Depuis la rentrée scolaire le 4 septembre, plus de 25 établissements scolaires du Val-de-Marne ont été visés par plus d’une quinzaine de fausses alertes à la bombe.
Ce lundi, le parquet de Créteil annonce que sept mineurs ont été interpellés pour ces faits.

C'est l'un des fléaux de cette rentrée. Selon les chiffres donnés ce lundi matin par le ministre de l'Éducation nationale Gabriel en déplacement au collège Charlemagne à Paris, trois jours après le meurtre de Dominique Bernard, 168 fausses alertes à la bombe ou attentat ont été enregistrées depuis le 4 septembre dernier en France. 

Ce jour, le parquet de Créteil révèle que sept mineurs soupçonnés d'être liés à ces menaces dans le Val-de-Marne ont été interpellés après "plus de 25 établissements scolaires du département ont été visés par plus d’une quinzaine de fausses alertes à la bombe."

Âgés de 13 à 16 ans

Ainsi, quatre mineurs âgés de 13 ans et 14 ans ont été placés ce lundi en garde à vue au commissariat de police Champigny-sur-Marne pour de fausses alertes à la bombe ayant visé le collège Henri Rol-Tanguy de Champigny-sur-Marne le 12 octobre dernier. 

Le 9 octobre, deux mineurs, âgés de 15 et 16 ans, ont été déférés au parquet de Créteil pour d’autres fausses alertes à la bombe en date du 5 octobre. Ils comparaitront devant le juge des enfants le 15 novembre prochain, conformément aux dispositions du code de la justice des mineurs.

Le 11 octobre 2023, un mineur âgé de 15 ans, soupçonné d’être l’auteur d’une fausse alerte à la bombe visant le lycée Paul Bert de Maisons-Alfort le 10 octobre, a été interpellé dans son foyer de Rouen. Cet ancien élève du lycée a reconnu les faits qui lui sont reprochés pendant sa garde à vue. Déjà connu de la justice, il est placé sous contrôle judiciaire depuis septembre 2022 dans un dossier distinct. "Compte-tenu du grave trouble à l’ordre public et de ses antécédents judiciaires, il a été présenté vendredi 13 octobre au parquet de Créteil en vue d’une audience de culpabilité devant le juge des enfants qui se tiendra le 29 novembre 2023", précise le parquet de Créteil.  L'adolescent, poursuivi pour "divulgation d’information fausse afin de faire croire à une destruction dangereuse " et "menace de mort ou d’atteinte aux biens dangereuse pour les personnes", encourt une peine pouvant aller jusqu’à 2 ans et demi d’emprisonnement et 37.500 € d’amende.  Dans l’attente de l’audience, le mineur a été placé et fait l’objet d’une mesure judiciaire éducative confiée à la protection judiciaire de la jeunesse.

Les investigations se poursuivent

"Les évacuations préventives des élèves et personnels sont venues perturber gravement le fonctionnement des collèges ou lycées concernés. Surtout, des moyens policiers exceptionnels ont dû été mobilisés, au détriment d’autres enquêtes judiciaires ou d’opérations de voie publique : fouilles des locaux par des équipes cynophiles pour lever les doutes, investigations techniques et téléphoniques, recoupements d’informations", rappelle le parquet. 

Les investigations, confiées en partie au service départemental de la police judiciaire du Val-de-Marne, se poursuivent afin d’identifier et d’interpeller les autres fauteurs de troubles.


Aurélie SARROT

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