L’incendie de l’usine Lubrizol à Rouen

EN DIRECT - Lubrizol : les premières indemnisations à partir du 18 novembre

La rédaction de LCI
Publié le 30 octobre 2019 à 19h01
JT Perso

Source : TF1 Info

LUBRIZOL - Après l'incendie de l'usine classée Seveso, c'est désormais le temps des questions, dont celle de l'indemnisation. Mardi 29 octobre, le Parquet de Paris a annoncé l'ouverture d'une information judiciaire contre X

INDEMNISATIONS


Les premières indemnisations versées aux agriculteurs, entreprises ou collectivités locales touchées par les conséquences de l'incendie de Lubrizol pourraient intervenir à partir du 18 novembre, a indiqué le préfet de Seine-Maritime. 


L'instruction des dossiers de demande d'indemnisation sera faite par un prestataire spécialisé, a précisé Pierre-André Durand.

MACRON À ROUEN


Après son entrevue avec le maire de Rouen, Emmanuel Macron s'est rendu dans les rues de la ville pour discuter avec les habitants. "On s'est senti abandonnées, personne n'est venu", lui ont lancé deux Rouennaises. "L'État a été mobilisé 24 heures sur 24, mais on peut toujours s'améliorer, vous avez raison de le dire", a concédé le président.

MACRON À ROUEN


Le président de la République a annoncé "vouloir organiser des événements internationaux à Rouen, dans les prochaines semaines ou les prochains mois, afin de rebâtir l'attractivité et l'image de la ville".

MACRON À ROUEN


"Je n'ai pas vu de défaillances, mais plutôt beaucoup d'engagement et de sang-froid des services de l'État", a indiqué Emmanuel Macron en visite à Rouen. "Je veux aussi saluer le travail de nos pompiers qui ont évité des conséquences qui auraient pu être beaucoup plus dommageables".

MACRON À ROUEN


À l'Hôtel de ville de Rouen, Emmanuel Macron a répondu aux critiques estimant son déplacement à Rouen trop tardif. "Le rôle du président n'est pas de se précipiter dès qu'il se passe quelque chose, ni de se substituer à chaque ministre. L'État a été présent : le préfet a été courageux et a pris ses responsabilités, et les ministres se sont rapidement déplacés".


"Dès les premières minutes, je me suis préoccupé du sort de la ville. Aujourd'hui, c'était le bon moment pour venir, avec du recul, afin de pouvoir échanger avec le maire et parler de l'avenir", a-t-il ajouté.

MACRON À ROUEN


Le président de la République s'est rendu à Rouen ce mercredi pour "adresser un message de soutien et de considération", a-t-il déclaré. "Le gouvernement continuera d'agir pour rendre compte de ce qu'il s'est passé et accompagner. Nous devons regarder devant. Dans les prochaines semaines ou mois, mon souhait est de trouver les moyens de penser un avenir industriel compatible avec la vie en ville, moins polluant et avec des risques mieux encadrés".

MACRON À ROUEN


"Je comprends l'émotion de la population et l'inquiétude de ne pas savoir ce que l'on respire" a avoué Emmanuel Macron en visite à Rouen. "Mais il ne faut pas que l'inquiétude devienne de la défiance à causes des fausses informations qui circulent", a-t-il lancé.

MACRON À ROUEN


Après avoir échangé avec le maire de Rouen, Emmanuel Macron a annoncé que "d'ici au 18 novembre, les premières indemnisations seront versées aux agriculteurs et aux commerçants touchés par l'incendie".

"UNE VISITE À DIMENSION SYMBOLIQUE"


Peu avant d'accueillir Emmanuel Macron, Yvon Robert, le maire de Rouen, a estimé que la visite du président de la République avait "une dimension symbolique". "C'est important qu'il se rende compte de la situation et qu'il s'agit d'un accident grave qui a touché la population", a-t-il ajouté.

VISITE PRÉSIDENTIELLE


Emmanuel Macron vient d'arriver à Rouen. Il doit y rencontrer le maire de la ville et "témoignera de son soutien aux habitants", selon une source proche de la présidence.

urgent

Urgent

ENQUÊTE


L'enquête sur l'incendie de l'usine chimique Lubrizol de Rouen, survenu le 26 septembre, a été confiée ce mardi à des juges d'instruction parisiens, a indiqué le parquet de Paris dans un communiqué.


Trois magistrats du pôle santé publique du tribunal de Paris seront chargés de conduire les investigations, dans le cadre d'une information judiciaire ouverte notamment pour "destruction involontaire" due à la "violation manifestement délibéré d'une obligation de sécurité", "mise en danger de la vie d'autrui" et "blessures involontaires ayant entraîné une incapacité inférieure ou égale à 3 mois par manquement délibéré à une obligation de prudence".

