Après une semaine d'émeutes meurtrières en Nouvelle-Calédonie, Emmanuel Macron doit arriver dans les prochaines heures dans l'archipel.
"Si la situation s'améliore, elle reste tendue et fragile", prévient son Premier ministre Gabriel Attal ce mercredi.
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EMMANUEL MACRON DANS L'ARCHIPEL

Le président Emmanuel Macron est arrivé tôt jeudi matin en Nouvelle-Calédonie pour une visite éclair visant à rétablir le dialogue et accélérer le retour à l'ordre sur l'archipel français du Pacifique sud après une semaine de violences, a constaté un journaliste de l'AFP.

VISITE DE MACRON : LES NÉO-CALÉDONIENS MÉFIANTS

Emmanuel Macron est attendu ce mercredi soir en Nouvelle-Calédonie où des violences ont éclaté depuis plus d'une semaine. Mais que pensent les habitants de cette venue surprise ? 

POUR RÉTABLIR L'ORDRE, PEUT-ON INVOQUER L'ARTICLE 36 DE LA CONSTITUTION ?

Au cours de "La Grande Confrontation" sur LCI mardi soir, Marion Maréchal a suggéré d'utiliser l'article 36 de la Constitution pour rétablir l'ordre en Nouvelle-Calédonie. Avec Les Surligneurs, TF1Info se penche sur la possibilité d'une telle proposition.

L'ARRIVÉE DE MACRON PRÉVUE A 23H30 (HEURE FRANÇAISE)

Emmanuel Macron doit atterrir en Nouvelle-Calédonie ce mercredi à 23h30 (heure française). Le chef de l'État se rendra ensuite directement au Haut-Commissariat. Il devrait rencontrer l'ensemble des élus et les acteurs économiques vers 1h du matin (heure française). 

VISITE DE MACRON : LES INDÉPENDANTISTES ANNONCENT UNE "MOBILISATION RENFORCÉE"

Au terme d'un périple de plus de 17.000 km, le chef de l'État doit atterrir ce jeudi matin (heure locale) dans le territoire français du Pacifique Sud, notamment pour y installer une mission de dialogue composée de trois hauts fonctionnaires. Lors de sa visite, Emmanuel Macron doit s'entretenir avec les élus et acteurs économiques de l'archipel, que les violences et destructions ont plongé dans une situation catastrophique. 


Sur le terrain, les indépendantistes qui tiennent certaines routes ont cependant annoncé "une mobilisation renforcée". "Nous restons mobilisés (...) tant que l'État s'entête dans le dégel du corps  électoral provincial", a prévenu dans un communiqué le relais CCAT (Cellule de coordination des actions de terrain, collectif indépendantiste qui organise la contestation depuis six mois) de Koné Pouembout.  


Il compte notamment bloquer l'embranchement des deux grands axes routiers donnant accès au nord de l'île jeudi de 06H00 à 18H00. Seuls les véhicules sanitaires, pompiers et ravitaillement de produits essentiels pourront circuler, a-t-il prévenu. 

APPROVISIONNEMENT ALIMENTAIRE : LA SITUATION "RESTE TRÈS COMPLIQUÉE" À NOUMEA

Les violences et l’installation de barricades imposent des défis logistiques à l’approvisionnement de denrées alimentaires en Nouvelle-Calédonie. Il s’agit "principalement de problèmes liés à la sécurisation des accès et des transports aussi bien du personnel que des denrées", a expliqué, lors d’une conférence de presse, Jérémie Katidjo Monnier, chargé au gouvernement du développement durable, de l’environnement et de la transition écologique.


Au nord de Nouméa, "la situation s’améliore légèrement sur [la commune du] Mont-Dore, les populations ont un accès, même dégradé, à des sources de nourriture, c’est encourageant. Sur Païta, aussi, les commerces en très grandes difficultés de stock ont pu s’approvisionner", a rapporté M. Katidjo Monnier.


Toutefois, au plus près de Nouméa, dans certains secteurs, « la situation reste très compliquée ». M. Katidjo Monnier estime que "des accès doivent être libérés et sécurisés pour permettre la continuité de l’accès à la nourriture".

