EN DIRECT - Nouvelle-Calédonie : environ 70 nouvelles interpellations lors de ces 24 dernières heures

par A.S
Publié le 14 mai 2024 à 7h38, mis à jour le 16 mai 2024 à 0h15

Le Premier ministre a annoncé, mercredi soir, le déploiement de l'armée en Nouvelle-Calédonie pour sécuriser du port et de l’aéroport.
Par ailleurs, l'application TikTok, largement utilisée par les émeutiers, a été interdite.
Suivez les dernières informations.

Ce live est à présent terminé. 

Suivez notre dernier direct dans l'article ci-dessous.

ON FAIT LE POINT

Voici ce qu'il faut retenir de la situation en Nouvelle-Calédonie à minuit : 


◾ Quelque 70 interpellations ont eu lieu au cours des dernières 24 heures. Selon Louis Le Franc, haut-commissaire de la République, 64 gendarmes et policiers ont été blessés et près de 200 émeutiers ont été interpellés depuis lundi. 


◾ Louis Le Franc a par ailleurs annoncé qu'"un pont aérien entre l'Hexagone et le territoire (allait) permettre d'acheminer rapidement des renforts de sécurité intérieure, de sécurité civile et militaires mais aussi du matériel permettant d'assurer la prise en compte des besoins essentiels de la population". Il a appelé "de nouveau la population à restreindre les déplacements au strict nécessaire".


◾ Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a annoncé avoir assigné à résidence cinq indépendantistes radicaux. Il s'agit de cinq personnes appartenant à la Cellule de coordination des actions de terrain (CCAT), frange la plus radicale du Front de libération Kanak socialiste (FLNKS), a-t-on précisé de source proche du dossier.


◾ Le Premier ministre Gabriel Attal a annoncé le déploiement de l'armée pour "sécuriser" les ports et l'aéroport de Nouvelle-Calédonie. Le haut-commissaire sur ce territoire du Pacifique sud, Louis Le Franc, qui avait demandé le renfort de l'armée pour protéger l'aéroport de Nouméa, fermé jusqu'à nouvel ordre, a pour sa part confirmé "un couvre-feu et interdit TikTok", un réseau social utilisé par les émeutiers, a précisé Gabriel Attal.


◾ Le chef du gouvernement présidera une nouvelle Cellule Interministérielle de crise jeudi à 8h30 au ministère de l'intérieur.

Urgent

INTERPELLATIONS

Quelque 70 interpellations ont eu lieu au cours des dernières 24 heures en Nouvelle-Calédonie, a indiqué jeudi matin à Nouméa le Haut-commissariat de la République. Louis Le Franc a salué dans un communiqué "l’engagement et le professionnalisme des forces de l'ordre qui font l’objet d’attaques : 64 gendarmes et policiers ont été blessés" et "près de 200 émeutiers ont été interpellés" depuis lundi. Il a par ailleurs annoncé qu'"un pont aérien entre l'Hexagone et le territoire (allait) permettre d'acheminer rapidement des renforts de sécurité intérieure, de sécurité civile et militaires".

GENDARME TUÉ

Le gendarme qui avait été grièvement blessé par balle à la tête mercredi en Nouvelle-Calédonie est mort. Le jeune homme s'était engagé en 2020. Il avait 22 ans.

TEMOIGNAGE

Invité sur LCI, Daniel Tamagoni, secrétaire territorial SGP Police Nouvelle-Calédonie, a fait le point après une troisième nuit d'émeutes. "Cette soirée était moins violente", a expliqué le policier.

Nouvelle-Calédonie : Daniel Tamanogi, secrétaire territorial SGP Police, fait le point sur la situation au petit matinSource : TF1 Info

CINQ INDEPENDANTISTES ASSIGNES A DOMICILE

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a annoncé mercredi soir avoir assigné à résidence cinq indépendantistes radicaux dans la foulée de l'entrée en vigueur de l'état d'urgence en Nouvelle-Calédonie, en proie à de violentes émeutes.


"Je viens de signer les cinq premiers arrêtés d’assignation à résidence de responsables radicaux et violents", a indiqué le ministre de l'Intérieur sur X. "Sur mon instruction, des perquisitions administratives seront menées par les forces de l’ordre immédiatement", a-t-il ajouté.


Il s'agit de cinq personnes appartenant à la Cellule de coordination des actions de terrain (CCAT), frange la plus radicale du Front de libération Kanak socialiste (FLNKS), a-t-on précisé de source proche du dossier.

DEUX INDEPENDANTISTES ASSIGNES A RESIDENCE

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a signé mercredi soir deux premières assignations à résidence contre deux indépendantistes radicaux dans la foulée de l'entrée en vigueur de l'état d'urgence en Nouvelle-Calédonie, a-t-on appris de source proche du dossier.


Il s'agit de deux personnes appartenant à la Cellule de coordination des actions de terrain (CCAT), frange la plus radicale du Front de libération Kanak socialiste (FLNKS), a-t-on précisé de même source.

"NEOCOLONALISME"

L'opposant de gauche radicale française Jean-Luc Mélenchon a vu mercredi dans les émeutes qui ont fait quatre morts en Nouvelle-Calédonie la manifestation d'un retour à un "néocolonialisme", sans issue selon lui.


M. Mélenchon, en visite jusqu'à samedi au Sénégal à l'invitation du parti panafricaniste et souverainiste Pastef vainqueur de la récente présidentielle, a rappelé les évènements de Thiaroye (Sénégal) en décembre 1944, dans une déclaration après une visite de la maison de l'ancien président Léopold Sédar Senghor à Dakar. Des troupes coloniales et des gendarmes français avaient tiré sur des tirailleurs sénégalais rapatriés qui réclamaient leurs arriérés de solde. Des dizaines de tirailleurs avaient été tués.


