Essonne : douze jeunes jugés pour le viol collectif d’une adolescente

Publié le 21 novembre 2022 à 12h35

Source : Sujet TF1 Info

Une jeune fille âgée 17 ans a été violée par plusieurs garçons le 28 mai 2013 dans les toilettes d'un parc de Sainte-Geneviève-des-Bois (Essonne).
Le procès de 12 jeunes, mineurs au moment des faits, débute ce lundi devant la cour d'assises des mineurs de l'Essonne.
Dix autres, qui avaient moins de 16 ans, seront jugés en 2023 par le tribunal pour enfants.

C'est un véritable enfer qu'a vécu Inès* il y a un peu plus de neuf ans aujourd'hui. Le 29 mai 2013, cette jeune fille alors âgée de 17 ans a poussé la porte de la Protection maternelle et infantile de Morsang-sur-Orge (Essonne) pour se confier. Aux personnes qui l'ont accueillie, Inès a raconté, effondrée, avoir été violé la veille par vingt jeunes hommes, dans les toilettes publiques du parc Pierre, à Sainte-Geneviève-des-Bois (Essonne).

Le procès de 12 des auteurs présumés de ce crime débute ce lundi devant la cour d'assises des mineurs l'Essonne. Ils comparaissent pour  "viol en réunion" et "complicité de viol en réunion". Tous étaient mineurs au moment des faits.  Dix autres, qui avaient moins de 16 ans en 2013, seront jugés en 2023 par le tribunal pour enfants pour "viol", "complicité de viol" et "abstention d’empêcher un crime". Ces dix là seront entendus comme témoins au cours de ce premier procès.

"File d'attente"

Le 28 mai 2013, Inès a rendez-vous avec un garçon avec qui elle échange sur les réseaux sociaux. Les deux adolescents se retrouvent dans le parc Pierre, puis, pour avoir plus d'intimité, s'isolent dans les toilettes publiques. 

Très rapidement, une bande du quartier Saint-Hubert débarque, frappe à la porte et contraint le couple à ouvrir la porte. 

Inès déclare avoir ensuite été violée par tous les garçons de la bande. Le jeune fille tente en vain de se sauver. Mais tous les garçons l'auraient, selon elle, agressée sexuellement, y compris le premier, avec qui elle s'était isolée au départ. "Selon un accusé, les jeunes se masturbent devant les toilettes et se chamaillent pour savoir qui sera le prochain à entrer. D’autres appellent leurs amis à les rejoindre par SMS", rapportent également nos confrères du Parisien, précisant que certains distribuaient même des préservatifs dans la "file d'attente".

Ce sont d'ailleurs ces contraceptifs masculins, retrouvés près des toilettes, qui ont permis aux enquêteurs de remonter jusqu'à plusieurs suspects grâce à des analyses ADN. D'autres seront identifiés sur planche photo. "Les investigations s’orientent vers une bande locale surnommée la MAG (Mafia African Ghetto)", explique Le Parisien, bande "très impliquée dans les rixes" de quartier.

Certains accusés bien connus de la justice

Parmi les accusés, deux comparaissent détenus. Le premier a écopé, en 2020, de 12 ans de réclusion criminelle pour le meurtre d’Andy, 26 ans, dans les Hauts-de-Seine et le second de 7 ans de réclusion pour un braquage avec des violences aggravées, précise le journal. "Quatre autres ont été mis en examen pour tentative de meurtre en bande organisée après avoir frappé à coups de marteau un jeune de Saint-Michel-sur-Orge lors d’une rixe entre bandes."

La grande majorité des accusés contestent les faits qui leur sont reprochés. Pour eux, Inès était consentante. "D’autres décrivent au contraire une victime 'terrorisée' et 'en larmes'", rapporte le quotidien.  Le garçon avec qui elle avait rendez-vous lui initialement lui a-t-il tendu un guet-apens en attirant ses camarades ? Le procès doit durer jusqu'au 2 décembre. 

*Le prénom a été modifié.


La rédaction de TF1info

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