LES SITES MINIERS EXPLOITÉS PAR ERAMET A L'ARRÊT

L'ensemble des sites miniers exploités en Nouvelle-Calédonie par Eramet, l'un des trois grands opérateurs du nickel dans l'île, sont "à l'arrêt depuis plus d'une semaine", a appris l'AFP auprès du groupe français, dont la filiale Société Le Nickel (SLN) est le premier employeur privé dans l'île.


"L'ensemble des sites miniers exploités par SLN sur le territoire sont à l'arrêt depuis plus d'une semaine, les conditions de sécurité sont trop dégradées pour poursuivre une activité normale", a indiqué à l'AFP une porte-parole d'Eramet à Paris.


L'exploitant déplore une attaque, mais "une seule" qui remonte à mercredi dernier dans la soirée et qui a visé l'usine de Kouaoua, sur la côte est.

CYBERATTAQUE

La cyberattaque ayant frappé mardi la Nouvelle-Calédonie n'aura "pas de conséquences dans la durée", a indiqué mercredi à l'AFP l'Agence française de sécurité informatique (Anssi), qui invite à "l'extrême prudence" sur l'origine de cette attaque survenue après l'annonce par le président Emmanuel Macron de sa venue sur l'archipel.


Cette attaque, "par déni de service", a duré "quelques heures" contre l'opérateur télécoms de l'archipel, a précisé l'Anssi. "Il n'y a pas d'intrusion dans les systèmes d'information de l'opérateur concerné, ni de ses différents clients".

306 ÉMEUTIERS INTERPELLÉS

306 émeutiers ont été interpellés depuis le début des émeutes, a indiqué Gabriel Attal au Sénat. "90 barrages ont été dégagés", a-t-il ajouté.  Du côté des forces de l'ordre, 2.700 personnes sont sur place. Les forces de sécurité intérieure compteront "plus de 3 000" personnes dans "les toutes prochaines heures", a-t-il encore précisé.

DES DÉGRADATIONS AVANT L'ARRIVÉE DE MACRON

Emmanuel Macron arrivera ce mercredi soir en Nouvelle-Calédonie. Le président se déplace pour renouer le dialogue et apaiser les tensions après neuf jours et nuits de violences. Mais sur place, la situation est contrastée avec à la fois des dégradations et des rassemblements pacifiques.

LE HAUT-COMMISSAIRE FAIT UN POINT SUR LES BLESSÉS

Le haut-commissaire, Louis Le Franc, a annoncé dans un point de situation que trois policiers de la BAC avaient été grièvement blessés durant les émeutes et évacués vers la métropole "à la suite d'une opération de cambriolage dans une armurerie".

UNE SITUATION "TENDUE ET FRAGILE", SELON ATTAL

La situation "s'améliore" mais reste "tendue et fragile", a déclaré le Premier ministre Gabriel Attal au Sénat. "Il faut continuer à agir pour lever les barrages et reprendre le contrôle de l'ensemble des quartiers de Nouméa" et des villes environnantes, a-t-il ajouté.

ENQUÊTE OUVERTE

Le parquet de Paris a indiqué à l'AFP que la section de lutte contre la cybercriminalité s'était saisie de l'enquête à la suite de la cyberattaque survenue en Nouvelle-Calédonie. Cette procédure fait suite au "dessaisissement du parquet de Nouméa" et est ouverte "au titre de la compétence concurrente nationale".


"La situation est en cours d'analyse", a souligné le parquet, précisant que l'attaque avait été réalisée "au préjudice de plusieurs institutions en Nouvelle-Calédonie".

REPORTAGE

Plus de 100.000 armes à feu, dont la moitié détenues illégalement, seraient en circulation en Nouvelle-Calédonie, en proie depuis plus d'une semaine à des violences meurtrières. Dans le fief indépendantiste de Rivière-Salée, où s'est rendu le grand reporter de TF1 Michel Scott, les militants affirment qu'ils ne font que se défendre. Regardez ce reportage du 20H.