RASSEMBLEMENT


Environ 500 personnes, selon la police, se sont rassemblées ce samedi 26 octobre dans l'après-midi devant le palais de justice de Rouen pour exprimer leur inquiétude face aux conséquences possibles de l'incendie de l'usine chimique Lubrizol dans cette ville il y a un mois. "Notre passé sent Lubrizol, notre avenir sent le cancer", ou encore "Avec Lubrizol, on meurt un peu, mais pas trop", pouvait-on lire sur des pancartes brandies par les participants, réunis à l'appel d'un "collectif unitaire", regroupant associations, syndicats et partis politiques. Des élus EELV et PS étaient également présents. 

ENQUÊTE SANITAIRE


Une "enquête de santé" va être menée par l'Etat auprès de la population qui a subi la fumée de l'incendie de Lubrizol à Rouen. Elle doit démarrer en mars.


"L'objectif de l'enquête de santé déclarée de population générale est de mesurer les nuisances qui ont été vécues par les personnes exposées, les symptômes ressentis, l'impact sur la qualité de vie, les relations sociales, familiales, professionnelles et puis les conséquences psychosociales et la santé perçue", a expliqué Anne Laporte directrice des régions de l'agence Santé publique France lors d'un comité de transparence sur l'incendie à Rouen. 


Elle concernera les 215 communes qui se sont retrouvées sous le panache de fumée de 22 km de long.


Mais l'enquête ne s'accompagnera pas nécessairement de prélèvements biologiques (sang ou urine). "On attend les analyses expertises sur tout le travail sur l'environnement pour savoir si on va mettre en place cette enquête de biosurveillance; donc je n'ai pas de calendrier pour cette enquête-là", a ajouté Anne Laporte. 


"C'est scandaleux", a réagi le député européen EE-LV et élu de la métropole de Rouen, David Cormand, interrogé par téléphone par l'AFP. "L'enquête préalable aurait dû être déjà mise en œuvre. Le temps perdu avant de lancer éventuellement une enquête sérieuse aura pour effet qu'on ne saura pas à quoi ont été exposées les populations au moment de la catastrophe", a-t-il ajouté.

PREJUDICE

Lubrizol ne s'est pas engagé sur un montant précis, mais Edouard Philippe s'en satisfait. "C'est plus important encore que d'avoir un montant, ils se sont engagés à dédommager le moindre dommage". "C'est la grande garantie : tous ceux qui sont dans les zones concernées ou à la frange de ces zones, s'ils ont établi qu'ils ont subi un dommage, nous voulons qu'ils soient indemnisés, et ils le seront."


"Ça doit être fait le plus vite possible. Il y a une instruction des dossiers, mais nous voulons qu'elle soit la plus simple possible".

INQUIETUDES

Pour répondre aux inquiétudes des habitants sur leur santé, Edouard Philippe a promis "la transparence la plus totale sur les causes et les conséquences de cet incendie". Une réunion doit suivre, a-t-il précisé. "Chacun doit avoir les informations". 


Le premier ministre a également salué par la responsabilité des acteurs. Ils veulent la transparence, mais ils veulent aussi que l'attractivité de Rouen et sa métropole soit défendue. "Nous aurons beaucoup de travail pour surmonter cet événement spectaculaire".

DEPLACEMENT

Edouard Philippe est en déplacement à Rouen, en compagnie d'Elisabeth Borne, un mois après l'incendie de Lubrizol. Il y a rencontré les acteurs locaux : élus, représentants des riverains, syndicats de l'usine, agriculteurs...


"Ça nous a permis de faire le point, de constater qu'il y avait encore des opérations en cours dans la gestion de cette crise : enlèvement des fûts, dépollution, la gestion des odeurs..."


"Nous avons été alertés par les préjudices subis. Par principe de précaution, les agriculteurs ont été empêchés de commercialiser leur production, ils seront indemnisés. L'entreprise Lubrizol a pris l'engagement de le faire, je le salue, avant que ne soient établies les responsabilités judiciaires. Ils se sont engagés à indemniser au fur et à mesure que le préjudice sera invoqué par les commerçants, les agriculteurs. Il y aura une réponse rapide à leurs problèmes".

ENQUÊTE 


"Les investigations menées ne permettent pas de déterminer, à ce jour, la localisation du départ de l'incendie", indique le parquet de Paris dans un communiqué.  