"Si j'évoque à cet instant cet épisode du néocolonialisme, c'est que la France, qui pensait s'en être d'abord tirée, y retourne à cet instant et à l'heure à laquelle je vous parle nous avons à souffrir de trois morts parmi les jeunes Kanaks et d'un gendarme français, tués à Nouméa dans les évènements qui s'y déroulent et qui doivent tout à l'absence de réflexion politique sur le bilan de notre histoire", a dit M. Mélenchon.

Urgent

ARMÉE DÉPLOYÉE

Gabriel Attal a annoncé le déploiement de militaires "pour sécuriser" les ports et l'aéroport de Nouvelle-Calédonie, confrontée à une vague de violences, ainsi que l'interdiction du réseau social TikTok. "Des militaires des forces armées sont déployés pour sécuriser les ports et l'aéroport de Nouvelle-Calédonie", a indiqué le Premier ministre en ouverture d'une cellule interministérielle de crise au ministère de l'Intérieur. Le haut-commissaire sur ce territoire, Louis Le Franc, qui avait demandé le renfort de l'armée pour protéger l'aéroport de Nouméa, a pour sa part "annoncé un couvre-feu et interdit TikTok", a précisé Gabriel Attal.  

LE CHEF DE L'ETAT ANNULE UN DEPLACEMENT

Emmanuel Macron a renoncé à un déplacement prévu jeudi matin sur le site de l'EPR à Flamanville (Manche) pour présider une "réunion de suivi" sur la situation en Nouvelle-Calédonie en proie à de violentes émeutes en raison d'une réforme électorale contestée par les indépendantistes, a annoncé mercredi l'Elysée.


"Le chef de l’Etat présidera à Paris demain matin une réunion de suivi après l’instauration de l’état d’urgence en Nouvelle-Calédonie" mercredi à 20H00 heure de Paris, a précisé l'Elysée. "Le déplacement du président de la République à Flamanville demain est donc reporté", a ajouté la présidence.

DECRYPTAGE

La Nouvelle-Calédonie est secouée depuis quelques jours par de violents affrontements, alors qu'une réforme électorale contre laquelle s'opposent les indépendantistes a été votée au Parlement. Ce n'est pas la première fois que des révoltes éclatent sur ce territoire, colonisé par la France en 1853. Retour sur les différents épisodes survenus sur l'archipel.

CELLULE DE CRISE

Le premier ministre, Gabriel Attal, présidera dans la soirée une "cellule interministérielle de crise" au ministère de l’intérieur "pour suivre [sa] bonne application", a précisé Prisca Thevenot.

ELYSEE

Emmanuel Macron a exprimé sa "vive émotion" sur X.

L'ETAT D'URGENCE EN VIGUEUR A 20H

L'état d'urgence entrera en vigueur "dès 20H00 heure de Paris", annonce le gouvernement.

"UNE REPONSE IMPLACABLE"

Prisca Thevenot, porte-parole du gouvernement, fait le point à l'issue du conseil des ministres. Le président "a exprimé sa vive émotion après le décès de quatre personnes, dont un gendarme en mission". Il a aussi "rappelé la nécessité d'une reprise du dialogue", et a demandé à son gouvernement d'inviter les délégations calédoniennes à Paris. "Toutes les violences feront l'objet d'une réponse implacable", a martelé le président.

REACTION

La ministre déléguée aux outre-mer, Marie Guévenoux, a exprimé sur X de son "immense émotion" en réaction à la mort d’un gendarme de 22 ans.


"Toutes mes pensées vont à sa famille, ses camarades et ses proches. La Nation tout entière se tient à leurs côtés. Quand on s’attaque à un gendarme, c’est la République qui est visée. Les auteurs seront retrouvés et ils payeront pour ce crime."

PRECISIONS SUR LA MORT DU GENDARME

Gérald Darmanin a détaillé les circonstances dans lesquelles le gendarme a été tué. "Il est mort après une nuit de protection dans un endroit particulièrement dangereux", a détaillé mercredi le ministre de l'Intérieur, lors des questions au gouvernement au Sénat.


"Les "vieux", comme on dit chez vous en Nouvelle-Calédonie, sont venus parler aux gendarmes, il a retiré son casque et il s'est fait tirer dessus en plein front", a-t-il ajouté.

REACTION

Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur, a réagi à la mort d'un gendarme en Nouvelle-Calédonie.

LE GENDARME BLESSÉ SUCCOMBE À SES BLESSURES

Le gendarme qui avait été grièvement blessé par balle à la tête mercredi en Nouvelle-Calédonie est mort, a appris l'AFP de sources proches du dossier. 


Ce gendarme de 22 ans, appartenant à l'escadron de Melun (Seine-et-Marne), a été touché par un tir dans le secteur de Plum, non loin de Nouméa, a précisé la gendarmerie.

BILAN

Selon nos informations, plus de 130 personnes ont été interpellées.


Au total, environ 1.800 policiers et gendarmes sont sur place. 500 autres vont partir dans les prochaines heures, dont trois escadrons de gendarmerie qui partent ce mercredi ou jeudi.


Lundi, le ministère de l’intérieur a envoyé des hommes du RAID et du GIGN sur place.

GABRIEL ATTAL : "IL EST POSSIBLE DE TROUVER LA VOIE D'UN CONSENSUS"

"Aucune violence n'est jamais justifiable, aucune violence ne peut jamais être acceptée", déclare le Premier ministre Gabriel Attal depuis le Sénat. "Je veux rendre hommage à l'engagement exceptionnel des forces de l'ordre qui parviennent à garder leur sang-froid. Ils assument et tiennent courageusement leur rôle pour protéger les vies. Notre urgence est le rétablissement de l'ordre et le retour du calme."