"ESPRIT D'ÉCOUTE"

La Fédération protestante de France (FPF) a appelé mercredi l’État français "à renouer avec un esprit d’écoute et un positionnement plus neutre" dans la crise calédonienne. Cela permettrait de "favoriser la reprise d'un dialogue respectueux et le dépassement des blessures des uns et des autres", ajoute l'instance, dans un communiqué. 


Par ailleurs, la FPF rappelle le "rôle déterminant des Églises, et notamment de la Fédération protestante de France", dans la mission de dialogue lancée en 1988 par le Premier ministre Michel Rocard pour trouver une solution aux violences qui avaient culminé dans l'assaut de la grotte d'Ouvéa en mai 1988. C'est d'autant plus important que la Fédération estime que le processus des accords de Matignon et de Nouméa (en 1998) "est aujourd'hui en panne". En effet, les récentes émeutes "attestent que la jeunesse kanak n’a pas trouvé la promesse sociale de la République, ni celles des autorités locales", pointe-t-elle. 

LE POINT SUR LA CYBERATTAQUE

La Nouvelle-Calédonie a subi mardi une "cyberattaque d'une force inédite". La manœuvre malveillante, qui faisait suite à l'annonce par Emmanuel Macron de sa future venue sur ce territoire, a depuis été stoppée.

"Nous ne pouvons pas continuer comme ça" : la maire de Nouméa témoigneSource : TF1 Info

MACRON EN DÉPLACEMENT

Emmanuel Macron s'est envolé ce mardi soir pour la Nouvelle-Calédonie, où des violences ont éclaté depuis plus d'une semaine. Une initiative saluée sur LCI par les candidats aux élections européennes... qui déplorent, pour la plupart, la gestion des tensions et de la réforme constitutionnelle.

LE POINT SUR LA NUIT

La nuit a été plus calme que la précédente en Nouvelle-Calédonie, indique mercredi le haut commissariat de la République. "Deux incendies dans l'agglomération de Nouméa" ont tout de même eu lieu. 


"Les opérations d’accompagnement des touristes français et étrangers encore présents sur l’archipel ont débuté. Une centaine de touristes ont déjà regagné leurs territoires grâce à des vols affrétés par leurs autorités. Ces opérations se prolongeront jusqu’à la réouverture de l’aéroport international de La Tontouta", annoncent les autorités. "Les opérations de déblaiement des axes routiers se poursuivent, avec le concours des policiers et des gendarmes qui en assurent la sécurisation. Plus de 90 barrages ont déjà été neutralisés et sont progressivement nettoyés, grâce au soutien d’entreprises privées", ajoutent-elles. En parallèle, plus de 280 émeutiers ont été interpellés. 


À noter que le bilan humain n'a pas évolué. 

CYBERATTAQUE

La Nouvelle-Calédonie a subi mardi une "cyberattaque d'une force inédite" qui a depuis été "stoppée", a annoncé mercredi le gouvernement calédonien. "Nous avons subi la nuit dernière une cyberattaque d'une force inédite en Nouvelle-Calédonie puisqu'un fournisseur d'accès (à internet) a subi une attaque de l'extérieur sur une adresse IP avec le but de saturer le réseau calédonien", a expliqué lors d'une conférence de presse Christopher Gygès, membre (Les Loyalistes) du gouvernement collégial local. Depuis, a-t-il indiqué, les "équipes de l'Etat et de l'OPT (office des postes et télécommunications) ont réussi à stopper cette attaque avant qu'il y ait des dégâts importants".

MACRON EN NOUVELLE-CALÉDONIE : EDOUARD PHILIPPE ESPÈRE DES "ANNONCES A LA HAUTEUR"

"J'espère que les annonces du président Macron", qui se rend en Nouvelle-Calédonie, "seront à la hauteur de la situation", a déclaré Edouard Philippe ce mardi soir lors d'une réunion publique à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques). "La situation est terriblement triste et dangereuse. La France, qui a une relation compliquée à son histoire coloniale, a une possibilité de trouver une solution originale, même si c'est plus difficile qu'il y a trois mois", a ajouté l'ancien Premier ministre. 