Le procureur précise que des visites d'inspection ont donné lieu à un rapport faisant état de "huit contraventions de cinquième classe, dont six susceptibles d’avoir été commises antérieurement à l’incendie et deux pouvant avoir été commises postérieurement" par la société Normandie Logistique, voisine de Lubrizol et elle aussi touchée par l'incendie. 


Le procès-verbal vise aussi un "délit d’exploitation non conforme par une personne morale d’installation classée ayant porté une atteinte grave à la santé, la sécurité ou dégradé substantiellement la faune, la flore, la qualité de l’air, du sol ou de l’eau".

INFRACTIONS PÉNALES

L'entreprise Normandie Logistique, voisine de la société Lubrizol à Rouen, où s'est produit un spectaculaire incendie le 26 septembre, a commis "plusieurs infractions pénales", a indiqué mercredi Patrick Berg, le directeur régional de l'environnement. Il n'a pas précisé la nature de ces infractions.

ORIGINE DE L'INCENDIE

"Toutes les informations dont nous disposons indiquent que l'incendie s'est déclenché à l'extérieur de nos installations, mais nous attendons d'en connaître exactement la source et la cause", a indiqué le PDG devant les députés. "Nous devons savoir d'où est parti le feu. Nous ne comprenons pas comment il y a pu avoir un départ de feu". Il a par ailleurs assuré que les produits qui ont brûlé "ne portent aucune menace sur la santé".

TOXICITE

"Ce qui est stocké par Normandie Logisitique ne sont que des produits jugés non dangereux au regard des classifications Seveso. Les matériaux qui ont brûlé étaient, à 80%, des matériaux non dangereux".

SALARIÉS

"Les salaires sont tous versés, nos salariés travaillent pour que nous nous relevions. Nos sous traitants doivent suivre les mêmes protocoles de sécurité que nos salariés à temps plein. Ils sont formés, qualifiés pour pouvoir travailler sur notre site".

INDEMNISATIONS

"Plusieurs questions ont été posées sur la question de l'indemnisation : nous allons conclure un accord initial, nous allons identifier les agriculteurs dont le besoin est le plus urgent. Je n'ai pas de budget pour ça, mais nous souhaitons aider et donner des ressources aux personnes qui en ont le plus besoin. J'ai engagé des millions d'euros et je le ferai à nouveau. Je suis frustré que nous n'ayons pas encore plus le faire. Ce n'est pas une obligation légale mais nous souhaitons être de bons voisins."

AIDE 

Alors qu'ont été exigés de la part de Lubrizol une participation à l'indemnisation des personnes touchées, Eric Schnur a assuré que l'entreprise allait "octroyer des fonds" en soutien aux agriculteurs, aux opérations de nettoyage et d'analyses des effets environnementaux de l'incendie. Et d'assurer que "les salariés de Rouen conserveront leur emploi et leur salaire".

MISSION D'INFORMATION

Eric Schnur a présenté ses "plus sincères excuses" et s'est dit "profondément désolé" auprès des personnes touchées par l'incendie. "Il est clair que c'est le plus grave accident en termes de dégâts matériels".

INTERROGATION

Interrogé à l'Assemblée nationale, le PDG onde de Lubrizol a assuré que le site de Rouen "satisfait entièrement à toutes les exigences réglementaires. IL n'y a pas de conséquences immédiates ou permanentes sur la santé, mise à part une irritation initiale due à la fumée".

SUR PLACE

A noter également qu'aujourd'hui commence l'évacuation et l'évaluation des 160 fûts endommagés par l'incendie. Un enlèvement qui devrait durer deux mois

AUDITIONS

Nous sommes le mercredi 22 octobre et, près d'un mois après l'incendie qui a frappé l'usine Lubrizol de Rouen, c'est le premier jour de travail de la commission d'enquête parlementaire du Sénat et de la mission d'information de l'Assemblée nationale. A noter qu'à 11h30, le patron du groupe américain, Eric Schur, va être auditionné dans la matinée par les députés et dans l'après-midi par les sénateurs.

LEVÉE DES RESTRICTIONS AGRICOLES 


Le ministère de l'Agriculture indique dans son communiqué "l’ensemble des restrictions de commercialisation sur les productions agricoles sont levées", assurant que la Direction général de l'alimentation (DGAl) en a fait la demande ce jour aux préfets des 5 départements concernés par les arrêtés préfectoraux. 


"L'Anses formulera des recommandations complémentaires dans les prochaines semaines pour ajuster cette surveillance renforcée de long terme des productions agricoles, qui s'inscrit dans une perspective plus large de surveillance de l'environnement et de la santé", précise le ministère.

