Après une semaine de violences, un nouveau Conseil de défense a eu lieu en début de soirée à l'Élysée.
Emmanuel Macron a constaté "de nets progrès dans le rétablissement de l'ordre".
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PROTECTION DES BÂTIMENTS PUBLICS

Emmanuel Macron présidait ce lundi un troisième Conseil de défense autour des violences en Nouvelle-Calédonie. Tout en saluant de "nets progrès", le chef de l'État a annoncé que des militaires allaient être déployés pour "protéger les bâtiments publics".

L'ÉTAT D'URGENCE PROLONGÉ ?

L'état d'urgence va-t-il être prolongé ? Si Emmanuel Macron et le gouvernement venaient à la souhaiter, il faudrait en passer par le Parlement avant le 27 mai. Ce qui n'a pas été acté ce lundi en Conseil de défense.

Calme précaire en Nouvelle-Calédonie : l'état d'urgence prolongé ?Source : JT 20h Semaine

Urgent

DES MILITAIRES VONT "PROTÉGER LES BÂTIMENTS PUBLICS" MALGRÉ DE "NETS PROGRÈS"

Emmanuel Macron, qui présidait ce lundi un nouveau Conseil de défense, constate "de nets progrès dans le rétablissement de l'ordre", affirme l'Élysée. "Il a salué l'action des forces de sécurité intérieure et a demandé au gouvernement de continuer à faire preuve de concentration, de vigilance et d'engagement."


Néanmoins, des militaires vont être déployés pour "protéger les bâtiments publics" afin "de remplacer pour un temps les forces de sécurité intérieure", poursuit la présidence. En outre, "toutes les dispositions sont prises pour permettre aux touristes encore présents sur l'archipel de pouvoir rentrer chez eux", conclut-elle.

CONSEIL DE DÉFENSE

Un nouveau Conseil de défense et de sécurité nationale est en cours à l'Élysée, autour d'Emmanuel Macron.

PILLAGES

Depuis le début des tensions en Nouvelle-Calédonie, de nombreux commerces et entreprises ont été pillés et incendiés à Nouméa. Les envoyés spéciaux de TF1 ont pu survoler la zone d'activité, d'où s'élèvent des colonnes de fumée.

UN CONGRÈS DES PLUS INCERTAINS

Emmanuel Macron a appelé les forces politiques calédoniennes à trouver un accord institutionnel, sans quoi il convoquerait le Congrès à Versailles "avant la fin juin". Mais de nombreuses voix s'élèvent pour lui demander de le reporter et de prendre plus de temps pour favoriser le dialogue. 

"ENCORE DU CHEMIN AVANT LE RETOUR À LA NORMALE"

"Il reste encore du chemin avant le retour à la normale", prévient Gabriel Attal après avoir présidé une nouvelle cellule interministérielle de crise, préalable à un conseil de défense prévu dans la soirée à l'Élysée.


"Les forces de sécurité intérieure continuent d'arriver en nombre sur place grâce au pont aérien que nous avons mis en place. Nous progressons. Pas moins de 76 barrages ont été détruits sur la route reliant Nouméa à son aéroport", indique le Premier ministre dans un message posté sur le réseau social X, réaffirmant la détermination de son gouvernement à "rétablir l'ordre".

MACRON A "COMPRIS" QU'IL NE FALLAIT PAS CONVOQUER LE CONGRÈS

Emmanuel Macron a "compris" qu'il ne fallait pas convoquer le congrès à Versailles dans l'immédiat et qu'une "pause" s'imposait pour un retour au calme en Nouvelle-Calédonie, a déclaré la maire (Renaissance) de Nouméa, Sonia Lagarde, dans un entretien au Monde publié lundi.


"Il ne faut pas que le président de la République convoque le Congrès à Versailles. Pas maintenant. Je pense que le président l'a compris", affirme Mme Lagarde au quotidien, alors qu'Emmanuel Macron a convoqué un nouveau Conseil de défense à 18h30 à Paris.


"C'est une chose qu'il a comprise, qu'il a déjà plus ou moins annoncée", poursuit Mme Lagarde, soutien de la première heure d'Emmanuel Macron, qui dit avoir été en contact avec lui.

DES RENFORTS DANS LE GRAND NOUMÉA

Le Haut-commissariat en Nouvelle-Calédonie a annoncé l'arrivée de renforts dans le grand Nouméa, mais aussi plusieurs opérations de sécurisation et de dissuasions ailleurs sur l'archipel.