MACRON EN NOUVELLE-CALÉDONIE : LES RAISONS DE SA VISITE SURPRISE

Le chef de l’État, en route pour la Nouvelle-Calédonie, compte y rencontrer les principaux responsables politiques, loyalistes et indépendantistes.

ASSIGNATIONS A RÉSIDENCE : 29 PROCÉDURES

"Nous avons fait 29 procédures d'assignations à résidence, dont 17 ont été notifiées", a déclaré le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, lors de son audition devant la commission des lois de l'Assemblée nationale. Le ministre rappelle que la notification d'une assignation à résidence doit être remise en main propre, ce qui n'est "pas toujours facile".

INTERDICTION DE TIKTOK : LE GOUVERNEMENT A 24 H POUR MOTIVER SA DÉCISION

Le Conseil d'Etat a accordé ce mardi 24 heures supplémentaires au gouvernement pour motiver l'interdiction de TikTok en Nouvelle-Calédonie, et apporter des preuves du rôle supposément joué par le réseau social dans les violences qui touchent l'archipel depuis huit jours. L'instruction des recours en référé-liberté (procédure d'urgence) déposés vendredi par la Ligue des droits de l'Homme (LDH), l'association La Quadrature du Net et plusieurs habitants de Nouvelle-Calédonie a ainsi été prolongée jusqu'à mercredi midi.


Lors d'une audience houleuse mardi, la représentante du gouvernement a mis en avant "la forte adéquation" du profil et de l'âge des émeutiers avec ceux des utilisateurs de la plateforme, afin de justifier son blocage.  Ces derniers auraient utilisé l'application pour organiser leurs actions ainsi que pour "diffuser des vidéos violentes qui provoquent l'excitation de la population", a-t-elle poursuivi. 

276 INTERPELLATIONS

Depuis le début des émeutes, 84 policiers et gendarmes ont été blessés, a rapporté ce mardi Gérald Darmanin lors de la séance des questions au gouvernement des députés. Les forces de l’ordre ont procédé à 276 interpellations, dont 248 ont conduit à des gardes à vue, a précisé un peu plus tard le ministre de l’Intérieur lors d’une audition à l’Assemblée nationale.

"DIALOGUE ET RECONSTRUCTION ÉCONOMIQUE"

Quelle est cette "mission de dialogue et de reconstruction économique" qu'Emmanuel Macron part installer en Nouvelle-Calédonie ? Sur place, la situation n'est pas encore revenue à la normale, et la fermeture de l'aéroport aux vols commerciaux a été prolongée.

3 000 POLICIERS ET GENDARMES

"Quatre avions vont arriver dans les 48h, ce qui portera à 3.000" le nombre de policiers et gendarmes en Nouvelle-Calédonie, a annoncé Gérald Darmanin à l'Assemblée.

UNE MINUTE DE SILENCE A L'ASSEMBLÉE

Les députés ont observé une minute de silence en hommage aux victimes tuées en Nouvelle-Calédonie, au début des Questions d'actualité au gouvernement.

VIDEO - Nouvelle-Calédonie : minute de silence à l'AssembléeSource : TF1 Info

VERS UNE SORTIE DE CRISE ?

Le chef de l'État partira ce mardi soir pour installer lui-même une mission "de dialogue et de reconstruction économique" en Nouvelle-Calédonie. Après huit jours de violence, est-ce le signe d'une sortie de crise ?

DARMANIN AVEC MACRON EN NOUVELLE-CALÉDONIE

Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a annoncé, lors de la séance de Questions au gouvernement, qu’il accompagnera Emmanuel Macron en Nouvelle-Calédonie, avec également les ministres des Armées Sébastien Lecornu et des Outre-mer, Marie Guévenoux.

GABRIEL ATTAL REND HOMMAGE AUX GENDARMES MORTS

"La République ne les oubliera pas" : Gabriel Attal a rendu hommage devant les députés aux deux gendarmes morts lors des émeutes en Nouvelle-Calédonie. Le Premier ministre a par ailleurs affirmé que "la situation commence à s'améliorer" en Nouvelle-Calédonie. Évoquant le déplacement d'Emmanuel Macron sur l'archipel, il a indiqué qu'il devait "renouer le fil du dialogue".