LEVÉE DES RESTRICTIONS AGRICOLES 


Le préfet de Normandie Pierre-André Durand a annoncé ce vendredi qu'il lèverait les dernières restrictions de commercialisation des produits agricoles, faisant état de résultats d'analyses "conformes" après l'incendie de l'usine chimique Lubrizol. "Nous avons actuellement à 514 résultats rentrés (...) Tous les résultats enregistrés sont conformes, ce qui est une très bonne nouvelle", a-t-il déclaré au cours d'une conférence de presse, disant attendre un avis officiel de l'Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire et de l'alimentation, ndlr) pour rendre cette levée effective. 


Un avis qui est arrivé plus tard dans la journée. "L’Anses a transmis ce jour son avis concernant son expertise sur les analyses des prélèvements post-accidentels sur les produits agricoles encore consignés", indique un communiqué du ministère de l'Agriculture. "Le 14 octobre, les mesures de restriction sur le lait et les produits laitiers avaient été levées, au vu d’un premier avis de l'Anses. Le 18 octobre, ce sont les restrictions sur le miel, les œufs, les poissons d'élevage ainsi que les produits végétaux qui sont levées."

10.000 EUROS DE PERTE PAR EXPLOITATION


Alors que l’interdiction de vente de lait a été levée hier, Hervé Morin a estimé que le manque à gagner était de 10.000 euros pour chacune des 500 exploitations laitières que compte la région. 


Invité sur LCI, le président de la région Normandie a expliqué que c'est pour cette raison qu'une enveloppe de 5 millions d’euros a été votée lundi. Une "avance de trésorerie" en attendant que "l’Etat ou l’usine Lubrizol mettent en place leurs fonds".

NORMANDIE LOGISTIQUE


Quelque 4250 tonnes de produits ont brûlé dans les locaux de Normandie Logistique, usine voisine de Lubrizol, selon un document publié ce lundi par la préfecture, ce qui porte à 9505 tonnes la quantité totale de produits brûlés lors de l'incendie du 26 septembre.

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POLLUTION


La préfecture de Seine-Maritime annonce la levée des mesures de restrictions sur la collecte de lait, les produits laitiers et sur l'accès des animaux aux pâturages, mises en place après l'incendie de l'usine chimique de Lubrizol à Rouen. "C'est une excellente nouvelle pour nos agriculteurs", a déclaré le préfet Pierre-André Durand, au cours d'une conférence de presse. "L'arrêté préfectoral est en train d'être préparé (...) Cela signifie que la reprise de la production peut s'opérer sans délai. Et surtout la reprise de la collecte."

POLLUTION


Des analyses de lait effectuées après l'incendie de l'usine de Lubrizol "ne montrent pas de dépassement des teneurs maximales réglementaires" pour divers contaminants, a indiqué ce lundi 14 octobre l'Anses alors que la collecte de lait est interdite dans certaines communes.


L'Agence nationale de sécurité sanitaire et de l'alimentation "souligne toutefois que des éléments d'incertitudes demeurent quant au risque de contamination du lait par les retombées de l'incendie et recommande des travaux supplémentaires", selon un communiqué. Pour l'agence, une éventuelle "levée des mesures de restrictions de la commercialisation du lait doit s'accompagner d'un dispositif de surveillance renforcée". 

PRÉJUDICE


L'incendie de l'usine Lubrizol a causé aux agriculteurs un préjudice global estimé "entre 40 et 50 millions" d'euros, a indiqué le ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation Didier Guillaume, en déplacement à Rouen aux côtés des ministres de la Transition écologique Élisabeth Borne, et de la Santé Agnès Buzyn.


Parlant d'un "drame économique mais c'est aussi un drame humain", le ministre a notamment évoqué quatre millions d'euros de pertes pour les producteurs de lait. "L'urgence de l'urgence c'est le laitier" même si "il faudra que tous les secteurs soient indemnisés le plus vite possible", a affirmé Didier Guillaume lors de la première réunion du "comité pour la transparence et le dialogue". Le ministre a aussi promis qu'il n'y aurait "pas de labels Bio qui  sauteront" pour les productions bio touchées par les conséquences du nuage. 

INDEMNISATIONS 


Confirmant une information des Echos, le président du fonds de mutualisation des risques sanitaires et environnementaux (FMSE) fait savoir ce vendredi matin sur franceinfo qu'un accord avait été conclu avec Lubrizol pour l'indemnisation des agriculteurs victimes des retombées polluantes consécutives à l'incendie. Un fonds de solidarité devrait selon lui être doté de 50 millions d'euros. 

