Samedi, alors qu'il se rendait à la synagogue, un étudiant marseillais de 21 ans a été victime d'insultes antisémites et de menaces.
Ses agresseurs lui auraient dérobé sa montre et son bracelet.
Une enquête pour "violences aggravées avec arme sur une victime à raison de l'appartenance à une religion" a été ouverte.

Le parquet de Marseille a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête après l'agression samedi d'un étudiant juif de 21 ans. La procureure de la République de Marseille, Dominique Laurens, a indiqué que les investigations sont menées pour "violences aggravées avec arme sur une victime à raison de l'appartenance à une religion et extorsion de fonds et valeurs aggravée à raison de l'appartenance à une religion"

Le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) Marseille Provence, qui a condamné "avec force" cette agression, a indiqué sur X (anciennement Twitter) que les faits se sont déroulés alors que la victime, portant une kippa, se dirigeait samedi vers la synagogue pour shabbat dans le 13ᵉ arrondissement marseillais. 

Cet acte ignoble ne doit pas rester impuni
Martine Vassal, présidente LR de la métropole Aix-Marseille-Provence

Des agresseurs auraient alors fait mine de foncer sur lui avec leur véhicule, avant de proférer des insultes à caractère antisémite et des menaces l'intimant de se mettre à genoux. Une fois à terre, ils lui auraient dérobé sa montre et son bracelet. Toujours selon le Crif Marseille Provence, les agresseurs auraient notamment déclaré : "Je vais te massacrer, mets-toi à genoux sale Juif. Sale race, je vais te tuer". 

"Cet acte ignoble ne doit pas rester impuni. Nous devons intensifier le combat contre l'antisémitisme qui déferle dans notre pays depuis le début de ce siècle", a déclaré sur X Martine Vassal, la présidente Les Républicains de la métropole Aix-Marseille-Provence. 

Le maire de Marseille, Benoît Payan, à la tête du Printemps marseillais (union de gauche) a condamné cet acte "avec fermeté", estimant que "l'antisémitisme, les violences haineuses, le rejet et les discriminations sont contraires aux valeurs de notre ville".


J Fr avec l'AFP

Tout
TF1 Info