Le procès hors norme des attentats du 13-Novembre

EN DIRECT - Procès du 13-Novembre : déjà absents hier, les accusés refusent à nouveau de monter dans le box

La rédaction de LCI
Publié le 25 novembre 2021 à 13h25
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

FAIT DIVERS - Des enquêteurs autrichien, français puis belges vont être entendus pendant plusieurs jours au sujet des parcours, notamment en Syrie, des accusés présents, sous mandat d'arrêt ou des terroristes décédés.

"JE SUIS LÀ POUR PRENDRE UNE PEINE"


Me Topaloff avocate de parties civiles, interroge l'accusé Algérien Adel Haddadi:  Que pensez-vous du GIA en Algérie

Adel Haddadi : C'est un groupe terroriste en Algérie. Je suis contre 

Me Topaloff :  comme vous êtes aujourd'hui contre Daech

Adel Haddadi  : Ouais je suis contre. 


Me Topaloff :Donc vous condamnez les attentats qui ont été commis à Paris

Adel Haddadi : Je condamne tous les actes de violences dans le monde

Me Topaloff : finalement heureusement que vous avez été arrêté avant. 

Adel Haddadi : J'ai fait des fautes, je suis là pour prendre une peine, être condamné, mais j'accepte ça. 

INTERPELLÉS UN MOIS APRÈS LES ATTENTATS


Les enquêteurs ont conclu qu'Adel Haddadi et Muhammad Usman étaient en route pour rejoindre le groupe terroriste et que les attentats en France le 13 novembre 2015 avant leur arrivée avait stoppé leur progression. 

Les deux hommes attendaient-ils des renforts, devaient-ils rejoindre la cellule belge? Oussama Atar leur avait-il donné des consignes aux deux hommes qui selon l'accusation étaient toujours en mission pour le compte de l'Etat Islamique? 

Adel Haddadi, et Muhammad Usman ont été interpellés le décembre 2015, un mois après les attentats, dans un foyer de migrants en Autriche.

MISSION SUICIDE


Adel Haddadi devait faire une mission suicide en France avec l'accusé, Muhammad Usman, ainsi que les deux Irakiens Ahmad Al Mohammad et Mohamad Almahmod (qui se sont fait exploser au Stade de France). Ils ont quitté la Syrie le 1er octobre 2015 et entamaient leur périple vers la France. 

"FAIRE DE L'HUMANITAIRE"


Le président : Si vous allez en Syrie pour de l'humanitaire on ne comprend pas bien le but de l'entraînement militaire..

Haddadi  :Au début j'y allais pour de l'humanitaire, on savait qu'il ne s'agirait pas de donner des bonbons aux gamins/ Moi j'étais contre ce qu'il se passait en Syrie. Chez nous quand quelqu'un voit le mal et qu'il veut aider, on dit qu'il va faire de l'humanitaire. 

Le président : je ne vois pas le rapport entre l'humanitaire et les tirs à la Kalachnikov.

"MONTER ET DÉMONTER UNE KALACH"


Haddadi  déclare ::"On nous a appris comment tirer". Il a dit qu'il faisait aussi beaucoup de sport, qu'on leur avait appris à monter et démonter une kalachnikov. Les journées commençaient par la prière, sport, petit déjeuner, cours de religion, exercice à la Kalach"

KRAYEM REFUSE TOUJOURS DE COMPARAITRE


L'accusé Osama Krayem refuse toujours de comparaitre. Il était hier dans le box pour son interrogatoire et ne devrait y revenir que pour son prochain interrogatoire. 

INTERROGATOIRE D'ADEL HADDADI


Adel Haddadi, 34 ans, un Algérien né le 17 juillet 1987. Il a été interpellé avec  Muhammad Usman, 28 ans, un Pakistanais né le 15 mai 1993,  en décembre 2015, un mois après les attentats, dans un foyer de migrants en Autriche.

Les deux hommes ont quitté la Syrie et rejoint l'Europe par la route des migrants avec deux kamikazes du Stade de France. Ils sont soupçonnés d'avoir voulu commettre un attentat en France.

Muhammad Usman est un ancien artificier de groupes jihadistes pakistanais réputés proches d'Al-Qaïda.

Ils sont détenus en France depuis juin 2016.

Pour cette douzième semaine au procès des attentats du 13 novembre 2015, une série d'enquêteurs vont être entendus par la cour d'assises spéciale de Paris au sujet des parcours des accusés présents, sous mandat d'arrêt ou décédés et des terroristes. Tous seront anonymisés et entendus en visio.

Mardi 23 et mercredi 24 novembre, des enquêteurs français de la DGSI et un enquêteur autrichien reviendront sur les parcours des accusés Muhammad Usman et Adel Haddadi, présents dans le box. Il sera notamment question de leurs départs d’Algérie et du Pakistan, de leurs activités en zone irako-syrienne, des circonstances de leurs départs de la zone irako-syrienne,  et de leurs trajets entre la Syrie et l’Autriche. Les deux hommes ont été arrêtés dans ce dernier pays et sont soupçonnés d'avoir voulu participer aux attaques. 

Mercredi à 16h également, l'enquêtrice de la DGSI 020SI, qui avait parlé du kamikaze du Bataclan Foued Mohamed Aggad, sera de nouveau entendue, mais cette fois au sujet des frères Fabien et Jean-Michel Clain. Cet exposé était prévu vendredi dernier, mais au regard de l'heure tardive le président avait préféré le décaler. 

Baghouz : le djihadiste français Fabien Clain tué par une frappe de la coalitionSource : JT 13h Semaine
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Puis du 25 novembre au 8 décembre, une série d'enquêteurs belges témoigneront depuis leur pays, eux aussi sous couvert d'anonymat. Ils évoqueront notamment les relations d'Abdelhamid Abaaoud, coordonnateur des attentats, en Belgique et ses deux départs en Syrie, le séjour en Syrie de Brahim Abdeslam ou encore les départs sur zone de Mohamed Abrini, dit "l'homme au chapeau"


La rédaction de LCI

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