TRANSPARENCE


Elisabeth Borne, ministre de la Transition écologique et solidaire, Agnès Buzyn, ministre de la Santé, et Didier Guillaume, ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation, se rendent vendredi à Rouen pour installer un "comité pour la transparence et le dialogue".

INDEMNISATIONS


L'État et le Fonds de mutualisation des risques sanitaires et environnementaux auraient trouvé un accord avec l'entreprise Lubrizol, qui va indemniser quelque 450 agriculteurs victimes de l'incendie, rapporte le quotidien Les Échos à paraître vendredi.


Dans le détail, Lubrizol devrait indemniser 453 éleveurs des six départements (Seine-Maritime, Oise, Aisne, Somme, Pas-de-Calais et Nord) frappés par les interdictions préfectorales de produire du lait, a déclaré Joël Limousin, président du Fonds de mutualisation des risques sanitaires et environnementaux (FMSE) aux Échos.


Lubrizol aurait aussi consenti à créer un fonds de solidarité, abondé à hauteur de 50 millions d'euros, pour couvrir les pertes subies par tous les agriculteurs et les autres secteurs non agricoles touchés, rapporte également le journal.

ANALYSES


Les résultats de deux nouvelles campagnes de prélèvements dans les suies ne révèlent pas de présence significative de dioxines dans l’environnement. Des campagnes supplémentaires sont prévues pour compléter ces recherches.


Les résultats obtenus pour l'eau du robinet confirment l’absence ou la présence en concentrations très faibles et bien inférieures aux valeurs sanitaires de référence, des produits recherchés. L’eau du robinet est propre à la consommation en Normandie, y compris dans les secteurs de Seine-Maritime qui ont été directement concernés par le panache de fumées.

urgent

Urgent

PERQUISITIONS


Des perquisitions sont actuellement menées dans les locaux administratifs de Lubrizol et Normandie logistique. 

COMMISSION D'ENQUÊTE

Le Sénat a voté, jeudi 10 octobre, à l'unanimité, la constitution d'une commission d'enquête sur l'incendie de l'usine Lubrizol de Rouen. Cette commission sera composée de 21 membres et sera mise en place pour une durée maximale de six mois. Elle sera chargée "d'évaluer l'intervention des services de l'Etat dans la gestion des conséquences environnementales, sanitaires et économiques de l'incendie".


Afin de prévenir l'arrivée d'une autre catastrophe du même acabit, elle aura aussi à charge de se pencher sur l'application des autres installations classées Seveso-seuil haut afin de faire de "la prévention des risques technologiques".

WARGON

"Les premières analyses sont rassurantes, mais il faut continuer les investigations. Bien sûr que c'est normal que les Rouennais soient inquiets. Mais la bonne réponse, elle est dans la durée, avec l'installation de ce comité."

WARGON

"Il est possible de dire où nous en sommes avec la plus grande transparence. Les mesures sont plutôt rassurantes, dans les eaux, les airs, les terres. Elles sont en dessous des seuils", assure la secrétaire d'Etat à la Transition écologique Emmanuelle Wargon sur LCI


"Quand on a un incendie avec des produits chimiques, ça libère des toxines, ça n'est pas normal. On est au-dessus de la normale, mais on reste à des niveaux supportables, en-dessous des seuils de toxicité."


"Quel est l'impact à long terme ? L'effet cocktail et l'effet d'exposition après incendie font que le gouvernement va installer à Rouen un comité de suivi, de transparence, avec toutes les parties prenantes. Toutes les études de santé de la population seront communiquées à ce comité."

ENQUÊTE

C'est une piste des enquêteurs, que révèle Le Parisien : c'est de l'entreprise Normandie Logistique que proviendraient les flammes qui ont embrasé l'usine Lubrizol. L'entreprise Normandie Logistique, spécialisée dans le stockage et le gardiennage, où étaient entreposés une partie des produits toxiques destinés à Lubrizol.

Sujets de société
Incendie de Lubrizol : un départ de feu à Normandie Logistique ?

Incendie de Lubrizol : un départ de feu à Normandie Logistique ?

DIOXINE


Des taux de dioxine "plus importants que la normale" mais "en-dessous des seuils de toxicité" ont été relevés dans l'air le jour de l'incendie de l'usine Lubrizol à Rouen, a indiqué mercredi la ministre de la Santé, Agnès Buzyn.


"Nous verrons si ces chiffres sont retrouvés sur plusieurs prélèvements sur le long terme puisqu'il s'agit d'un prélèvement au moment de l'incendie", a déclaré Mme Buzyn sur France Info.


