AGRESSION - Des affrontements ont eu lieux ce lundi à Etampes, en Essonne, entre jeunes en colère et policiers lorsque ces derniers protégeaient l'installation d'une caméra de vidéosurveillance.

Des policiers ont été pris pour cible, ce lundi en fin de journée, par des jets de pierre et de bouteilles en verre alors qu’ils surveillaient un mât sur lequel devait être fixé une caméra de vidéosurveillance. Dans l’après-midi, aux abords du quartier de la Croix-de-Vernailles, à Etampes (Essonne), des techniciens de la société Spie commencent à installer de matériel de surveillance. Rapidement, un attroupement de jeunes en colère oblige les ouvriers à appeler la police. L’ambiance est tendue, rapporte Le Parisien, et la mairie ordonne l’abandon de l’installation. La caméra est donc retirée et les techniciens quittent les lieux. 

Nous irons au bout de cette installation
Franck Marlin

Mais en fin de journée, des jeunes au visage camouflé par des écharpes et des capuches se sont attaqués au mât et mettent le feu à au boitier électrique. La police est de nouveau appelée au secours. Visée par des tirs de projectiles, elle parvient à disperser les jeunes en lançant des grenades lacrymogènes. Aucun d’entre eux n’est interpellé. Un jeune, cité par le quotidien, explique que l’endroit permet aux dealeurs d’écouler leurs stocks loin des regards. L’installation d’une caméra de surveillance n’est donc pas la bienvenue. 

Mais pour le maire d’Etampes, ces affrontements sont la preuve qu’il faut persister. "Cet événement est la preuve que cette caméra est bien utile. Nous irons au bout de cette installation", a déclaré Franck Marlin. Le syndicat de police Alliance s’est cependant insurgé, faisant le lien entre ces affrontements et l’incendie de la voiture de police, à Viry-Châtillon le 8 octobre. Il a dénoncé "ce sentiment de défiance et d’impunité totale, animant les individus que nos collègues rencontrent dans l’exercice de leur profession au quotidien".


Barbara Azaïs

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