"Quatre escadrons de gendarmerie mobile" ainsi que le Raid et le GIGN sont en renfort en Nouvelle-Calédonie, précise le chef du gouvernement. "Je veux saluer la très grande responsabilité des responsables politiques calédoniens, indépendantistes et non indépendantistes, qui ont appelé au retour au calme. Nous n'avons jamais cessé d'appeler au dialogue. Nous gardons ce cap et cherchons à créer les conditions d'un accord politique global. Il est possible de trouver la voie d'un consensus."

GÉRARD LARCHER : "IL Y A DÉJÀ EU TROP DE MORTS"

"Il y a déjà eu trop de morts, ce n'est pas acceptable", déplore le président du Sénat, Gérard Larcher, qui rend "un hommage particulier aux forces de l'ordre face au déchaînement de violence auquel ils font face".

TROIS MORTS, L'ÉTAT D'URGENCE DÉCLARÉ

Un Conseil de défense et de sécurité nationale s'est tenu ce mercredi matin. À son issue, le président de la République a demandé au gouvernement de déclarer l'état d'urgence en Nouvelle-Calédonie dans l'après-midi, lors du Conseil des ministres prévu à 16h30. L'Élysée a également revu à la hausse le bilan des violences, qui ont fait trois morts et un gendarme "très grièvement blessé".

TÉMOIGNAGES

Sur place, certains habitants confient à TF1 vivre dans la terreur face aux violences. Témoignages.

GABRIEL ATTAL : "LA PRIORITÉ EST DE RETROUVER L'ORDRE"

"La violence n'est jamais tolérable ni justifiable", dénonce le Premier ministre Gabriel Attal à l'Assemblée nationale. "Le ministre de l'Intérieur a annoncé l'envoi de renforts pour garantir la sécurité. La priorité est de retrouver l'ordre, le calme et la sérénité. C'est la raison pour laquelle je proposerai au Conseil des ministres un décret pour instaurer l'état d'urgence pour rétablir l'ordre dans les plus brefs délais. D'autres renforts de sécurité intérieure arriveront en Nouvelle-Calédonie dans les heures qui viennent."

Nouvelle-Calédonie : "la priorité est de retrouver l'ordre", affirme Gabriel AttalSource : TF1 Info

UNE DATE DE RÉUNION "DANS LES PROCHAINES HEURES"

Le président de la République a chargé le Premier ministre "d'inviter rapidement les délégations calédoniennes à Paris" pour discuter d'un accord. La date de rencontre sera proposée par Gabriel Attal "dans les prochaines heures", affirme le chef du gouvernement depuis l'Assemblée nationale.

Urgent

TROIS MORTS ET UN GENDARME GRIÈVEMENT BLESSÉ

Dans un nouveau bilan, l'Élysée évoque un bilan de trois morts et un gendarme "très grièvement blessé". "Le chef de l'État a exprimé sa vive émotion", indique la présidence. Emmanuel Macron "réaffirme sa solidarité avec l'ensemble des Calédoniens et remercie les forces de sécurité particulièrement mobilisées pour protéger et soutenir la population".

Urgent

L'ÉTAT D'URGENCE DÉCLARÉ

Emmanuel Macron décide de "déclarer l'état d'urgence en Nouvelle-Calédonie", annonce l'Élysée. Les violences "feront l'objet d'une réponse implacable" pour revenir à "l'ordre républicain", assure le président de la République. Le décret visant à déclarer l'état d'urgence en Nouvelle-Calédonie "sera inscrit à l'ordre du jour du Conseil des ministres, qui se réunira à 16h30".


Le chef de l'État réaffirme par ailleurs "la nécessité d'une reprise du dialogue politique", poursuit la présidence. Emmanuel Macron "a demandé au Premier ministre et au ministre de l'Intérieur et des Outre-mer d'inviter rapidement les délégations calédoniennes à Paris".

QUE CHANGERAIT L'ÉTAT D'URGENCE ?

Plusieurs responsables politiques appellent à l'instauration de l'état d'urgence. On vous explique ce que cela engendrerait.

UN JEUNE DE 19 ANS PARMI LES VICTIMES

La maire de la commune de Maré, l'une des îles qui composent la province des Îles Loyauté, située à l'est de la Nouvelle-Calédonie, a fait savoir dans un communiqué que l'une des deux victimes des violences qui ont eu lieu ces derniers jours est originaire de l'île de Maré. Il avait 19 ans.


La maire a également appeler au calme. "La violence ne peut pas tout régler. Le dialogue est plus que nécessaire", fait savoir Maryline Sinewami.

CONSEIL DE DÉFENSE TERMINÉ

Signe que la situation inquiète jusqu'au sommet de l'État, Emmanuel Macron a annulé un déplacement en Normandie et repoussé le Conseil des ministres à cette après-midi pour convoquer ce matin un Conseil de défense et de sécurité nationale consacré à la situation en Nouvelle-Calédonie. Celui-ci vient de prendre fin à l'Élysée après plus de deux heures d'échanges.

Violences en Nouvelle-Calédonie : le conseil de Défense terminé à l'ElyséeSource : TF1 Info

APPEL "AU CALME ET À LA RAISON"

Les principaux partis indépendantistes et non-indépendantistes de Nouvelle-Calédonie ont appelé "solennellement l'ensemble de la population" du territoire "au calme et à la raison", après deux nuits de violences. "Malgré la situation insurrectionnelle que nous traversons depuis quarante-huit heures et parce que nous sommes appelés à poursuivre le vivre-ensemble, nous appelons solennellement l'ensemble de la population au calme et à la raison", écrivent dans un communiqué commun l'UC-FLNKS, l'Union nationale pour l'indépendance, Les Loyalistes, le Rassemblement-LR et l'Eveil océanien.