Elle était interrogée sur des taux de dioxine quatre fois supérieurs à la normale enregistrés dans la commune de Préaux (nord-est de Rouen), selon des résultats de l'organisme Atmo Normandie cités par France Info.


"C'est plus important que la normale mais ça reste (...) en dessous des seuils admis de toxicité", a commenté Mme Buzyn.

PLAINTE


Le maire socialiste de Rouen Yvon Robert a annoncé ce mardi 8 octobre qu'il allait porter plainte "dans les prochains jours" au nom de la commune de Rouen et de la métropole. "L'objectif est de défendre les intérêts des collectivités locales, des particuliers, des commerçants, des agriculteurs, tous les acteurs économiques et le territoire en tant que tel", a-t-il justifié le président de la métropole. "Nous considérons qu’il y a des préjudices."

EXTINCTION REBELLION


Le cortège est parti du Palais de justice de Rouen. Des militants et sympathisants du mouvement écologiste XR participent à cette manifestation pour "la vérité".

POLLUTION


Atmo Normandie a présenté ce mardi 8 octobre ses derniers résultats d'analyse de l'air. Concernant les polluants "classiques", comme le dioxyde d'azote, les particules, le monoxyde de carbone ou le dioxyde de souffre, les résultats sont plutôt rassurants. 


Comme le relate France Bleu, l'observatoire de la qualité de l'air en Normandie a fait état de taux "relativement élevés" de dioxine. C'est le cas notamment à Préaux, commune de l'agglomération rouennaise, où les taux sont quatre fois plus élevés que la normale.

MANIFESTATION


Une nouvelle manifestation se déroule à Rouen pour réclamer "la vérité" quant à l'incendie de l'usine Lubrizol et ses conséquences. L'affluence est moins importante que la semaine passée. Un nouvel appel à se rassembler a été lancé pour samedi 12 octobre à 15h.

LUBRIZOL


Les opérations pour enlever les 160 fûts endommagés du site de Lubrizol à Rouen pourraient débuter le 17 octobre après l'installation d'un équipement spécial - dont la construction a commencé en début de semaine - permettant leur manipulation en sécurité, ont annoncé ce mardi 8 octobre les autorités. "Les travaux préparatoires à l'installation de l'équipement provisoire de confinement se poursuivent. Il doit être installé à partir du 17. Les travaux pourront ensuite commencer", a expliqué le préfet de Seine-Maritime Pierre-André Durand lors de sa conférence de presse quasi quotidienne sur les suites de l'incendie.


Après l'incendie environ 1.000 fûts toujours présents sur le site étaient endommagés, dont 160 de façon plus importante. Ces fûts contiennent un agent chimique qui, "lorsqu'il est chauffé de manière excessive", est susceptible "de se décomposer et émettre du mercaptan ou de l'hydrogène sulfuré", précise Patrick Berg, directeur régional de la DREAL (direction de l'environnement). Le processus serait "long" car il devra se réaliser "fût par fût". "Il n'y a pas de manipulation tant que les conditions de manipulation en sécurité ne sont pas réunies et on donnera le feu vert à l'exploitant avant de commencer à les manipuler", a-t-il prévenu.

ODEURS 


Le préfet de Seine-Maritime a demandé à Lubrizol et Normandie logistique de faire cesser les "odeurs incommodantes" à Rouen.


"Il y a toujours cette problématique d'odeurs: il faut que ces odeurs cessent, elles sont incommodantes, anxiogènes et déplaisantes pour toute la population", a expliqué Pierre-André Durand lundi, lors du point presse mis en place quasi-quotidiennement par la préfecture après l'incendie de l'usine chimique le 26 septembre.


Il y a "une pression mise sur les deux entreprises", à savoir Lubrizol et Normandie Logistique. "Les entreprises ont travaillé à notre demande le samedi et le dimanche (sur les sites incendiés, NDLR), c'est un travail non stop qui se déroule et nous attendons avec impatience qu'il soit mis un terme à ces désagréments olfactifs", a ajouté le préfet. 

INDEMNISATION 


Elisabeth Borne a assuré mardi que la société Lubrizol "devra indemniser" tous ceux qui ont souffert des conséquences de l'incendie de Rouen. "La responsabilité première est celle de l'industriel. On est sur un principe de pollueur-payeur et l'industriel devra indemniser" tous les riverains et les agriculteurs, a affirmé la ministre sur BFMTV. "On attend (des industriels) qu'ils montrent de la considération et reconnaissent la gêne et l'inquiétude de cet incendie", a-t-elle ajouté en souhaitant que Lubrizol se montre "exemplaire dans l'indemnisation sans attendre les décisions de justice". "Dans le principe, ils auront à prendre en charge tous les dégâts causés  par cet incendie (...) y compris les préjudices pour les agriculteurs", a-t-elle insisté.


