Des gendarmes étaient intervenus à La Chapelle (Allier) le 15 mars dernier pour interpeller un homme.
Sept d'entre eux avaient été blessés dans l'explosion de la maison de l'individu.
L'un des gendarmes est décédé des suites de ses blessures, a annoncé le ministre de l'Intérieur samedi.

Plus d'un mois après l'explosion d'une maison à la Chapelle, dans l'Allier, l'un des gendarmes qui avaient été gravement blessés est mort, a annoncé ce samedi Gérald Darmanin sur Twitter. 

"Profonde tristesse à l'annonce du décès, ce jour, du gendarme dont le pronostic vital était engagé à la suite d'une dramatique intervention dans l'Allier le 15 mars dernier" a écrit le ministre de l'Intérieur.

Sept blessés

Au total, sept gendarmes avaient été blessés, dont trois grièvement, alors qu'ils étaient venus interpeller un homme qui avait proféré des menaces de mort sur un agent de Service pénitentiaire d'insertion et de probation. En voyant arriver les militaires, l'homme condamné à de multiples reprises, qui se trouvait à l'extérieur de son domicile, était précipitamment entré à l'intérieur. 

Trois gendarmes s'étaient alors engouffrés dans le logement pour l'interpeller, juste avant qu'une explosion se produise, mettant le feu à la maison. Les gendarmes étaient parvenus à s'en extraire. L'homme qu'ils étaient venus interpeller avait de son côté été retrouvé sans vie à l'intérieur du logement. Les premières investigations avaient confirmé "la thèse d'un geste suicidaire avec volonté de tuer des gendarmes en simultané", selon le procureur.

Loïc Jeansanetas avait été "brûlé à 90%, ses camarades à 40% pour l’un et à 20% pour l’autre", a précisé Gérald Darmanin dans un communiqué. "Transféré, en urgence, au service des grands brûlés du centre hospitalier Edouard Herriot à Lyon, Loïc Jeansanetas avait été admis avec un pronostic vital engagé", a-t-il rappelé. Âgé de 27 ans, il allait être père de son premier enfant.


Emilie ROUSSEY

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