Urgent

UN GENDARME GRIÈVEMENT BLESSÉ

Un gendarme mobile a été grièvement blessé par balle à la tête dans le secteur de Plum vers 11h20 (heure de Paris), selon une information de BFM confirmée à TF1/LCI par une source au sein de la gendarmerie. Son pronostic vital est engagé. Il a été pris en charge dans un premier temps par l'antenne médicale locale du RIMap (Régiment d'infanterie maritime du Pacifique).

LE POINT SUR LA SITUATION

Emmanuel Macron a convoqué ce mardi un Conseil de défense et de sécurité nationale. Plusieurs responsables politiques réclament l'instauration de l'état d'urgence, alors que la Nouvelle-Calédonie s'embrase et que deux personnes sont décédées. Le point sur les dernières heures.

"ÉTAT DE GUERRE CIVILE"

Dans un communiqué, la présidente de la province sud, Sonia Backes, fait part d'un "état de guerre civile" et appelle à "une intervention massive et urgente de l'État".

MARINE LE PEN RÉCLAME L'ÉTAT D'URGENCE

La présidente du groupe RN à l'Assemblée nationale, Marine Le Pen, réclame à son tour "la proclamation de l'état d'urgence" face à "la gravité des violences".

CONSEIL DE DÉFENSE ET DE SÉCURITÉ DANS LA MATINÉE

Emmanuel Macron convoque ce mercredi matin un Conseil de défense et de sécurité nationale sur les violences en Nouvelle-Calédonie, annonce l'Élysée. Le Conseil des ministres initialement prévu ce matin est décalé à cet après-midi. Le déplacement du chef de l'État à Fécamp est annulé.

Urgent

UNE DEUXIÈME PERSONNE TUÉE

Une deuxième personne a été tuée ce mercredi lors des violences, a indiqué le Haut-commissariat de la République. Le bureau du représentant de l'État n'a donné aucune autre précision sur les circonstances de ce décès.

LE FLNKS APPELLE À LA "LEVÉE DES BARRAGES"

Dans la nuit de mardi à mercredi, les indépendantistes ont condamné les violences qui ont éclaté depuis lundi en Nouvelle-Calédonie et appelé à l'"apaisement", tout en condamnant le vote à l'Assemblée nationale du projet de loi constitutionnelle.


Parlant dans un communiqué d'"exactions" qu'il "regrette et tient à dénoncer", le Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS) a indiqué "souhaite(r) le retrait" du texte gouvernemental "afin de préserver les conditions d'obtention d'un accord politique global entre les responsables calédoniens et l'État français". N'ayant cependant "pas pour objectif d'affamer et d'aggraver la situation sociale et économique des familles déjà difficile", le mouvement indépendantiste a appelé "à la levée des barrages pour permettre (le) libre accès de la population aux produits, services et besoins de premières nécessités".

LR RÉCLAME L'ÉTAT D'URGENCE ET LA MOBILISATION DE L'ARMÉE

"Je demande au président de la République de décréter l'état d'urgence en Nouvelle-Calédonie, de ne pas tergiverser", déclare sur LCI Olivier Marleix, président du groupe LR à l'Assemblée nationale. "Cela permettra d'assigner des personnes à résidence. Il faut aussi mobiliser l'armée pour sécuriser sur des missions statiques les populations civiles."

"UNE DÉFAILLANCE DU GOUVERNEMENT", ESTIME NADINE MORANO

"Il n'y a eu aucune anticipation en matière de sécurité", déplore sur TF1 Nadine Morano, eurodéputée LR. "Il fallait prendre des mesures de prévention", réclame-t-elle. "On envoie des forces en renfort, mais pourquoi il n'y a pas eu d'anticipation ? Nous savions qu'il pouvait y avoir des mouvements. C'est encore une défaillance du gouvernement. Désormais, il faut donner tous les moyens à nos forces de sécurité."

GÉRALD DARMANIN : "UN APPEL AU CALME VA ÊTRE FAIT, NOTAMMENT PAR DES INDÉPENDANTISTES"

"Le couvre-feu sera maintenu par le Haut-commissaire", annonce le ministre de l'Intérieur et des Outre-mer Gérald Darmanin sur RTL. "Je sais qu'un appel au calme sera être fait dans les prochaines minutes par les responsables politiques, notamment par des indépendantistes. La violence n'est jamais une bonne manière de s'exprimer en démocratie." "Par trois fois, les Calédoniens ont voulu rester Français", rappelle-t-il.

PERSONNE TUÉE : "PAS UN TIR DES FORCES DE L'ORDRE", SELON GÉRALD DARMANIN

"Je veux adresser mes condoléances à la famille de cette personne" décédée à Nouméa, déclare le ministre de l'Intérieur et des Outre-mer Gérald Darmanin sur RTL. "Manifestement, ce n'est pas un tir des forces de l'ordre. Nous ne connaissons pas les circonstances. Dans une zone industrielle, la personne a été retrouvée décédée manifestement par balle."


"Il faut que le calme revienne absolument, il y a des centaines de blessés, des dizaines de maisons et d'entreprises brûlées", déplore le patron de Beauvau. "Nous envoyons le GIGN depuis trois jours pour faire des sauvetages. Il y a aussi une centaine de policiers et gendarmes blessés, alors qu'on attaquait leurs casernes ou tirait à balle réelle."

Nouvelle-Calédonie : une personne tuée par balle dans la nuit de mardi à mercrediSource : TF1 Info

UN CONGRÈS "AVANT FIN JUIN", SAUF SI...

Pour entrer en vigueur, le texte voté par l'Assemblée nationale dans la nuit doit être approuvé par les parlementaires réunis en Congrès à Versailles. Celui-ci aura lieu "avant la fin juin" si indépendantistes et loyalistes ne trouvent pas un accord plus global, prévient Emmanuel Macron.