"L'ASSEMBLÉE JOUERA PLEINEMENT SON RÔLE"

Après avoir souligné "l’exceptionnelle gravité" de la crise à laquelle fait face la Nouvelle-Calédonie, la présidente de l'Assemblée Yaël Braun-Pivet a déclaré que "l'Assemblée nationale jouera pleinement son rôle". 

MACRON ATTENDU POUR "RENOUER LES FILS DU DIALOGUE"

Le député calédonien non indépendantiste Philippe Dunoyer (Renaissance), qui plaide pour un report du Congrès, dit "espérer que cette initiative (d'Emmanuel Macron, ndlr) permette d'entreprendre de renouer les fils du dialogue" mais "on ne peut pas tout faire en un mois et le Congrès ne peut pas se tenir avant le 27 juin". "Ce n'est pas une manière de dire aux indépendantistes 'vous avez gagné', c'est au contraire une opportunité pour le dialogue qu'il faut saisir", a-t-il estimé auprès de l'AFP.

LE PREMIER AVION D'ÉVACUATION A ATTERRI EN AUSTRALIE

Le premier avion évacuant des touristes australiens, piégés dans les émeutes en Nouvelle-Calédonie pendant une semaine, a atterri mardi à Brisbane. L'appareil, un C130 Hercules de la Royal Australian Air Force, est le premier à avoir quitté le territoire français d'Outre-mer depuis le début des troubles le 13 mai, alors que le principal aéroport international à Nouméa est fermé aux vols commerciaux.


Deux avions militaires australiens et un néo-zélandais ont finalement pris les airs pour récupérer des passager de Nouméa à l'aéroport pour les vols intérieurs de Magenta, considéré comme plus accessible. Les autorités australiennes ont annoncé avoir enregistré 300 demandes d'évacuation de la part de leurs citoyens. Le nombre exact de passagers en partance mardi n'a pas été précisé dans l'immédiat. L'avion des forces de défense néo-zélandaises doit lui transporter "50 passagers avec des besoins pressants", selon le ministre des affaires étrangères, Winston Peters. "En coopération avec la France et l'Australie, nous travaillons sur de prochains vols dans les jours à venir", a-t-il affirmé.

LA LDH ÉPROUVE "BEAUCOUP DE TRISTESSE" FACE AUX ÉMEUTES

La nouvelle présidente de la Ligue des droits de l'homme (LDH), Nathalie Tehio, dit éprouver "beaucoup de tristesse" face aux émeutes qui secouent la Nouvelle-Calédonie, territoire où elle a grandi, et appelle à "passer par le dialogue". "On ne résout pas une crise politique par la force", a assuré mardi à l'AFP cette avocate, élue la veille présidente de la LDH, association fondée en 1898.


"Ce qui est très très triste aujourd'hui, c'est de voir que ce sont les extrémistes qui ont pignon sur rue et que le gouvernement attise, en plus de cela, les braises", a dénoncé Nathalie Tehio, dont la famille vit en Nouvelle-Calédonie, archipel où six personnes ont été tuées depuis le début des émeutes, inédites en quarante ans.  Le gouvernement à Paris est "seulement dans la répression" alors qu'il "faut résoudre ce problème politique", a-t-elle dénoncé.  "Il faut en passer par le dialogue", insiste celle dont le père a été le conseiller de Jean-Marie Tjibaou, indépendantiste signataire des accords de Matignon en 1988, tué par balle par un Kanak en 1989. 

Urgent

MACRON SE REND EN NOUVELLE-CALÉDONIE

Emmanuel Macron va se rendre "dès ce soir" en Nouvelle-Calédonie, secouée par une flambée de violences, pour y installer "une mission", a annoncé mardi la porte-parole du gouvernement, Prisca Thevenot. "Il a été annoncé par le président de la République, en Conseil des ministres qu'il se rendra sur place (en Nouvelle-Calédonie). Il partira sur place dès ce soir pour y installer une mission", a-t-elle expliqué.