CE QUE VEULENT LES MAIRES DE NOUVELLE-CALÉDONIE

"Il y a quand même un retour progressif à la normale (...) Il y a de nombreux appels (...) à lever les barrages, ça commence à produire son effet", estime le président de l'Association des maires de Nouvelle-Calédonie. 


"Ce qui manque maintenant, c'est le fait de libérer les axes routiers importants parce qu'on commence à avoir des difficultés d'approvisionnement importantes, à la fois en nourriture, en carburant, en gaz, et puis surtout en médicaments. C'est la première source d'inquiétude", détaille Pascal Vittori.

Nouméa : ce que veulent les maires de l'îleSource : TF1 Info

LA CRAINTE DU CHAOS

L'ancien Premier ministre et ex-président de la mission parlementaire sur l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie s'est inquiété ce matin sur LCI des risques de chaos sur l'archipel. "Le chaos absolu est possible en Nouvelle-Calédonie et à ce moment-là, l’État devra reculer dans les pires conditions. Il faut recréer cette confiance", a martelé ce lundi Manuel Valls.

CÉRÉMONIE POUR LES DEUX GENDARMES TUÉS

Les corps des deux gendarmes tués en marge des violences en Nouvelle-Calédonie ont été rapatriés tôt ce lundi matin. L'avion a atterri à l'aube sur la base militaire d'Istres, en présence de Gérald Darmanin.

PAS DE VOLS COMMERCIAUX À NOUMÉA JUSQU'À JEUDI

L'aéroport international de Nouméa demeurera fermé aux vols commerciaux jusqu'à jeudi 9h (00h à Paris), a indiqué lundi à l'AFP Charles Roger, directeur de la Chambre de commerce et d'industrie (CCI) de Nouvelle-Calédonie, gestionnaire de la plateforme.


Malgré les demandes notamment de l'Australie et de la Nouvelle-Zélande, qui réclament de pouvoir évacuer leurs ressortissants, l'aéroport est fermé aux vols commerciaux depuis mardi dernier. Le territoire français du Pacifique sud est frappé depuis une semaine par des violences d'une ampleur inédite depuis 40 ans, en réaction à une réforme du corps électoral décriée par les indépendantistes. 

GENDARMERIE

Les gendarmes restent à pied d'œuvre pour rétablir la circulation des grands axes et lever les blocages sur l'archipel. 

LA MAIRE DE NOUMÉA FAIT LE POINT

"La situation n'est plus hors de contrôle. Les forces de l'ordre depuis ce matin dégagent des barrages qui empêchaient les gens du nord d'accéder à la ville", explique Sonia Lagarde, la maire de Nouméa (Renaissance), ce matin dans "Bonjour ! La Matinale TF1". 


L'élue appelle aussi à une pause "institutionnelle" et à ne pas convoquer le Congrès à Versailles. Elle souhaite également la prolongation de l'état d'urgence qui devait durer douze jours.

Nouvelle-Calédonie : "La situation n'est plus hors de contrôle mais elle reste extrêmement compliquée", assure la maire de Nouméa sur TF1Source : TF1 Info

DES BLOCAGES TOUJOURS EN COURS

Des colonnes de gendarmes tentent de rétablir l'ordre et rétablir la circulation sur les grands axes. Certains points de blocage sont aussitôt remontés après avoir été levés, a pu constater sur notre place notre envoyé spécial, Michel Scott.

Nouvelle-Calédonie : encore ces blocages ce lundi matinSource : TF1 Info

INCENDIE ET PILLAGES LA NUIT DERNIÈRE

La nuit précédente a été globalement "plus calme que les précédentes", selon le Haut commissariat de la République en Nouvelle-Calédonie, même si elle "a été marquée par un incendie notable et des actions de pillage". Au total, 240 émeutiers ont été interpellés et 20 commerces ont pu être réouverts, précise par ailleurs le communiqué publié ce lundi matin. 

INQUIÉTUDE DE L'AUSTRALIE ET DE LA NOUVELLE-ZÉLANDE

"L'Australie et la Nouvelle-Zélande sont à la fois très proches géographiquement, et en même temps aussi très proches de la France sur la distance nécessaire que doivent avoir ces pays-là par rapport à une hégémonie régionale qui est incarnée notamment par la Chine", analyse ce matin François Clémenceau, éditiorialiste international sur LCI. 

Nouvelle-Calédonie : les corps des gendarmes tués ont été rapatriésSource : TF1 Info

LE POINT SUR LA SITUATION CE LUNDI

La Nouvelle-Calédonie était toujours en proie aux blocages des routes ce lundi, malgré les moyens engagés par l'État pour rétablir la circulation, avant un nouveau Conseil de défense convoqué à 18h30 à Paris par le président Emmanuel Macron.