NOUVELLE NUIT DE VIOLENCES

Le Haut-commissaire de la République, Louis Le Franc, fait état de plusieurs "échanges de tirs de chevrotine entre les émeutiers et les groupes de défense civile à Nouméa et Paita" et d'une "tentative d'intrusion à la brigade (de gendarmerie) de Saint-Michel", en plus de la personne tuée par balle. Au total, les forces de l'ordre ont mené 140 interpellations dans la seule agglomération de Nouméa, précise-t-il.

Urgent

UN MORT PAR BALLE

Une personne est décédée par balle dans la nuit de mardi à mercredi à Nouméa pendant les violences qui secouent l'archipel. "Des trois blessés admis aux urgences, il y en a un qui est mort, victime d'un tir par balle. Pas d'un tir de la police ou de la gendarmerie, mais de quelqu'un qui a certainement voulu se défendre", a déclaré le représentant de l'État devant la presse.

UN "ÉTAT DE GUERRE CIVILE"

Dans une lettre adressée à Emmanuel Macron, la présidente de la province sud et ex-secrétaire d'État Sonia Backès affirme que la Nouvelle-Calédonie est "en état de guerre civile". "Sans une intervention massive et urgente de l'État, nous perdrons le contrôle de la Nouvelle-Calédonie dans les prochaines heures", prévient-elle. "La France perdra sa souveraineté sur cette île du Pacifique qui a pourtant voté trois fois pour rester au sein de la République française."

EMMANUEL MACRON

Emmanuel Macron invite indépendantistes et loyalistes à se mettre d'accord sur une réforme institutionnelle en Nouvelle-Calédonie, faute de quoi la révision constitutionnelle contestée votée au Parlement sera soumise au Congrès d'ici la fin juin pour une adoption définitive.


"Il s'agira, collectivement et en responsabilité, de trouver un accord qui dépasse le seul dégel (du corps électoral, ndlr) et tienne compte du chemin parcouru et des aspirations de chacun", écrit le chef de l'Etat dans un courrier invitant les représentants calédoniens à des discussions avec le gouvernement à Paris.


Après le Sénat, l'Assemblée nationale a adopté cette nuit la révision constitutionnelle réformant le corps électoral propre au scrutin provincial en Nouvelle-Calédonie. Dans son courrier, Emmanuel Macron condamne le "caractère indigne et inacceptable" des violences et appelle les parties au "calme".

GÉRALD DARMANIN

Sur le réseau social X, le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, se félicite de l'adoption par l'Assemblée nationale de la réforme constitutionnelle prévoyant le dégel du corps électoral provincial. "L’État, à la demande du Président de la République, continue de tendre la main pour un accord global avec tous les partis calédoniens, avec respect et humilité", écrit également le ministre face aux tensions à Nouméa autour de ce texte. 

Urgent

TEXTE VOTÉ

L'Assemblée nationale française a adopté cette nuit le projet de réforme constitutionnelle visant à élargir le corps électoral propre au scrutin provincial de Nouvelle-Calédonie, décrié par les indépendantistes, sur fond de fortes violences dans l'archipel. Après les sénateurs, les députés ont adopté le texte du gouvernement par 351 voix contre 153. La réforme devra encore réunir les trois cinquièmes des voix des parlementaires réunis en Congrès à Versailles, mais Emmanuel Macron a promis qu'il ne le convoquerait pas "dans la foulée" de ce vote, pour laisser une dernière chance aux discussions entre les parties locales.

Urgent

130 INTERPELLATIONS

Plus de 130 personnes ont été interpellées en Nouvelle-Calédonie durant les émeutes qui secouent l'archipel depuis lundi, a annoncé le Haut commissariat de la République en Nouvelle Calédonie dans un communiqué. "Plus de 130 interpellations ont eu lieu et plusieurs dizaines d'émeutiers ont été placés en garde à vue et seront présentés à la justice", précise le Haut commissariat dans un nouveau point de la situation. 

REPRISE DES DÉBATS

Malgré la vague de violences en Nouvelle-Calédonie, les débats des députés sur la réforme constitutionnelle ont repris vers 17h30, le gouvernement insistant pour que l'examen aille "à son terme". À l'inverse, la gauche a appelé à repousser l'examen du texte ou même à le retirer. Après celle du Sénat, l'approbation de l'Assemblée est nécessaire avant de réunir le Parlement en Congrès pour réviser la Constitution, à une date qui reste à fixer.

"DÉCHAÎNEMENT DE HAINE"

"Nous avons été confrontés depuis plus de 24 heures à un vrai déchaînement de haine, un déferlement de jeunes souvent alcoolisés, manifestement manipulés et d'une violence assez inouïe", a déploré le général Nicolas Matthéos, patron de la gendarmerie de Nouvelle-Calédonie après les violences qui ont éclaté lundi. 


Dans la crainte d'un enlisement, des éléments du GIGN, du RAID (son équivalent pour la police), quatre escadrons de gendarmes mobiles et deux sections de la CRS 8, une unité spécialisée dans la lutte contre les violences urbaines, ont été mobilisés. Des renforts sont en cours d'acheminement dans l'archipel, a annoncé Gérald Darmanin. 50 membres du GIGN vont être envoyés sur place d'ici la fin de semaine, a précisé une source proche du dossier à l'AFP, en plus des 15 membres déjà arrivés en renfort mardi. Ce qui portera au total à une centaine les effectifs du GIGN présents sur l'île.

APAISEMENT

Gabriel Attal a sèchement répondu à la présidente du groupe LFI Mathilde Panot qui lui demandait de préserver la "paix civile" et de retirer le projet de loi constitutionnelle. "Constater les violences comme vous l'avez fait c'est bien, les dénoncer c'est mieux. Encore une fois, pas un mot pour dénoncer ces violences et ces agressions qui sont intervenues, pas un mot non plus en soutien des forces de l'ordre qui courageusement interviennent", a dit le Premier ministre. "La réalité c'est qu'à vous écouter il y a lieu de se demander si c'est l'apaisement que vous recherchez dans la situation en Nouvelle-Calédonie".