Le président part "dans un esprit de responsabilité", a ajouté la porte-parole sans détailler la "mission" évoquée ni préciser combien de temps le chef de l'État resterait sur l'archipel. Elle a redit que "le retour à l'ordre était le préalable à tout dialogue", alors qu'une réforme électorale contestée par les indépendantistes doit être validée "avant la fin juin" selon Emmanuel Macron, par le Congrès réunissant sénateurs et députés. Mais "l'exécutif poursuit (...) la construction de la solution politique pour le territoire", a-t-elle aussi dit.

L'AEROPORT DE NOUMÉA FERMÉ AUX VOLS COMMERCIAUX JUSQU'À SAMEDI

L'aéroport international de Nouméa reste fermé aux vols commerciaux jusqu'à samedi 9h (minuit à Paris), a indiqué mardi à l'AFP Charles Roger, directeur de la Chambre de commerce et d'industrie (CCI) de Nouvelle-Calédonie, gestionnaire de la plateforme. En raison des blocages et violences qui secouent le territoire français du Pacifique sud depuis une semaine, l'aéroport de la Tontouta est fermé aux vols commerciaux depuis le 14 mai. De premiers vols d'évacuation doivent avoir lieu mardi pour exfiltrer des touristes coincés dans l'archipel océanien, touché par une révolte indépendantiste contre une réforme électorale votée à Paris.

DES MESURES D'ACCOMPAGNEMENT POUR LES TOURISTES FRANÇAIS

En raison de la suspension des liaisons aériennes, des mesures d'accompagnement sont mises en place pour les touristes français résidant hors de la Nouvelle Calédonie, dont le vol retour a été annulé depuis le 13 mai en raison des émeutes, et souhaitant rejoindre leur domicile prochainement.

LE BILAN JUDICIAIRE DES GRAVES TROUBLES À L'ORDRE PUBLIC

Dans un communiqué,  le procureur de la République de Nouméa, Yves Dupas, fait état de "216 mesures de garde à vue, dont 144 pour des atteintes aux biens, 25 pour violences à personne dépositaire de l'autorité publique et 46 pour des atteintes aux personnes", ayant donné lieu à 31 comparutions devant la justice, dont 11 incarcérations, depuis le début des violences qui touchent la Nouvelle-Calédonie.

400 ENTREPRISES ET COMMERCES TOUCHÉS DEPUIS LE DÉBUT DES ÉMEUTES

Environ 400 entreprises et commerces ont subi des dégradations dans Nouméa et les villes limitrophes depuis le début des émeutes en Nouvelle-Calédonie il y a une semaine, a annoncé mardi dans un communiqué le procureur de la République de Nouméa, Yves Dupas. 


"D'importantes dégradations, notamment par incendie, ont été constatées dans la ville de Nouméa et des communes limitrophes concernant d'une part des bâtiments ou équipements publics et d'autre part des structures économiques", a-t-il précisé. Concernant ces "structures économiques", il a précisé que "400 établissements environ de types commerces, hypermarchés, entreprises" ont été détruits ou endommagés, "générant un préjudice important".

"IL FAUT UN GESTE FORT DU PRÉSIDENT"

"Un peu de sagesse et de prise de hauteur ne ferait de mal à personne", juge mardi sur TF1 Gabriel Serville, président DVG de la Collectivité Territoriale de Guyane, qui demande le "retrait" de la réforme du corps électoral. "Nous considérons que la situation est devenue tellement grave et compliquée (...) qu'il faut aujourd'hui un geste fort du président de la République."

L'EXÉCUTIF EST-IL À LA HAUTEUR ?

"Il n'y a pas de maintien de l'ordre, sans dialogue", note mardi sur LCI Thierry Lataste, ex-Haut commissaire en Nouvelle-Calédonie. "Sur le plan politique, annoncer que la convocation du Congrès (...) serait le signe pour les indépendantistes qu'ils ne sont absolument pas entendus. Ça ne pourrait que raviver la situation déjà très difficile auquel il faut faire face."

