Le procès hors norme des attentats du 13-Novembre

13-Novembre : Salah Abdeslam dit être "rentré" dans un café et avoir "renoncé" à se faire exploser

La rédaction de TF1info
Publié le 13 avril 2022 à 18h21
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

Principal accusé au procès des attentats du 13-Novembre, Salah Abdeslam est questionné une dernière fois par la cour ce mercredi.
L'interrogatoire porte sur sa fuite après les attaques, de la France vers la Belgique.
Les parties civiles attendent beaucoup du seul survivant du commando de l'automne 2015.

IL RÉPÈTE AVOIR RENONCÉ


Salah Abdeslam, le principal accusé au procès du 13-Novembre, a affirmé mercredi être rentré dans un café à Paris le soir des attentats, muni de sa ceinture explosive, et avoir "renoncé" à se faire exploser.  


"Je vais rentrer dans ce café, je vais commander une boisson, je vais regarder les gens autour de moi et je me suis dit +Non, je vais pas le faire+", a déclaré le seul membre encore en vie des commandos lors de son dernier interrogatoire devant la cour d'assises spéciale de Paris. 

SALAH ABDESLAM VA PARLER


L'accusé indique qu'il ne va pas faire usage de son droit au silence comme il l'a fait lors de son précédent interrogatoire. Il va répondre aux questions "du mieux" qu'il peut selon lui.

MOHAMED ABRINI REFUSE DE RÉPONDRE 


Mohamed Abrini alias "l'homme au chapeau" est interrogé depuis le milieu d'après-midi. Après avoir répondu aux questions de la cour et de l'avocate générale, il a créé la surprise en indiquant qu'il ne voulait pas répondre aux questions des avocats de la partie civile.  

Selon lui, il a dit déjà beaucoup de choses. Plusieurs avocats de la partie civile ont tenté leur chance malgré tout, en vain. La défense a pris le relais pour poser ses questions. 

Parlera-t-il ? Livrera-t-il des explications ? Fera-t-il usage comme il l'a déjà fait de son droit au silence ? Ce mercredi  12 avril, Salah Abdeslam est interrogé une ultime fois sur les heures ayant suivi les attentats auxquels il a dit avoir "renoncé", le 13 novembre 2015, et sur sa cavale de quatre mois. 

Lors de son précédent interrogatoire, le 30 mars, le seul membre encore en vie des commandos djihadistes avait, face à une salle comble, décidé pour la première fois en sept mois d'audience de ne pas répondre aux questions. La cour d'assises spéciale de Paris devait alors l'interroger sur le 13-Novembre. Salah Abdeslam, 32 ans, n'avait répondu qu'à quelques questions d'une avocate de la partie civile, répétant avoir renoncé à se faire exploser. 

Ce mercredi, son dernier interrogatoire doit se concentrer sur son emploi du temps le soir du 13 novembre 2015, alors que Paris et Saint-Denis sombraient dans l'effroi et la sidération. 

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Son gilet retrouvé à Montrouge

Le 13 novembre 2015, à  21h59, Salah Abdeslam avait abandonné la voiture avec laquelle il avait convoyé les trois kamikazes du Stade de France dans le 18e arrondissement et était reparti vers le sud de la capitale, toujours muni de son gilet explosif. Ce dernier avait été abandonné dans une poubelle de Montrouge (Hauts-de-Seine). Un autre attentat était-il prévu ? Le communiqué de revendication de l'organisation État islamique (EI) mentionne une attaque dans le XVIIIe arrondissement de la capitale, et il est le seul membre des commandos à s'y être rendu. 

Salah Abdeslam appelle ensuite plusieurs de ses "copains" à Bruxelles, Mohammed Amri puis Hamza Attou, aujourd'hui ses coaccusés, pour qu'ils viennent le récupérer et le ramènent en Belgique. Interrogés mardi, les deux hommes ont regretté "l'erreur" d'une vie, répétant qu'ils ne s'étaient à "aucun moment" doutés que leur "pote" de la commune bruxelloise de Molenbeek était impliqué dans les attaques. 


La rédaction de TF1info

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