RENCONTRES

"Le consensus nous le souhaitons", a assuré le ministre de l'Intérieur à l'Assemblée. "Dès le vote de ce texte, le président et le Premier ministre écriront à toutes les parties calédoniennes pour les inviter dans les prochains jours à rencontrer à Paris monsieur le Premier ministre et moi-même pour trouver j'en suis sûr un accord global pacifique qui fera honneur à la France et à la Nouvelle-Calédonie", a indiqué Gérald Darmanin.

"NECESSITE DEMOCRATIQUE ET JURIDIQUE"

Le dégel du corps électoral pour les élections provinciales est "une nécessité démocratique mais aussi juridique", a rappelé le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin à la tribune de l'Assemblée nationale, "le conseil d'Etat nous ayant évoqué le fait que si nous provoquions les élections provinciales sur corps électoral restreint (..) ces élections auraient de très fortes chances d'être annulées", a-t-il ajouté. Aussi, "prenez vos responsabilités, rétablissons la démocratie en Nouvelle-Calédonie pour tous les Calédoniens", a-t-il lancé au député socialiste qui l'interrogeait et réclamait la suspension de l'examen de la réforme constitutionnelle.

"TROUVER UN ACCORD POLITIQUE GLOBAL"

"Notre volonté unique c'est de trouver un accord politique global, le plus large possible avec les indépendantistes et les non indépendantistes. Cet accord il passera par le dialogue, la discussion avec toutes les parties prenantes. C'est pourquoi notre main est toujours tendue", a déclaré Gabriel Attal à l'Assemblée nationale, interrogé par les communistes qui réclament "le retrait du projet de loi constitutionnel et un groupe de contact qui irait sur place pour organiser le retour au dialogue".


"Le congrès ne sera pas convoqué immédiatement après l'issue des débats à l'Assemblée nationale et dans l'intervalle j'invite les responsables politiques calédoniens à saisir cette main tendue et à venir discuter à Paris dès les prochaines semaines. L'important c'est l'apaisement, le dialogue, la construction d'une solution politique commue et globale. L'important c'est de faire respecter le choix souverain de la Nouvelle-Calédonie de rester dans la République et de trouver le bon équilibre pour l'avenir du caillou et de la jeunesse calédonienne tout en respectant le droit à l'autodétermination", a ajouté le Premier ministre.


Il a par ailleurs indiqué que la priorité du gouvernement était "le retour du calme". Pour cela, l'Etat enverra 4 escadrons de gendarmerie supplémentaire, et le préfet a décidé d'un couvre feu pour la nuit.

TEMOIGNAGE

"Autour de moi, c'est assez compliqué. On entend régulièrement des grenades qui explosent, des détonations un petit peu partout", a témoigné Andy, habitant de Nouméa, sur LCI. "On a tous peur pour notre sécurité sur Nouméa" mais "bien évidemment, les forces de l'ordre font leur maximum pour assurer la sécurité de tous les Calédoniens et des Nouméens", a-t-il déclaré. 

LA JEUNESSE APPELEE AU CALME

Le président de l'Union calédonienne Daniel Goa, principal parti indépendantiste de Nouvelle-Calédonie, a publié un communiqué appelant la jeunesse "à garder son calme, à faire preuve de patience et à cesser toutes exactions, tous pillages qui ne nous honorent pas". Mais selon lui, "les troubles de ces 24 dernières heures révèlent la détermination de nos jeunes de ne plus se laisser faire par la France". "Ce sont simplement de jeunes adolescents qui veulent crier leur soif de liberté, de dignité et qui veulent une égalité des chances", a estimé le chef de la principale composante du Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS), demandant au gouvernement "de rapatrier ses cowboys policiers et militaires". 


Il a rejeté la faute sur Emmanuel Macron et le gouvernement qui ont conduit l'île "sur le chemin à la discorde". "Nous sommes revenus en une seule nuit 40 ans en arrière (...) tout est à refaire", a-t-il critiqué, en ajoutant : "Mais cette fois-ci, ce sera sans la France, en qui nous n'avons plus confiance".

VOTE

La conférence des présidents de l'Assemblée nationale a décidé mardi que le vote sur le projet de réforme constitutionnelle concernant la Nouvelle-Calédonie resterait à l'ordre du jour de la journée, malgré la vague de violences dans l'archipel.

Alors que des groupes d'oppositions plaidaient pour un report à mercredi, voire un retrait du texte, l'institution qui réunit notamment les présidents de groupes parlementaires et de commissions a décidé que le vote aurait lieu dès la fin de l'examen des 99 amendements restants, portés par la gauche et essentiellement LFI.

Le scrutin devrait avoir le temps d'intervenir mardi sauf si les débats trainaient en longueur.

APPEL AU CALME

"La situation est très tendue. Je pense qu'elle appelle chacune et chacun à se hisser au niveau de la tension de cette situation pour appeler à l'ordre, au calme et à la sérénité", a déclaré le Premier ministre face à la presse. 

DIALOGUE

"Nous n'avons jamais perdu le fil du dialogue. Gérald Darmanin qui porte ce dossier depuis plusieurs années a toujours été dans le dialogue " a insisté Gabriel Attal. 

ATTAL

En déplacement à Saint-Julien-Mont-Saint-Denis en Savoie, le Premier ministre Gabriel Attal a commenté la situation en Nouvelle-Calédonie. "La violence n'est jamais une solution, la violence n'est jamais justifiée, ni justifiable" a-t-il dit. 