Nouvelle-Calédonie : le gouverment est-il à la hauteur ?Source : TF1 Info

"LE RETOUR AU CALME SE POURSUIT"

"Le retour au calme se poursuit sur l'ensemble du territoire", a écrit dans un communiqué publié mardi matin le représentant de l'État en Nouvelle-Calédonie, le Haut-commissaire Louis Le Franc. Il a toutefois annoncé l'envoi d'effectifs supplémentaires "dans les heures à venir" pour juguler les violences qui secouent l'archipel depuis lundi, en réaction à une réforme constitutionnelle décriée par les indépendantistes.


Nouméa et son agglomération restent le théâtre d'affrontements et les barrages se sont même étoffés par endroits au cours de la nuit dernière, a constaté un journaliste de l'AFP.

DES MILITAIRES DÉPLOYÉS PAR L'EXÉCUTIF

Emmanuel Macron a présidé lundi un troisième Conseil de défense autour des violences en Nouvelle-Calédonie. Tout en saluant de "nets progrès", il a annoncé que des militaires allaient être déployés pour "protéger les bâtiments publics".

L'AUSTRALIE ET LA NOUVELLE-ZÉLANDE ÉVACUENT LEURS RESSORTISSANTS

L'Australie a annoncé mardi avoir reçu l'autorisation de faire décoller "aujourd'hui" deux vols d'évacuation pour ses quelque 300 ressortissants bloqués en Nouvelle-Calédonie.


"Nous avons reçu l'autorisation de faire décoller aujourd'hui deux vols affrétés par le gouvernement australien pour permettre aux touristes australiens et autres de quitter la Nouvelle-Calédonie", a annoncé dans un communiqué la ministre australienne des Affaires étrangères, Penny Wong.


Le ministre néo-zélandais des Affaires étrangères a indiqué dans la matinée de mardi que son gouvernement avait aussi, de son côté, affrété un vol d'évacuation. L'aéroport de Nouméa reste en revanche fermé aux vols commerciaux jusqu'à jeudi.

BIENVENUE

Bonjour et bienvenue dans ce direct consacré à l'actualité en Nouvelle-Calédonie, après une semaine de violences et de blocages en réaction à une réforme constitutionnelle décriée par les indépendantistes. Suivez à nos côtés, tout au long de la journée, les dernières informations autour de cette crise.

Emmanuel Macron a constaté ce lundi "de nets progrès dans le rétablissement de l'ordre" en Nouvelle-Calédonie, lors d'un Conseil de défense où il a été décidé de mobiliser "pour un temps" des personnels militaires pour "protéger les bâtiments publics" et soulager ainsi les forces de sécurité intérieure, a indiqué l'Élysée. Le président de la République "a demandé au gouvernement de continuer à faire preuve de concentration, de vigilance et d'engagement" sur le dossier, a ajouté la présidence alors que le territoire est toujours en proie aux blocages. 

Le Conseil de défense a également acté que "toutes les dispositions sont prises pour permettre aux touristes encore présents sur l'archipel de pouvoir rentrer chez eux", alors que la fermeture de l'aéroport a été prolongée jusqu'à jeudi et que l'Australie et la Nouvelle-Zélande multiplient les demandes pour pouvoir évacuer leurs ressortissants.

À l'issue de ce troisième Conseil de défense organisé en moins d'une semaine pour suivre la situation dans l'archipel, l'Élysée n'a en revanche pas évoqué la question de la prolongation possible de l'état d'urgence, en place depuis mercredi 15 mai. En effet, cette situation exceptionnelle ne peut être prolongée au-delà de douze jours sans soumettre un texte au Parlement, ce qui nécessiterait une saisine de l'Assemblée nationale et du Sénat avant le 27 mai. 

Un projet de loi était bien "en préparation" en fin de semaine dernière, mais selon le député Sacha Houlié (Renaissance) le gouvernement espérait alors écarter cette option en cas d'amélioration de la situation.

Après une semaine d'émeutes en réaction à une réforme du corps électoral décriée localement par les indépendantistes, avec six morts à déplorer dont deux gendarmes, le Premier ministre Gabriel Attal avait averti lundi qu'il restait "encore du chemin avant le retour à la normale" sur l'île.


La rédaction de TF1info

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