières.

Le rassemblement en hommage à Adama Traoré et contre les violences policières organisé ce mardi en début de soirée devant le tribunal de Paris, dans le 17e arrondissement, s'est déroulé dans le calme jusqu'à sa dispersion dans une ambiance qui s'est tendue aux alentours de 21H. Des feux de mobiliers urbains ont ensuite été allumés et des participants ont bloqué le périphérique,  alors que les forces de l'ordre tentaient de faire évacuer les lieux.  Les incidents, parfois violents, se sont ensuite déplacés jusqu'à la porte de Clichy. Un calme précaire et instable est ensuite revenu vers minuit.

La manifestation, qui avait été interdite plus tôt par la Préfecture de police, a mobilisé environ 20.000 personnes qui répondaient à l'appel du comité de soutien à la famille d'Adama Traoré, jeune homme noir de 24 ans mort en 2016 après son interpellation.

A Paris, une manifestante brandit un panneau sur lequel est inscrit "I Can'T breathe Again" - AFP

L'appel à ce rassemblement intervenait dans le contexte d'une flambée de manifestations aux Etats-Unis après la mort de George Floyd. "Ce qui se passe aux USA fait écho à ce qui se passe en France", a estimé la soeur d'Adama Traoré.  

Parmi les nombreux manifestants rassemblés sur le parvis du nouveau palais de justice de Paris et dans les rue alentours, des jeunes de toutes origines, mais aussi des Gilets jaunes, rassemblés derrières des pancartes "We will not be silent", "Silence = asphyxie" ou encore "Décolonisons la police".

Des manifestations similaires, pour dénoncer les violences policières, avaient été organisées à Lille, Lyon ou encore Marseille. 

Bataille d'experts

Le 19 juillet 2016, Adama Traoré était décédé dans la caserne de Persan, près de deux heures après son arrestation à Beaumont-sur-Oise (Val-d'Oise) au terme d'une course-poursuite avec les gendarmes. Quatre ans après, l'affaire Traoré est devenue celles d'une guerre d'experts : alors que trois expertises médico-judiciaires ont écarté la responsabilité des gendarmes, une expertise commandée par la famille, dévoilée mardi, affirme le contraire

Mardi matin, la préfecture de police avait annoncé que la manifestation n'était pas autorisée en raison de l'état d'urgence sanitaire qui proscrit tout rassemblement public de plus de dix personnes, car elle n'avait "fait l'objet d'aucune déclaration préalable". La PP estimait également que "la tonalité de l’appel à manifester relayé par les réseaux sociaux laissait craindre que des débordements aient lieu sur un site sensible"


La rédaction de LCI avec AFP

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