"DÉLINQUANTS" ET "CRIMINELS"

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a "condamné de façon extrêmement forte" les violences, en Nouvelle-Calédonie qu'il a qualifiées d'"émeutes commises par des délinquants, parfois par des criminels".

ÉMEUTIERS RETRANCHÉS

Les autorités s'inquiètent de la situation dans une usine incendiée située à l'entrée de Nouméa dans laquelle une trentaine d'émeutiers étaient retranchés mardi. "Nous leur demandons instamment de quitter les lieux, en raison du risque d'explosion imminent" de deux cuves d'hydrogène situées sur le site, a indiqué ce mardi le représentant de l'État dans l'archipel français du Pacifique sud, Louis Le Franc. 

POLICIERS ET GENDARMES BLESSÉS

"Des familles de gendarmes ont été évacuées", a indiqué le ministre de l'Intérieur, faisant état de 54 gendarmes et policiers blessés.

RENFORTS

Quatre escadrons de gendarmes partent à Nouméa ce matin, annonce Gérald Darmanin. 

82 PERSONNES INTERPELLÉES

 Un total de 82 personnes ont été interpellées ces deux derniers jours lors des violences survenues en Nouvelle-Calédonie, a annoncé mardi le ministre de l'Intérieur et des Outre-Mer Gérald Darmanin. 

DÉPLACEMENTS

Tout déplacement sur la voie publique et dans les lieux publics des communes de Dumbéa, Nouméa, Mont d'Ore et Païta, est interdit à partir de ce mardi 14 mai à 18 heures et jusqu'au mercredi 15 mai 6 heures. 

Les exceptions à cette interdiction de circuler concernent uniquement :

- les déplacements des personnels investis dans une mission de service public et des activités nocturnes indispensables, ainsi que les transports de matériels qui ne peuvent être différés ;

- les déplacements liés à des motifs impérieux de santé, d'urgence médicale, ou d'assistance à personne vulnérable ou de force majeure seront tolérés;

- les professions médicales.

RASSEMBLEMENTS INTERDITS

Dans un communiqué publié ce mardi matin, le Haut-commissariat de la République en Nouvelle-Calédonie annonce que les rassemblements sur la voie publique et dans les lieux publics sont interdits dans les communes de Dumbéa, Nouméa, Mont-d'Ore et Païta à compter de ce mardi 14 mai à 16 heures et jusqu'au jeudi 16 mai à 16 heures. 

CELLULE D'INFORMATION

 Le Haut-commissariat annonce que la cellule d’intervention du public est activée à compter de 13 h 00. Les numéros d’urgence habituels restent actifs.

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200 VÉHICULES INCENDIÉS

Au total, 200 véhicules ont été incendiés au cours des émeutes ces dernières heures. 

RAISONS DE LA COLÈRE

Pourquoi ces émeutes ? Au cours d'une séance tendue lundi à l'Assemblée nationale, Gérald Darmanin a appelé les députés à adopter sans modification la réforme, qui ouvre le scrutin provincial aux résidents installés depuis au moins dix ans sur l'île.


Alors qu'un vote solennel était normalement prévu mardi après-midi, les débats à l'Assemblée nationale n'ont pas pu être menés à leur terme dans la nuit, en raison d'un grand nombre d'amendements déposés notamment par le groupe Insoumis. Le nouveau calendrier sera acté mardi matin.


Après celle du Sénat, l'approbation de l'Assemblée est nécessaire pour faire cheminer ce texte, avant de réunir le Parlement en Congrès pour réviser la Constitution, à une date qui reste à fixer.


Prônant l'apaisement, le président Emmanuel Macron a promis dimanche de ne pas convoquer le Congrès "dans la foulée" du vote de l'Assemblée, selon son entourage, pour "privilégier le dialogue".

AÉROPORT ET ÉCOLES FERMÉS

Un couvre-feu a été décrété de mardi 18H00 (07H00 GMT) à mercredi 06H00 (19H00 GMT mardi). En outre, tout rassemblement est interdit dans le grand Nouméa, de même que le port d'armes et la vente d'alcool dans l'ensemble de la Nouvelle-Calédonie, indique le haut-commissariat, qui invite les 270.000 habitants du territoire à rester chez eux.

Le gouvernement calédonien a annoncé la fermeture des lycées et collèges jusqu'à nouvel ordre. L'aéroport international est fermé et la compagnie Aircalin a suspendu ses vols pour la journée de mardi.

1 500 APPELS AUX POMPIERS

Les pompiers de Nouméa ont dit avoir reçu près de 1.500 appels dans la nuit de lundi à mardi et être intervenus sur environ 200 feux. Selon un regroupement patronal, une trentaine de commerces, d'usines et d'autres entreprises ont été incendiés.

ÉMEUTIERS RETRANCHÉS

Les autorités sont particulièrement concernées par une usine incendiée située à l'entrée de la ville et dans laquelle une trentaine d'émeutiers étaient retranchés mardi. "Nous leur demandons instamment de quitter les lieux, en raison du risque d’explosion imminent" de deux cuves d’hydrogène situées sur le site, a indiqué Louis Le Franc.

RENFORTS

Dans la crainte d'un enlisement, le Raid, quatre escadrons de gendarmes mobiles et deux sections de la CRS 8, unité spécialisée dans la lutte contre les violences urbaines, ont été mobilisés. Quinze renforts du GIGN devaient être également envoyés à Nouméa.

36 GENDARMES BLESSÉS

Selon le haut-commissariat, 36 gendarmes ont été blessés et 48 personnes interpellées.

COMMERCES DÉTRUITS, MAISONS BRÛLÉES

Le haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie Louis Le Franc a rapporté "des tirs tendus avec des armes de gros calibre, des carabines de grande chasse, sur les gendarmes" lors des violences sur la commune du Mont-Dore, au sud-est de Nouméa, au cours de la nuit de lundi à mardi.