Vendredi, la société Lubrizol s'était engagée à participer à la réparation des conséquences de l'incendie.

ENQUÊTE 


Le parquet de Paris a annoncé ce mardi le début des investigations sur le site de l'usine Lubrizol à Rouen, l'enquête n'ayant pas encore permis à ce jour de "déterminer les causes de l'incendie ni de localiser avec certitude l'origine du sinistre" du 26 septembre. "La persistance de points chauds sur les sites concernés ne permettait pas jusqu'à présent de procéder aux constatations sur le terrain" où ont brûlé des milliers de tonnes de produits chimiques sur le seul site de l'usine.

APPEL À LA GRÈVE

Le collège Jean-Lecanuet de Rouen, situé à 5 kilomètres de l'usine Lubrizol, sera impacté par l'appel à la grève de 38 membres du personnel. Ceux-ci appellent "les parents d'élèves du collège et des écoles environnantes à se joindre à nous pour discuter et se mobiliser afin d'obtenir des garanties pour la santé des enfants dont nous avons la responsabilité et des adultes encadrants". Dans ce communiqué, le collectif fait état, chez "un certain nombre d'élèves", de "nausées et vomissements depuis l'incendie".


De quoi motiver, selon le site 76 actu qui rapporte l'information, la revendication d'un suivi médical de long terme et de la conduite d'analyses "pour nous rassurer sur les conditions d'accueil et les conditions de travail".

MESSAGE AUX ROUENNAIS


La ministre de la Santé a reconnu sur LCI qu'elle avait échoué à rassurer la population rouennaise. La raison ? "Probablement parce que les prises de parole, entre celle du préfet, d'Elisabeth Borne et la mienne, n'ont pas été totalement sur le même ton, même si on disait les mêmes choses."


Agnès Buzyn a donc tenu à faire passer un message à la population rouennaise, elle n'a "aucun intérêt à cacher quoi que ce soit". "Moi j’assume parfaitement de dire que nous ne savons pas tout, mais qu’au fur et à mesure que les jours passent, nous sommes rassurés."

RÉSULTATS DES ANALYSES


Agnès Buzyn a donné sur LCI les résultats des analyses de l’alimentation, de l’air et de la suie. Sur le plan des risques liés à l’amiante, la ministre de la Santé assure que la population peut être "tout à fait tranquille". "Nous n’avons trouvé aucune fibre d’amiante à distance du site industriel", indique la ministre ajoutant qu’"a priori", toutes les analyses ont été réalisées.

 

Concernant les hydrocarbures "partis en fumée", les résultats des prélèvements d’air et de suie montrent qu'il "n’y a pas d’hydrocarbures au-dessus de la pollution normale qu’on retrouve à Rouen".


Enfin, le dernier prélèvement qui doit indiquer s'il y a pollution à la dioxine dans l'alimentation est encore en cours. Mais les "premiers résultats sont très rassurants", avance la ministre. 

BUZYN


Interrogée sur la question des dangers pour la santé de la population rouennaise, Agnès Buzyn a tout d'abord estimé que la préfecture avait "tout de suite" pris les "bonnes dispositions", notamment en demandant à la population de se mettre à l’abri et de ne pas toucher les suies par mesure de précaution. 


Pourtant, les habitants ne cessent de critiquer la communication de la préfecture, très tardive, qui en a même poussé certains à quitter la ville. La maire de Petit Quevilly, commune touchée par le nuage de suie, a elle même jugé que la décision du préfet de faire retentir les sirènes uniquement à 7h45 était une erreur. Dans les pages de Paris Normandie, Charlotte Goujon estimait ainsi qu'elle aurait dû être activée "dès 6 h", car "toutes les consignes données aux habitants prennent effet à partir du moment où retentissent les sirènes".

UNE NOUVELLE PÉTITION


Plusieurs habitants de Rouen et de sa région ont lancé ce week-end une pétition en ligne baptisée : "Incendie de Lubrizol : stop à l’enfumage". Plus de 5000 personnes l'avaient déjà signée dimanche matin. Elles veulent notamment savoir dans quelle teneur la ville et son agglomération. 