Aucune issue à la crise sécuritaire et politique ne se dessinait dans l'archipel lundi, jour férié, après une semaine d'émeutes en réaction à une réforme du corps électoral décriée par les indépendantistes.


Le chef de l'État avait présidé un premier Conseil de défense mercredi consacré à ce territoire du Pacifique sud, conclu par l'instauration de l'état d'urgence. Un deuxième jeudi avait préparé l'envoi massif de renforts de police et de gendarmerie.


Malgré leur arrivée, les voies de communication restent bloquées là où les émeutiers ont installé leurs barrages, notamment dans l'agglomération de Nouméa et sur la route d'une cinquantaine de kilomètres qui mène à l'aéroport international.


Permettre la circulation sur la voie express puis la route qui mène vers cet aéroport est le premier objectif des autorités françaises. Il presse d'autant plus que l'Australie et la Nouvelle-Zélande ont demandé durant le week-end à pouvoir poser des avions afin de rapatrier leurs concitoyens.

DES CONSÉQUENCES ÉCONOMIQUES "CATASTROPHIQUES"

La Chambre de commerce et d'industrie de Nouvelle-Calédonie a appelé lundi à "préserver le peu qu'il reste" de l'économie de cet archipel, où une semaine d'émeutes a provoqué des dégâts parfois irrémédiables pour les entreprises. "Les conséquences économiques et sociales de ces émeutes sont déjà catastrophiques, il faut absolument préserver le peu qu'il reste de notre économie", a indiqué dans un communiqué la CCI.


Celle-ci avait estimé jeudi les dégâts à 200 millions d'euros déjà. Elle n'a pas fourni de nouvelle estimation quatre jours plus tard, mais les dommages n'ont fait que s'aggraver.

LES CORPS DES DEUX GENDARMES ONT ÉTÉ RAPATRIÉS

Les corps des deux gendarmes, tués en marge des violences qui secouent la Nouvelle-Calédonie depuis plusieurs jours, ont été rapatriés tôt ce lundi matin, en présence de Gérald Darmanin depuis la base militaire d'Istres, dans les Bouches-du-Rhône.

Nouvelle-Calédonie : retour des corps des gendarmes tuésSource : TF1 Info

BONJOUR

Bienvenue dans ce direct consacré à la crise sécuritaire et politique qui mine la Nouvelle-Calédonie, après une semaine d'émeutes en réaction à une réforme du corps électoral décriée par les indépendantistes. Suivez avec nous les dernières informations au fil de la journée.

Emmanuel Macron a convoqué un nouveau conseil de défense et de sécurité nationale lundi à 18h30 "sur le suivi de la situation en Nouvelle-Calédonie" où des émeutes ont fait six morts en six jours, a annoncé l'Élysée dimanche soir. Le chef de l'État avait déjà présidé un conseil de défense mercredi consacré au territoire ultramarin, pour décider d'y instaurer l'état d'urgence, puis un deuxième jeudi à l'issue duquel son Premier ministre Gabriel Attal avait annoncé l'envoi de renforts de police et de gendarmerie.

Vendredi, le chef du gouvernement avait reçu à Matignon des responsables parlementaires de tous bords pour un "échange" sur la crise, où la question d'une éventuelle prolongation de l'état d'urgence a notamment été évoquée.

L'Assemblée et le Sénat doivent en effet donner leur accord pour proroger cette mesure au-delà de douze jours, soit le 27 mai au soir. Un projet de loi était bien "en préparation" en fin de semaine, mais selon le député Sacha Houlié (Renaissance) le gouvernement espérait encore écarter cette option à l'issue du week-end de Pentecôte, soit lundi, si la situation "s'était améliorée" dans l'archipel calédonien.

Sur place, les forces de l'ordre ont conduit une opération d'envergure pour reprendre le contrôle de la route reliant Nouméa à son aéroport, preuve de la volonté de rétablir l'ordre "quoi qu'il en coûte" comme l'a martelé le haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie, Louis Le Franc.

D'autres arbitrages sont attendus sur le maintien ou le report du Congrès devant entériner d'ici fin juin la réforme contestée du corps électoral calédonien, à l'origine de la flambée de violence, ainsi que sur la création d'une "mission de dialogue" afin de parvenir à un "accord global" entre indépendantistes et loyalistes.


La rédaction de TF1info

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