Dans les quartiers nord de Nouméa, le représentant de l'État a déploré "des destructions de commerces, de pharmacies et de domiciles".


"On a malheureusement pu constater des exfiltrations d'habitants de leur domicile pour qu'ensuite leur domicile soit brûlé", a ajouté Louis Le Franc lors d'une conférence de presse mardi.


"Nous avons été confrontés depuis plus de 24 heures à un vrai déchaînement de haine, un déferlement de jeunes souvent alcoolisés, manifestement manipulés et d'une violence assez inouÏe", a déploré le général Nicolas Matthéos, commandant de la gendarmerie de Nouvelle-Calédonie.

RÉFORME CONSTITUTIONNELLE

Les premières altercations avec les forces de l'ordre ont commencé dans la journée de lundi, en marge d'une mobilisation indépendantiste contre la réforme constitutionnelle examinée à Paris à l'Assemblée nationale, qui vise à élargir le corps électoral aux élections provinciales, cruciales en Nouvelle-Calédonie.


Les opposants critiquent un dégel qui risque de "minoriser encore plus le peuple autochtone kanak".

VIOLENCE "ASSEZ INOUÏE"

Magasins détruits, maisons incendiées, tirs avec des armes de gros calibres: une violence "assez inouïe", selon les autorités, s'est déchaînée dans la nuit de lundi à mardi en Nouvelle-Calédonie, avant le vote des députés sur une révision constitutionnelle décriée par les indépendantistes.


Le président indépendantiste du gouvernement de ce territoire du Pacifique sud, Louis Mapou, a appelé dans un communiqué "au calme et à la raison". Un couvre-feu a été décrété pour la nuit de mardi à mercredi par le haut-commissariat de la République.


"Toutes les raisons des mécontentements, des frustrations et des colères ne sauraient justifier de mettre à mal ou de détruire ce que le pays a pu construire depuis des décennies et d'hypothéquer l'avenir", a-t-il ajouté.

BONJOUR À TOUS !

De nombreuses émeutes ont éclaté au cours des dernières heures en Nouvelle-Calédonie. Suivez les dernières informations en direct sur TF1info.

Des maisons brûlées, des voitures incendiées, des tirs tendus avec armes de gros calibre et des carabines de chasse sur les gendarmes...  La Nouvelle-Calédonie a enregistré de nombreuses émeutes dans la nuit de lundi à mardi. Tôt dans la matinée, le gouvernement a lancé un appel à "la raison et au calme" après les émeutes qui ont dévasté Nouméa la veille pendant l'examen, par l'Assemblée nationale à Paris, d'une révision constitutionnelle décriée par les indépendantistes.

"Nous appelons à la responsabilité de tous les Calédoniens, de nos responsables politiques, institutionnels, coutumiers, religieux, associatifs et familiaux. Nous leur demandons d'utiliser toutes les voies et les moyens à leur disposition pour ramener à la raison et au calme", a écrit le gouvernement local dans un communiqué.

"Toutes les raisons des mécontentements, des frustrations et des colères ne sauraient justifier de mettre à mal ou de détruire ce que le pays a pu construire depuis des décennies et d'hypothéquer l'avenir", a-t-il ajouté.

Au total, 36 gendarmes ont été blessés au cours de ces violences et 48 personnes ont été interpellées. 

Écoles et aéroport fermés

Les pompiers de Nouméa ont dit avoir reçu près de 1500 appels dans la nuit de lundi à mardi et être intervenus sur environ 200 feux. Selon un regroupement patronal, une trentaine de commerces, d'usines et d'autres entreprises ont été incendiés.

Mardi, les rues de Nouméa et de sa banlieue étaient parsemées de carcasses de voitures incendiées et de restes fumants de pneus et de palettes, selon un correspondant de l'AFP sur place. 

Même si la situation est plus calme mardi, de nombreuses barricades restent actives. Dans la banlieue nouméenne, un supermarché, forcé à la voiture-bélier pendant la nuit, continue d'être pillé par la population, a rapporté ce correspondant.

Un couvre-feu a été décrété de mardi 18 heures (7 heures GMT) à mercredi 6 heures (19 heures GMT), a annoncé le représentant de l'État dans ce territoire. En outre, tout rassemblement est interdit dans le grand Nouméa, de même que le port d'armes et la vente d'alcool dans l'ensemble de la Nouvelle-Calédonie, indique le haut-commissariat qui invite les 270.000 habitants du territoire à rester chez eux.

Le gouvernement calédonien a fait fermer les lycées et collèges jusqu'à nouvel ordre. L'aéroport international est fermé et la compagnie Aircalin a suspendu ses vols pour la journée de mardi.

Le ministre néo-zélandais des Affaires étrangères, Winston Peters, qui devait se rendre à Nouméa cette semaine, a reporté sa visite "pour permettre aux autorités de se concentrer entièrement sur la situation actuelle".

Corps électoral

Les émeutes ont éclaté lundi en marge d'une manifestation indépendantiste contre le texte examiné par les députés, qui vise à élargir le corps électoral pour les élections provinciales.

Conformément à l'article 77 de la Constitution, le corps électoral de ce scrutin est en effet gelé : il se limite essentiellement aux électeurs inscrits sur les listes lors du référendum d'autodétermination de 1998 et à leurs descendants, excluant de facto les résidents arrivés après 1998 et de nombreux natifs.

Un électeur sur cinq est ainsi privé du droit de vote aux élections provinciales, cruciales dans ce territoire où les provinces exercent de nombreuses compétences transférées par l'État français.

Pour le ministre français de l'Intérieur et des Outre-mer Gérald Darmanin, qui a porté cette réforme constitutionnelle, cette disposition "n'est plus conforme aux principes de la démocratie" et "mène à l'absurde".


A.S

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