Benalla, l'affaire sans fin

EN DIRECT - Procès Benalla : l'ex-chargé de mission à l'Élysée justifie l'usage de passeports diplomatiques

La rédaction de LCI
Publié le 13 septembre 2021 à 14h30, mis à jour le 16 septembre 2021 à 22h37
JT Perso

Source : TF1 Info

JUSTICE - Le procès d'Alexandre Benalla, jugé notamment pour les violences commises en 2018 sur la place de la Contrescarpe, se poursuit ce jeudi au tribunal correctionnel de Paris. Suivez les dernières informations.

L'AFFAIRE DES PASSEPORTS A L'AUDIENCE


D'après notre journaliste sur place Marie Belot, l'audience s'apprête à reprendre, ce jeudi. Le tribunal se penchera aujourd'hui sur l'affaire des passeports diplomatiques, alors qu'Alexandre Benalla est bien présent dans la salle.

COMPTE-RENDU

Police, justice et faits divers
Procès Benalla : une arme "factice" et des chants hostiles au cœur du premier jour d'audience

Procès Benalla : une arme "factice" et des chants hostiles au cœur du premier jour d'audience

BIENVENUE


Bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans ce fil pour suivre avec nous l'ouverture du procès d'Alexandre Benalla ce lundi 13 septembre 2021. L'ancien chargé de mission auprès du cabinet du président de la République devra notamment répondre des violences exercées sur un couple de manifestants place de la Contrescarpe à Paris.

En juillet 2018, son nom a été au cœur d'une tempête médiatique et politique qui a fait trembler l'Élysée jusque dans ses fondations. Trois ans après le retentissant scandale, Alexandre Benalla est renvoyé ce lundi au tribunal correctionnel de Paris. Visé par six enquêtes judiciaires, dont une classée sans suite, il répondra notamment de "violences volontaires en réunion" et "immixtion sans titre dans l'exercice d'une fonction publique" notamment. 

Il sera jugé jusqu'au 1er octobre pour deux affaires, la première, pour avoir brutalisé un couple le 1er mai 2018, la deuxième, pour avoir utilisé deux passeports diplomatiques après son renvoi de la présidence de la République.

Il devra s'expliquer, comme son coprévenu, l'ex-employé d'En Marche Vincent Crase, sur ses agissements place de la Contrescarpe.

Aujourd'hui âgé de 30 ans et reconverti dans le privé, il est attendu à 13h30 au tribunal pour une première audience consacrée aux questions de procédures et à un résumé des investigations.

Une bavure place de la Contrescarpe ?

Point de départ de l'affaire, Alexandre Benalla avait été identifié en plein cœur de l'été 2018 par le journal Le Monde sur une vidéo où il apparaissait avec un casque des forces de l'ordre, brutalisant une femme et un homme place de la Contrescarpe à Paris. Des "gestes nécessaires" et non un "tabassage", a toujours affirmé Alexandre Benalla, qui soutient avoir eu un "réflexe citoyen" en "interpellant" des "agresseurs de policiers"

Problème, ce jour-là, Alexandre Benalla ne devait avoir qu'un rôle d'observateur, sans participer au maintien de l'ordre. Sanctionné d'une suspension de 15 jours, il avait dans un premier temps gardé un bureau à l'Élysée, comme le révélait le quotidien du soir.

Lire aussi

Des révélations qui ont mis le feu aux poudres, l'opposition dénonçait une "affaire d'État" et une enquête judiciaire était ouverte. La suite avait empoisonné l'exécutif pendant des mois, à la faveur de révélations dans la presse et des auditions de commissions d'enquêtes parlementaires à l'Assemblée nationale et au Sénat.

Soupçons de détournement de documents officiels

Alexandre Benalla devra aussi répondre de l'utilisation de deux passeports diplomatiques, après son limogeage de l'Élysée, lors de voyages en Afrique et en Israël. Il est soupçonné aussi d'avoir obtenu un passeport de service en produisant un faux document - ce qu'il conteste. 

Il comparaîtra en outre pour "port d'arme" non autorisé en avril 2017 à Poitiers, pendant la campagne présidentielle d'Emmanuel Macron. Un "pistolet à eau", avait assuré l'intéressé. Alexandre Benalla encourt jusqu'à sept ans de prison et 100.000 euros d'amende. 

Deux fonctionnaires de la préfecture de police de Paris seront quant à eux jugés pour avoir transmis, juste après l'explosion de l'affaire, des images de vidéosurveillance à Alexandre Benalla.


La rédaction de LCI

Sur le
même thème

Tout
TF1 Info