Étrangers délinquants : Gérald Darmanin assume une "forme de double peine"

LC. avec l'AFP
Publié le 26 juillet 2022 à 21h40
JT Perso

Source : TF1 Info

Le ministre de l’Intérieur a affirmé, ce mardi 26 juillet, assumer une "forme de double peine" pour les étrangers délinquants.
Une fois leur condamnation effectuée, ils seront expulsés, explique Gérald Darmanin.

C'est une priorité de Gérald Darmanin. Le ministre de l'Intérieur a affirmé, ce mardi 26 juillet, "assumer une forme de double peine" pour les étrangers délinquants qui, en conséquence, une fois leur condamnation effectuée, seront expulsés. Invité sur BFMTV, ce mardi 26 juillet, le pensionnaire de la Place Beauvau a fait valoir que le gouvernement avait "décidé de se concentrer sur les étrangers qui commettent des actes délictuels".

"Quand on est étranger et qu'on arrive sur le sol national, on respecte les lois de la République ou alors, on s'en va", a-t-il lancé. Et d'ajouter : "C'est une politique de bon sens. Nous, on juge les étrangers pour ce qu'ils font, pas pour ce qu'ils sont."

"L'alignement sur les positions de l'extrême droite"

Plus tôt dans la journée, Gérald Darmanin avait annoncé la présentation "à la rentrée de septembre" d'une loi pour lever "les réserves" législatives empêchant l'expulsion du territoire d'étrangers délinquants. Citant plusieurs dispositions, il a pris notamment l'exemple d'un étranger arrivé en France avant l'âge de 13 ans et qui n'est pas expulsable, ou celui "d'avoir contracté un mariage".

Pour SOS Racisme, une telle loi confirme "l'alignement sur les positions de l'extrême droite" du ministre de l'Intérieur. Dans un communiqué publié ce mardi, l'association appelle à mettre "un terme à cette dérive digne de (Marine) Le Pen" et du Premier ministre hongrois ultraconservateur Viktor "Orban mais indigne de la République".

Alors qu'en 2020, moins de 10 % des ordonnances de quitter le territoire français (OQTF) ont été appliquées, Gérald Darmanin dit, en outre, espérer un allongement des OQTF à deux ans, contre un an actuellement, pour permettre les recours et appels. Lors du premier semestre 2022, "on a augmenté de 25 % les expulsions" avec 9685 sorties du territoire, autrement dit des éloignements forcés et aidés, ajoute le ministre.

"Depuis octobre 2020", la France a, par ailleurs, éloigné "2751 auteurs de troubles à l'ordre public, dont 25 % d'auteurs de trafics de stupéfiants et 35 % d'atteinte aux personnes  - violences intrafamiliales, infractions sexuelles - et 770 étrangers connus pour des faits de radicalisation (...) Notre main ne tremble pas", poursuit-il.

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Ces annonces surviennent alors que Gérald Darmanin s'est retrouvé au centre d'une polémique ce week-end à propos de l'agression de policiers à Lyon. "Je ne regrette rien", martèle-t-il sur BFMTV. "Quelqu'un de nombreuses fois condamné et par ailleurs en situation irrégulière, je n'allais pas le relâcher. Ben, non !". 


LC. avec l'AFP

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