"Nous ne pouvons plus nous laisser empoisonner sans réagir. Si nous laissons cet incident filer sans exiger que les choses changent, alors nous ne serons plus à l’abri que l’histoire se répète, à Lyon, Marseille, Toulouse etc. En tout, ce sont 642 sites SEVESO seuil haut qui existent aujourd’hui en France. L’incendie de Lubrizol n’est qu’un accident parmi les 2 000 autres depuis 13 ans," écrivent ceux qui ont lancé la pétition. 


"Le risque industriel est une réalité. Nous ne pouvons plus rester les bras croisés tandis que l’Etat hypothèque notre santé aux industriels", poursuivent-ils. 

QUELLE QUANTITÉ ?


Après les 5.253 tonnes de produits chimiques incendiés chez Lubrizol, la préfecture de Seine-Maritime a publié vendredi soir une liste de... 9.050 tonnes de produits stockés par l'entreprise voisine, Normandie Logistique (NL), elle aussi partiellement incendiée. Le hic, c'est que NL, une institution ancienne autrefois appelé "Magasins généraux", n'est pas en mesure de dire quels produits ont été touchés par l'incendie. Sur les trois bâtiments de la société, un a brûlé intégralement et deux partiellement le 26 septembre.  

Et dans la liste des produits stockés par NL, figurent 4.157 tonnes (12.700 fûts) de produits Lubrizol et 139 tonnes de produits Total.

LUBRIZOL A ÉTÉ "TROP ABSENTE DANS LA COMMUNICATION"


Le Premier ministre Edouard Philippe estime que la direction de l'entreprise Lubrizol a été "trop absente dans la communication", après l'incendie de son usine chimique à Rouen, dans un entretien au Journal du dimanche.


"C'est une grande entreprise, implantée à Rouen depuis longtemps. J'aurais aimé la voir plus prompte à s’engager pour accompagner financièrement les riverains qui ont subi des dommages", affirme le chef du gouvernement.

"Nous l’avons dit à ses dirigeants, et l’entreprise semble le prendre en compte puisqu’elle vient d’annoncer des mesures. Cela doit se traduire très rapidement sur le terrain et j’y veillerai", ajoute-t-il, alors que la société s'est engagée vendredi à participer à la réparation des conséquences de l'incendie du 26 septembre.

Alors que la communication de crise du gouvernement a été montrée du doigt, Edouard Philippe admet qu'"on peut toujours mieux faire", mais il met en avant un "souci de transparence" qui a été "immédiat".


"Mon engagement, c’est que tout soit rendu public. Tout", répète Edouard Philippe, indiquant que dans la semaine sera mis en place un "comité pour la transparence", incluant élus, associations environnementales, médecins, agriculteurs et industriels, "pour suivre dans la durée les données concernant l’environnement et la santé". 


"Parallèlement, les enquêtes – judiciaire et administrative – diront pourquoi et comment l’incendie est arrivé", ajoute le chef du gouvernement.

Une mission d'information sur l'incendie va être créée à l'Assemblée nationale. Une commission d'enquête transpartisane doit aussi voir le jour au Sénat la semaine prochaine.

LES SALARIÉS SUR D'AUTRES MISSIONS 


L’incendie de l’usine Lubrizol a eu un impact sur l’activité économique de certaines entreprises, en particulier les plus proches.


"Aujourd’hui, une soixantaine de salariés est présente sur le site pour les activités liées au maintien en sécurité et à la gestion de la situation.

Les autres salariés travaillent à partir du site d’Oudalle (situé au HAVRE), sur plusieurs sites temporaires dans l’agglomération de Rouen ou en télétravail, précise la préfecture de Seine Maritime. Une vingtaine de salariés ne sont pas en situation d’activité".


La préfecture ajoute que Lubrizol " a fourni une liste de 27 sous-traitants et prestataires, totalisant 206 salariés travaillant pour le site de Rouen".  "Il apparaît que la plupart des sous-traitants et prestataires ont pu reporter leurs salariés sur d’autres missions ou chantiers ; certains ont aussi invité leurs salariés à prendre des congés/RTT", détaille la préfecture. 

NE PAS MANIPULER LES FRAGMENTS DE TOITURE


Dans un communiqué ce samedi, la préfecture de la Seine-Maritime indique qu'au cours de l'incendie du 26 septembre, des fragments de toiture en fibrociment ont été projetés.


"Conformément aux instructions qui ont été communiquées par la préfecture, il ne faut pas manipuler ces fragments. Un numéro vert a été mis en place. Il s’agit du 0 800 009 785. Ce numéro vert donne les coordonnées de l’entreprise spécialisée agréée mandatée par Lubrizol", insiste la préfecture. 

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